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Bell : «Le mal du foot camerounais, ce sont ses dirigeants»

Joseph-Antoine Bell, ancien portier des Lions Indomptables du Cameroun

Joseph-Antoine Bell, avez-vous été surpris par le jugement rendu par le Tribunal Arbitral du Sport, le 15 janvier dernier, annulant l’élection de Seidou Mbomba Njoya à la présidence de la FECAFOOT ?

L’élection s’était passée de telle façon que beaucoup de personnes savaient que des choses pas très régulières avaient eu lieu. Un peu plus tard, quelqu’un m’avait dit que les méthodes du Comité de normalisation alors en place, et qui avait préparé les élections, étaient pour certaines répréhensibles. Et que cela pourrait justifier une action en justice. C’est ce qui s’est produit, et je ne suis donc pas étonné, en fonction de ce qu’on m’avait dit, par le verdict du Tribunal Arbitral du Sport.

Pourtant, la FIFA a décidé de maintenir en place Njoya et son comité exécutif, en attendant la nomination d’un nouveau Comité de normalisation…

Eh oui... C’est un peu comme si un joueur est expulsé en cours de match, mais qu’on lui permet malgré cela, de le terminer. Je ne comprends pas la décision de la FIFA. Normalement, le président de la fédération et son comité exécutif auraient dû quitter leurs fonctions sans délai, en attendant la nomination d’un nouveau Comité de normalisation. Si on résume, une personne est sanctionnée pour avoir triché, mais on l’autorise à continuer sa mission pour quelques semaines… Il faudra que l’on m’explique comment la FIFA peut justifier cela. Cette instance doit en théorie faire respecter les règles et faire appliquer les décisions de justice. Mais visiblement, elle a décidé de passer outre. C’est vraiment regrettable.

Bell n’a encore rien décidé

Une nouvelle fois, l’image du football camerounais est ternie…

Attention à ne pas tout mélanger. Quand on parle de l’image du football camerounais, à quoi fait-on allusion ? Ici, à la gouvernance. Depuis des années, il y a effectivement un gros problème de ce côté-là. Rappelez-vous que l’élection de Tombi A Roko avait déjà été annulée par le TAS en 2017. Nous allons encore avoir droit à un Comité de normalisation. On ne pourra pas s’empêcher de penser que le mal du football camerounais, ce sont ses dirigeants. Et qu’effectivement, ils lui font du tort. Mais il faut dissocier leur cas de celui des footballeurs, qui n’ont rien à voir avec ça. Eux, ils jouent, ils gagnent ou ils perdent, c’est tout. Avec ces crises à répétition, la FIFA doit se poser des questions. Les dirigeants du football au Cameroun doivent se poser des questions. Le dernier exemple en date est frappant: la FIFA nomme un Comité de normalisation. Il commet des irrégularités, aboutissant à l’élection d’un président sanctionné par le TAS. Mais malgré tout, ce comité va rester en place sur décision de la FIFA ! Qu’est-ce qui peut justifier tout cela ?

Antoine Bell, vous aviez été candidat en 2018. Envisagez-vous de l’être de nouveau, lors de la prochaine élection ?

Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de cela. Ce n’est pas le moment. Je vais réfléchir. Observer. Et alors, il sera temps pour moi de dire si je décide d’être candidat ou non…

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

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