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JO 2021: l’Afrique rêve toujours d’accueillir les Olympiades

L'Afrique court toujours derrière ses premiers Jeux Olympiques

L’anneau noir, le sigle olympique n’a toujours pas été honoré en Afrique. Peut-être un jour, le continent va  en effet vibrer au rythme des Jeux olympiques. Jusqu’ici, tous les continents ont accueilli les Olympiades excepté l’Afrique.

Aucun pays africain n’a donc réussi pour l'instant, à s’imposer dans la course à l’organisation du plus grand événement sportif au monde. Et ce n’est pas faute d’essayer. Quelques villes d’Afrique ont déjà été candidates sans succès. C’est le cas du Cap en Afrique du Sud ou encore du Caire en Égypte. La capitale Kenyane, Naïrobi avait été pressentie pour les olympiades de 2024.

En attendant que ce rêve se réalise, c’est le  Japon qui s’apprête en effet à accueillir pour la 2ème fois les JO (23 juillet-8 août). Comme lors des 18es JO de 1964, Tokyo  va à nouveau briller.

Les Jeux, un événement onéreux

L’accueil d’un événement de cette dimension requiert des moyens financiers et logistiques colossaux. Les Jeux olympiques réunissent 11092 athlètes de plus de 200 pays. Ils concourent dans 33 sports, 50 disciplines et 339 épreuves. Pour accueillir ces 32èmes olympiades, Tokyo s’est dotée de plusieurs infrastructures dont le tout nouveau stade olympique national d’un coût de 1,26 milliard d’euros.

En plus des sites existants datant des JO de Tokyo en 1964, la capitale nippone a dû se renforcer avec entre autres, le parc de Kasai Rinkai (épreuves de Canoë-kayak), du centre olympique aquatique (épreuves de natation, plongée et natation synchronisée). Ou encore l’Ariake Arena (compétitions de volley-ball).

En plus des critères sportifs, le CIO regarde d’autres aspects comme le soutien du gouvernement de la ville candidate. Sans oublier l’infrastructure générale, y compris les télécommunications, le Village olympique. L’environnement : conditions et impact, l’hébergement, les transports, la sécurité et stabilité politique. Mieux, l’expérience passée en matière d’organisation d’événements sportifs, la sécurité financière pour les Jeux et le concept général des Jeux sont entre autres des points du cahier des charges d’une candidature à l’organisation des JO.

De peu avec le Cap en 2004

Première et jusqu’ici seule nation africaine à organiser la coupe du monde FIFA de football, l’Afrique du Sud est également la première à déposer sa candidature pour abriter les JO. Le 5 septembre 1997, lors de la 106e session du Comité international olympique (CIO), Athènes est désignée ville hôte des Jeux olympiques de 2004 au 4ème tour du scrutin. Le Cap s’est hissée jusqu’au 3ème tour avec 20 voix contre 35 pour Rome et 52 pour Athènes.

À l’époque président du CIO, Antonio Samaranch espérait quitter son poste avec l’héritage d’attribuer au continent noir, l’organisation des Jeux olympiques. L’Afrique du Sud sortait de ses premières élections démocratiques ayant porté l’emblématique Nelson Mandela à la tête du pays. La Nation Arc-en-ciel présentait aussi un dossier solide.

«En présentant le dossier, nous suions à grosses gouttes. Nos chiffres ont été vérifiés par trois ministères différents et finalement approuvés, soutenait en mai 1995 Ngonde Balfour, l'un des directeurs du comité de candidature dans Libération. Ce qui l'a emporté, c'est la présentation d'un projet adapté à la situation sud-africaine», ajoutait-il. Insuffisant au final pour convaincre le collège de votants du CIO.

Le Caire recalée pour 2008 par le CIO

Les Jeux olympiques de 2008 ont été les premiers où le Comité international olympique a examiné les capacités organisationnelles des villes intéressées par l’organisation des JO. Beijing, Istanbul, Osaka, Paris et Toronto seront finalement retenues alors que 5 autres villes présentées par leur Comité national olympique n’ont pas passé le cut.

Parmi elles, le Caire. La capitale égyptienne espérait suppléer son homologue sud-africaine qui avait échoué pour l’organisation des JO de 2004. La candidature du Caire ne franchit finalement pas la phase d’acceptation étudiée par la commission exécutive du CIO. L’organisation des Jeux olympiques de 2008 sera finalement confiée à Pékin, la capitale chinoise.

Naïrobi hésitante pour 2024

Troisième pays africain le mieux classé au tableau des médailles aux JO de Londres en 2012 mais 1er au nombre de médailles (2 en or, 4 en argent et 7 en bronze), le Kenya s’est vu pousser des ailes. Une effervescence qui poussait le premier ministre Kenyan d’alors à envisager de déposer la candidature de Nairobi à l’organisation des Jeux olympiques d’été de 2024.

«Le temps est venu pour l’Afrique subsaharienne d’accueillir les Jeux. L’économie de la région va exploser pendant la prochaine décennie et l’organisation des JO apporterait un soutien psychologique. Ainsi que d’immenses bénéfices en termes d’investissement dans les infrastructures», déclarait en 2012, Raila Odinga dans une interview accordée au quotidien britannique The Financial Times. Les autorités Kenyanes finiront par reporter leur projet de candidature pour 2032.

Dakar hôte des JOJ pour ouvrir la voie

D’autres villes d’Afrique ont songé à organiser les Jeux. Ce fût le cas pour Casablanca (Maroc) et Durban (Afrique du Sud) pour les Jeux de 2024 et 2028. Le 26 mai 2011, l’Afrique du Sud renonçait à candidater pour abriter les Jeux olympiques 2020 alors que Johannesburg, Durban et Port-Elizabeth étaient pressenties pour porter la candidature Sud-africaine. La volonté affichée du président du CIO Thomas Bach en direction de l’Afrique et la matérialisation des valeurs d’universalité des JO font bouger les lignes.

En atteste l’attribution des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de 2022 au Sénégal. Un événement finalement décalé à 2026 du fait de la situation sanitaire. Le 8 octobre 2018 à Buenos Aires en Argentine, marque un tournant historique avec la désignation de Dakar, ville hôte des 4èmes JOJ d’été. La capitale sénégalaise avait comme adversaires Gaborone (Botswana), Abuja (Nigeria) et Tunis (Tunisie). Il était manifeste que ce serait une ville africaine qui abriterait ces Jeux olympiques en miniature. Ce qui explique que Munich, Hong Kong, Budapest, Monterrey, Rotterdam et Kazan soient recalés.

Avec les désignations de Paris et Los Angeles respectivement pour les JO de 2024 et 2028, les espoirs africains sont tournés vers l’organisation des Jeux en 2032.

Moustapha M. SADIO

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