fbpx
French VERSION

Etude sur le racisme : les joueurs africains sont top à huis clos, moins bons avec du public

Trois économistes italiens se sont penchés sur l’impact du racisme sur les performances des footballeurs visés. «Les résultats font froid dans le dos.»

Le racisme menace l'industrie du football.

Si l’on met de côté les considérations morales, les clubs, les sponsors, les diffuseurs ainsi que les associations nationales, régionales et internationales ont intérêt à combattre le racisme. Sinon, le produit football risque de perdre ce qui fait sa valeur : la performance. C’est la conclusion d’une étude (*) sur l’impact négatif de la discrimination basée sur la couleur de la peau, sur la compétitivité des joueurs visés.

L’étude est menée par trois économistes italiens : Mauro Caselli, Paolo Falco et Gianpiero Mattera. Elle s’est déroulée durant les matches de Serie A à huis clos, pour cause de Covid-19, entre juin 2020 et la fin de la saison dernière. Le trio a mesuré les conséquences des injures racistes sur les joueurs africains. En comparant leur rendement, avec et sans public, et en effectuant le même travail avec d’autres groupes de footballeurs venus d’Italie, de l’Union européenne (UE), de l’Europe hors UE et de l’Amérique du Sud.

«Les Africains surperforment en l’absence de public»

«Les résultats font froid dans le dos», s’est exclamé l’économiste du sport Bastien Drut sur le site du journal L’Equipe. L’étude révèle, en effet, une variation significative du niveau de performance des Africains entre les matches à huis clos et ceux avec du public. Ces derniers «surperforment en l’absence de public» alors qu’aucune différence de rendement n’est notée pour les groupes témoins.

Les trois économistes italiens ajoutent que «la performance des joueurs africains est d’autant plus élevée à huis clos qu’avec du public que leurs équipes ont été la cible d’incidents racistes lors de la première partie de la saison», c’est-à-dire avant la suspension de la Serie A en mars 2020. «Ce qui corrobore, selon eux, l'hypothèse selon laquelle le racisme joue un rôle important dans les différences de performances (observées entre les groupes de joueurs).»

Par conséquent, concluent les auteurs de l'étude, la discrimination basée sur la couleur de la peau «peut causer un préjudice économique à l’industrie du football». Ils expliquent : «Le football, comme d'autres sports, prospère grâce aux fans du monde entier qui cherchent à regarder et à imiter des joueurs extraordinaires qui performent au-delà de la normale. Lorsqu'une part importante de joueurs ne peut pas exprimer son plein potentiel, le "beau jeu" devient moins beau et moins attrayant.»

La Rédaction

* «When the stadium goes silent : how crowds affect the performance of discriminated groups» («Quand le stade se tait : comment les foules affectent la performance de groupes discriminés») (CEPR, Centre de recherche sur les politiques économiques-22 juillet 2021).

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation
SPORTNEWSAFRICA,
LA RÉFÉRENCE DU SPORT EN AFRIQUE
TOUS LES SPORTS
LES SPORTIFS AFRICAINS
LES CLUBS AFRICAINS
LES GRANDES COMPÉTITIONS
LES SÉLECTIONS NATIONALES
SUIVEZ-NOUS SUR :
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram