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Al-Merreikh- Diego Garzitto : «la phase de groupes de la C1 est une priorité»

Trois ans après avoir quitté Al-Ittihad Tripoli (Libye), Diego Garzitto (71 ans) a retrouvé au mois d’août dernier un banc de touche qu’il connaît bien, celui d’Al-Merreikh (Soudan). L’entraîneur franco-italien, qui avait déjà dirigé Al-Zaeem entre 2014 et 2017, puis en 2017, a quitté pour la France pour tenter, notamment, de qualifier son équipe dimanche face aux ougandais d’Express FC (1-2 à l’aller), pour le 2e tour de la Ligue des Champions.  Et plus si affinités…

De notre correspondant en France

Diego Garzito-Al Merreikh
Diego Garzito, coach d'Al-Merreikh

« Ma tondeuse, mon tracteur, mon jardin, c’était bien, mais je suis content de retravailler », avoue, le sourire aux lèvres, Diego Garzitto. Sa dernière expérience l’avait conduit à Al-Ittihad Tripoli, en Libye, un pays qu’il avait quitté en juillet 2018. Il a retrouvé, pour un an, un club qu’il lui est familier, et avec lequel il avait remporté le championnat du Soudan en 2015. Le technicien, qui peut s’enorgueillir d’avoir également coaché Al-Hilal, le grand rival d’Al-Merreikh, a vite (re)pris ses repères à Omdurman, avec comme priorité le match retour face à Express FC ce vendredi en Ligue des Champions (1-2 à l’aller, le 10 septembre). Une compétition qu’il avait gagnée en 2009 avec le TP Mazembe (RD Congo)…

Un peu plus d’un mois après votre retour au Soudan, vous êtes déjà sous pression, avec ce match face à Express FC

Nous avons perdu 2-1 à Kampala, à la suite de deux erreurs défensives. On pouvait faire un meilleur résultat, mais cette défaite nous oblige à gagner le match retour, face à une équipe de qualité et qui va chercher à nous poser beaucoup de problèmes. Nous allons jouer ce match non pas sur notre pelouse, qui est en réfection, mais à El Obeid, à 500 kilomètres de Khartoum.

Ce n’est pas l’idéal, car nous avons joué mardi soir en Coupe du Soudan, quatre jours après le match à Kampala. Mais nous n’avons pas le choix, il faut battre Express. L’objectif, c’est d’atteindre la phase de groupes (en cas de qualifications, Al-Merreikh affrontera au 2e tour les Zambiens de Zanaco).

C’est l’objectif prioritaire qui a été fixé par les dirigeants d'Al-Merreikh ?

Oui. Participer à cette phase de groupes, c’est très important pour le club, qui l’a régulièrement atteinte. Il y a également les retombées économiques.  On m’a également fixé comme objectif de gagner la Coupe. Nous avons réussi à nous qualifier pour la finale, contre Al-Hilal, mardi soir en battant Arkawit, un club de Premier League (0-0, 4-3 aux tirs au but). D’ailleurs, j’ai surtout fait jouer mes remplaçants, en prévision du match de Ligue des Champions. Notre calendrier est chargé, on joue tous les trois jours. On passe beaucoup plus de temps à jouer et à voyager qu’à s’entraîner.

« Al-Merreikh, je connais, et c’est pour ça que je suis revenu »

Vous avez abandonné l’idée de gagner le championnat ?

Il reste trois journées, et Al-Hilal compte 8 points d’avance, avec une différence de buts très avantageuse  (+ 61 contre + 31). A moins d’un miracle, je ne vois pas comment, même en gagnant tous nos matches, nous pourrions devancer le leader. On va tout faire pour terminer en beauté, mais on doit surtout se concentrer sur la Ligue des Champions et la Coupe.

Comment s’est effectué votre retour à Al-Merreikh ?

Cela faisait trois ans que je n’avais pas entraîné. Je n’avais pas fondamentalement besoin de travailler. J’étais chez moi, dans le Jura, à profiter de ma famille, à m’occuper de ma maison. J’avais failli rejoindre Saint-Eloi Lupopo en RD Congo, mais à cause de la crise sanitaire, notamment, cela n’avait pas pu se faire. J’avais eu des contacts en Algérie, en Egypte, en Arabie saoudite, également, parfois via des intermédiaires.

Al-Merreikh, je connais, et c’est pour cela que j’ai accepté. Je suis venu avec mon fils Anthony, avec qui je travaille depuis plusieurs années. Il connaît aussi le Soudan. Je fais en sorte qu’il soit encore plus impliqué dans les séances, que parfois, il dirige. Il m’arrive de prendre un peu plus de recul, mais cela ne m’empêche pas d’intervenir.

S’agit-il de votre dernier poste d’entraîneur ?

C’est fort possible, même si, dans ce métier, il ne faut jamais dire jamais… Si nous nous qualifions pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, nous allons vivre une belle saison 2021-2022, avec  également des objectifs nationaux. Je suis venu ici car je connais le club, tout se passe bien jusqu’à présent, les termes du contrat sont respectés. Par contre, je trouve surprenante la décision de la CAF d’obliger les entraîneurs à présenter le diplôme UEFA Pro pour s’asseoir sur le banc.

Je suis titulaire du diplôme délivré par la Fédération française de football, et jusqu’à récemment, c’était reconnu. Mais à cause de ce changement de règlement, je suis obligé de rester en tribunes pour les matches continentaux. Je crois qu’une douzaine d’entraîneurs étaient dans cette situation lors du 1er tour des Coupes d’Afrique. C’est regrettable et discutable…

Alexis BILLEBAULT

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