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Nader Ghandri (Club Africain) : «Pourquoi j’ai choisi de revenir en Tunisie»

Six ans après avoir remporté le championnat tunisien, le défenseur central Nader Ghandri (1,96 m) a choisi de revenir au Club Africain alors qu’il avait d’autres offres. Sport News Africa est allé à la rencontre de l’Aigle de Carthage dans un restaurant chic du quartier huppé de Lac 2 (Tunis) pour connaitre ses motivations. Agé de 26 ans, l’ex-joueur du Royal Antwerp (D1 belge) et Slavia Sofia (D1 bulgare) a également évoqué ses souvenirs. Le natif d’Aubervilliers (France) formé à AC Arles espère que sa nouvelle formation pourra retrouver les sommets du championnat tunisien. D’ailleurs, il soutient ne pas «avoir peur de l’Espérance Tunis ni l’Etoile du Sahel».

De notre correspondant en Tunisie

Nader Ghandri.
Nader Ghandri.

Sport news Africa : A trois jours du démarrage du championnat, voyez-vous le Club Africain sur le podium ?

Nader Ghandri : Il y a un nouveau Comité directeur. Il y a de nouveaux joueurs. Je suis venu pour faire remonter le niveau. Nous espérons que nous allons faire mieux que la saison dernière. Le Club Africain reste l’une des équipes du Top 3 de la Tunisie. Notre objectif reste d’être en haut du tableau cette saison. Il est de notre droit et devoir de bousculer l’Espérance Tunis et l’Etoile du Sahel. Nous sommes le Club Africain. Nous n’avons pas peur de l’Espérance ni de l’Etoile. Nous n’avons peur de personne. Le championnat tunisien est très difficile. Même les petites équipes sont capables de battre une grande équipe. Nous voulons prendre les matchs un par un. Nous voulons les gagner un par un. Nous tenons à jouer les premiers rôles dans ce championnat.

Jusqu’à occuper l’une des deux premières places pour disputer la Ligue des champions CAF ?

Nous faisons partie des favoris pour cette saison. On est un des trois plus gros du championnat tunisien. Bien sûr, c’est l’un de nos objectifs. On ne cache pas. On a un très bon effectif. On a des jeunes joueurs de qualité. Si on a tous l’envie, on peut aller loin. On a un bon staff. Je n’ai pas peur. Nous avons un coach (Montassar Louhichi) qui connait bien le football.

«En venant au Club Africain, j’ai vite fait mon choix parce que j’ai été approché par le coach et le président. Je les connais bien.»

Vous avez joué à Royal Antwerp (D1 belge) et au Slavia Sofia (D1 bulgare). Pourquoi avez-vous choisi de revenir en Tunisie pour vous engager au Club Africain ?

J’ai fait deux ans à Royal Antwerp en première Division belge (2017-2019). J’ai passé par KVC Westerlo (D2 belge) et puis en prêt à Slavia Sofia (D1 bulgare). J’ai décidé de revenir au Club Africain malgré que j’ai eu d’autres propositions en Turquie. J’ai vite fait mon choix parce que j’ai été approché par le coach et le président. Je les connais bien. Ils me font confiance. Je me suis bien entendu avec eux dans tous les termes que ce soit footballistiquement et financièrement.

Il y a deux ans, vous étiez en équipe nationale. Que comptez-vous faire pour retrouver la sélection ?

Il y a deux ans, j’étais convoqué par Alain Giresse avant la Coupe du monde. Mon dernier match, j’avais joué plus 90 minutes face à l’Irak. Je n’ai pas été pris dans liste des 23 pour le Mondial (2018). Je suis venu au Club Africain pour une nouvelle expérience et retrouver l’équipe nationale. Il y a des compétitions internationales qui vont se jouer prochainement et je voudrais y prendre part. Je vais tout faire pour être performant pour faire plaisir aux Clubistes et au peuple tunisien. Je vais me concentrer en club pour chercher cette place en équipe nationale.

Quelle est la particularité du football belge ?

Ici en Tunisie, les gens pensent que le foot, c’est facile. Ce n’est pas du tout le cas. Le foot belge est difficile. Le championnat est costaud. Il y a beaucoup de tactique. J’ai bien aimé le pays et l’environnement. Avec de belles installations. C’est un championnat très suivi. Aujourd’hui, le Royal Antwerp joue l’Europa League.

Envisagez-vous de retourner un jour en Belgique ?

Je ne sais pas que ce demain sera fait. J’ai déjà joué dans ce championnat. Pourquoi ne pas y retourner ? Pour le moment, je reste focus sur mon club. Je vis au jour le jour. Demain viendra et on verra.

«La Tunisien a des joueurs capables de remporter la CAN.»

Depuis le début de votre carrière, quel est moment qui vous a vraiment marqué footballistiquement ?

C’est le championnat que j’ai gagné avec le Club Africain en 2015. C’était mon premier trophée. J’avais 20 ans. Cela faisait 8 ans que le club n’avait pas gagné le championnat. Je suis arrivé. Et première année, premier titre. J’étais agréablement surpris. L’amour des fans envers moi, c’était incroyable. C’est indescriptible. Il faut vivre ça pour le comprendre. Une passion du foot incroyable.

La Tunisie a-t-elle les moyens de remporter la prochaine CAN ?

La Tunisie est deuxième au classement FIFA en Afrique, derrière le Sénégal. C’est l’une des places fortes du football sur le Continent. Quand on joue contre l’Algérie ou le Sénégal, c’est toujours des matchs serrés. Chaque pays a comme objectif de gagner la CAN. On a les joueurs capables de gagner la CAN.

On vous voit actif aussi dans les œuvres caritatives avec une ONG ? Quelles sont concrètement vos activités ?

C’est une association dite Neeya ONG. C’est ma sœur Nadia Ghandri qui l’a créée depuis un an. Je suis venu pour les soutenir parce que beaucoup de personnes me connaissent. Il y a des gens qui veulent faire des dons mais ils veulent voir des personnes qui inspirent confiance. Nous faisons des forages en Tunisie et dans d’autres pays africains. On vient en aide aux plus démunis.

Ablaye DIALLO

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