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Burkina/Alain Traoré : «Prendre ce point en Ouganda»

Alain Traoré
Alain Traoré

Après un match contre l’Olympique Safi (0-0, le 21 mars) en championnat du Maroc, Alain Traoré (63 sélections, 21 buts) a entamé un véritable périple pour rejoindre l’Ouganda. Parti de Casablanca, le Burkinabé a transité par Doha (Qatar), puis Nairobi (Kenya), avant d’arriver enfin à Entebbe, où les Étalons affronteront les Cranes, au Saint-Mary’s Stadium-Kitende, une enceinte de 25 000 places sortie de terre en 2017. L’ex-joueur d’Auxerre et de Monaco a pris le temps de parler des deux rendez-vous qui attendent le Burkina Faso, une des sélections les plus régulières d’Afrique.

Entretien.

Est-il difficile de préparer un rendez-vous de cette importance avec aussi peu de temps pour s’entraîner ?

Ce n’est pas l’idéal. J’ai fait un voyage long et fatigant, comme d’autres joueurs de la sélection. En résumé, nous n’aurons eu qu’une séance, ce mardi, pour travailler avant le match de mercredi. Il fait chaud, les organismes sont fatigués, et nous allons affronter une équipe ougandaise qui est très difficile à jouer chez elle, où elle ne perd quasiment jamais. À l’aller (0-0, le 13 novembre 20189), elle nous avait posé de gros problèmes. C’est une sélection athlétique, très forte dans les duels, avec des joueurs rapides. Nous avons besoin d’un point sur les deux matchs pour nous qualifier. L’objectif, c’est de prendre au minimum ce point à Entebbe, et de terminer chez nous par un succès face au Soudan du Sud, avec l’esprit tranquille.

«NOUS SOMMES DIFFICILE À MANŒUVRER AU STADE DU 4 AOÛT»

La bonne nouvelle est tombée récemment, puisque la CAF a finalement autorisé le Burkina Faso à accueillir les Soudanais du Sud à Ouagadougou…

Oui. Au départ, on devait jouer sur terrain neutre, mais la CAF a accepté qu’on joue chez nous. Le Stade du 4 août sera ensuite fermé pour travaux. C’est mieux de jouer chez nous, dans un stade et sur une pelouse où nous avons nos habitudes, où nous sommes aussi une équipe difficile à manœuvrer. Nous avons manqué la CAN 2019 en Égypte, nous voulons vraiment participer à celle au Cameroun, l’année prochaine.

Le Burkina Faso est perçu comme une des valeurs sûres du football africain. Sa présence régulière en phase finale de la CAN en est la preuve, alors que son effectif ne compte pas de stars comme le sont Salah, Mané…

C’est vrai. Nous avons un effectif qui connaît ses forces et ses faiblesses. Il s’en dégage beaucoup d’humilité, de solidarité. Oui, il n’y a pas de grandes stars, mais de très bons joueurs, expérimentés, comme Charles Kaboré (Dynamo Moscou/Russie) et Bertrand Traoré (Aston Villa/Angleterre), ou des plus jeunes mais très talentueux, Lassina Traoré (Ajax Amsterdam/Pays-Bas). On se connaît bien, et l’avantage, c’est que notre sélectionneur, Kamou Malo, est Burkinabé, et qu’il maîtrise parfaitement la mentalité locale.

«AVEC KABORÉ, NOUS JOUONS UN RÔLE DE GRANDS FRÈRES»

Comment expliquez-vous que le Burkina Faso, malgré les années, parvienne toujours à se maintenir dans le Top 10 ou 15 du football africain ?

Il y a au Burkina Faso de gros efforts qui ont été faits au niveau de la formation. Il y avait Planète Champion, où j’ai été formé. Des clubs, tels Rahimo ou Salitas, sont capables de former de très bons joueurs, comme Lassina Traoré ou Edmond Tapsoba, qui évoluent désormais en Europe. Il y a également un lien qui perdure : certains joueurs arrêtent leur carrière, d’autres arrivent en sélection, mais il y a toujours des joueurs qui sont là pour assurer la transition. Ainsi, avec Charles Kaboré, et avec l’accord du coach, nous jouons un rôle de grands frères avec les jeunes. On les conseille, on les recadre si c’est nécessaire, par exemple au niveau du comportement, si on voit sur les réseaux sociaux des choses qui ne sont pas bonnes pour leur image. Mais ils sont jeunes, il faut donc aussi faire preuve d’une certaine souplesse.

Ce mélange générationnel va probablement conduire le Burkina Faso au Cameroun, dans moins d’un an. La Coupe du monde 2022 fait-elle partie des objectifs ?

Le Burkina Faso ne s’est jamais qualifié pour une Coupe du monde. Nous étions passés tout près en 2014, contre l’Algérie (3-2, 0-1). Pour les plus âgés, comme moi, il s’agira de la dernière occasion de se qualifier. Nous allons tout faire pour y parvenir, mais pour l’instant, on se concentre sur la CAN.

Des cadres comme Aristide Bancé et Jonathan Pitroipa ont mis un terme à leur carrière. Personnellement, vous êtes-vous fixé une limite ?

Non. Tant que je prends du plaisir, je n’ai pas de raison d’arrêter. Je me sens bien physiquement et mentalement. Je serai bientôt en fin de contrat avec Berkane, au terme de la saison. Pour le moment, je ne sais pas ce que je vais faire, si je vais prolonger ou non. Pour la sélection, je sais qu’un jour, il faudra arrêter. Aristide Bancé et Jonathan Pitroipa ont fait un choix en mettant un terme à leur carrière. Aristide va d’ailleurs intégrer le staff de la sélection. Quant à Jonathan, je pense vraiment qu’il ne rejouera plus, il a d’autres projets. Ils étaient des joueurs importants au sein de la sélection, mais il faut tourner la page…

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

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