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Bineta Diongue-Escrime : « À 27 ans, on m’avait dit d’arrêter de rêver des JO»

Bineta Diongue se livre après son échec aux JO

De retour à Paris après une élimination précoce mais logique au premier tour, Ndéye Bineta Diongue est déjà tournée vers l’avenir. Jointe par Sport News Africa, l’escrimeuse sénégalaise dévoile en effet, les coulisses de sa compétition dans le plus grand événement sportif au monde. La déception de son élimination contre la chinoise semble déjà digérée que l’épéiste pense déjà à la prochaine olympiade à «domicile».

Les enseignements d’une défaite précoce

«J’étais quand même déçue quand j’ai perdu le match. Car j’avais très bien débuté», confie Bineta Diongue, jointe au téléphone par SNA. Pour ses premières olympiades, la Dakaroise avoue avoir notamment manqué de métier contre Lin Sheng, vice-championne du monde en titre. «On va juste dire que c’est l’expérience qui a fait la différence. J’avais bien écouté le coaching. Mais il y a des erreurs que j’ai faites qui expliquent qu’elle ait repris le dessus et je n’ai rien pu faire par la suite», a-t-elle poursuivi.

Avec beaucoup de philosophie malgré la déception de quitter prématurément la compétition, Ndéye Bineta Diongue tente de positiver. «Je pense avoir bien appris la leçon. Si demain on se retrouvait sur la piste, ce serait différent, rassure la pensionnaire du club Levavasseur. J’ai beaucoup appris de cette première expérience aux Jeux. Les erreurs que j’ai faites sur cette compétition ne se répéteront pas. Et il faudra que j’aille chercher les pistes et découvrir différents styles de jeu pour être prête pour les prochaines échéances. »

«À Paris, ce sera comme à domicile »

À 33 ans depuis mai dernier, Diongue ne varie pas et se positionne d’ores et déjà pour 2024. «On ferme déjà la page Tokyo pour ouvrir celle de Paris. Si c’était demain la compétition, je serai encore prête à mouiller le maillot pour faire flotter le drapeau du Sénégal aux Jeux. Ça sera comme à domicile (rires)», soutient celle qui vit depuis plusieurs années maintenant dans la capitale française.

Avec l’expérience engrangée à Tokyo, elle compte une fois de plus décrocher sa place dans le ghota mondial de l’épée féminine. Et ne lui parlez surtout pas de son âge (33 ans) dans trois ans à Paris.

«J’entends souvent des remarques sur l’âge et tout. Mais laissez-moi vous dire que certaines de nos championnes à l’escrime ont passé la trentaine et ont été championnes du monde, championnes olympiques. L’âge ne compte pas pour le haut niveau», explique-t-elle. Et d’ajouter. «Moi à 27 ans, on m’avait dit d’arrêter de rêver des Jeux olympiques et penser à ma reconversion. Car, ce n’était juste pas possible. Heureusement que je n’ai pas écouté ces conseils négatifs. J’ai dû cravacher dur et m’y mettre à fond. Je me suis donnée les moyens, j’ai travaillé. Six ans après, je suis aux Jeux olympiques. Il faut toujours croire en ses rêves et travailler», lance-t-elle.

«Les JO ne sont pas donnés à tout athlète»

Malgré un contexte contraignant et l’absence de public dans les sites japonais, Tokyo 2020 perpétue la tradition et le prestige de l’olympisme à en croire le récit de Diongue. «Ce que je peux dire sur les Jeux olympiques, c’est une compétition qui n’est pas donnée à tout le monde d’y participer. Il y a certains qui travaillent pendant plusieurs années et qui n’arrivent pas à le faire car le choix de sélection est parfois très rude. Le parcours pour la qualification l’est encore plus. Et ça demande beaucoup de sacrifices, beaucoup de moyens, beaucoup de privations. Et si on arrive à aller aux JO, c’est qu’on aura été vraiment très fort physiquement et mentalement » explique Ndéye Bineta Diongue.

Rentrée à Paris le lendemain de son élimination, l’épéiste sénégalaise a pleinement vécu la magie des JO. « C’est le rendez-vous de tous les grands athlètes du monde. Et je souhaite à tous ceux qui veulent y participer de le faire. Parce que c’est quelque chose à faire au moins une fois dans sa vie. Ça reste dans les annales et ton nom est gravé à jamais dans l’histoire du sport».

Et son histoire est déjà écrite dans les annales et dans la postérité pour son pays, le Sénégal.

Moustapha M. SADIO

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