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Jean-Paul Pila: « Nous attendons la RDC de pied ferme »

Le 20 octobre prochain, l’équipe nationale féminine de Guinée Equatoriale va refouler les pelouses. Le Nzalang féminin va ainsi retrouver les aires de jeu après 4 ans de suspension par la CAF et la FIFA. Cela faisait suite à sa condamnation par les conseils de disciplines de ces institutions pour faux et usage de faux. Le pays va donc affronter la RDC pour le compte des qualifications de la CAN féminine 2022 prévue au Maroc. Celle-ci sera qualificative pour la Coupe du Monde 2023. A quelques heures de ce match important, Sport News Africa est allé à la rencontre de Jean Paul Pila le sélectionneur du Nzalang féminin. Il nous parle de la préparation de l’équipe.

De notre correspondant en Guinée équatoriale.

Guinée Equatoriale: le sélectionneur Guinée Equatoriale
Jean-Paul Pila, sélectionneur du Nzalang féminin

Comment va le Nzalang féminin ?

Pour l’instant, le Nzalang se porte bien. Nous sortons d’une mauvaise passe après quatre ans de suspension. Mais nous avons mis en place un projet à long terme. Hormis pour la capitaine Salomé Nké qui fait partie de la vague de 2012. Nous l’avons gardée parce qu’elle nous apportera beaucoup avec son expérience. Il ne faut pas oublier qu’elle était de l’épopée de 2008 et 2012.

Nous avons donc rajeuni l’effectif à 85%. Nous avons un effectif jeune qui se construit et qui petit à petit acquiert de l’expérience. Et c’est d’ailleurs comme ça que nous avons remporté en février 2020, le tournoi sous régional de l’UNIFFAC. Nous sommes en train de mettre sur pied une équipe qui nous permettra de retrouver notre valeur intrinsèque. Nous repartons donc crescendo. Et à cet effet, nous travaillons beaucoup. En 2020, nous avons fait un stage de plusieurs semaines. C’est ainsi que nous avons commencé à remettre notre équipe à niveau. Nous nous préparons pour nous qualifier à la CAN au Maroc l’an prochain. Nous n’irons pas à ces éliminatoires en victime résignée.

Vous irez donc à ces éliminatoires en mission commando ?

(Rire) Non ! Nous ne pouvons pas aller en mode commando. Nous sommes une équipe en pleine restructuration. C’est vrai que nous n’avons plus des joueuses de renom comme Anonma Genoveva qui est à nos côtés pour nous prodiguer ses conseils et partager son expérience. Ne pas se préparer, c’est être voué à l’échec. Nous travaillons donc très dur. Nous avons des séances presque tous les jours.

Quid des jumelles Salimata, feront-elles partie de vos effectifs ?

Comme je vous le disais au début de notre échange, nous avons décidé de mettre de côté, tout cet arsenal de 2008 et 2012 en dehors de la capitaine Salomé Nké. Nous avons voulu reprendre de zéro pour aller de l’avant. Nous voulons ainsi reculer pour mieux sauter. Les sœurs Salimata, sont en club. Elles évoluent à Futuro Kings. Et non, elles ne seront pas de la partie.

La RDC vous fait-t-elle peur ?

Loin de là. C’est cette même RDC que nous avons battue lors de la finale du tournoi de l’UNIFFAC l’an dernier. Nous ne pouvons donc pas parler de peur. Pourquoi avoir peur d’un adversaire ? Nous sommes confiants. Nous allons à ces éliminatoires pour jouer et non pour nous faire ridiculiser.

Nous sommes une équipe jeune, pleine de mental. Mes gamines ne se présenteront pas en victimes résignées. Pour cela, et par habitude, lorsque c’est la phase éliminatoire, nous nous préparons à la maison. Nous avons voulu nous concentrer sur place. Nous sommes en ce moment à la deuxième phase de notre préparation. Elle consiste d’ailleurs à ajuster la condition physique et à peaufiner la tactique. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour prendre les trois points ici à Malabo. Nous attendons la RDC de pied ferme.

Pensez-vous redonner à la Guinée équatoriale sa gloire d’antan ?

Ce serait très prétentieux de le promettre. La seule chose qui compte pour moi, c’est le travail. Et nous travaillons. Nous ne sommes par ailleurs pas pressés d’arriver de nouveau au sommet du football féminin africain. Je pense d’ailleurs que c’est le résultat d’un travail constructif. Le temps va peut-être tourner en notre faveur, qui sait. Je ne suis pas de ceux qui aiment promettre. La seule chose que je recommande, c’est le travail. C’est par ce travail que nous pourrons sans aucun doute redonner au football féminin équatoguinéen ses lettres de noblesse. Nous travaillons donc pour y arriver et le chemin reste encore long. Mais nous nous y attelons.

Entretien réalisé par Fabien ESSIANE

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