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JO 2021-800m : Maria Mutola, la flèche du Mozambique

Maria Mutola
Maria Mutola, l'Express de Maputo

Le football pour commencer, l’athlétisme pour rayonner, et puis de nouveau le football pour terminer. L’histoire de Maria Mutola est singulière, atypique et surtout riche de succès. La Mozambicaine s’est taillée une réputation planétaire grâce à un sport – l’athlétisme – qu’elle a choisi un peu par défaut. Elle aurait sans doute aimé continuer à jouer au football avec les garçons, comme elle avait l’habitude de le faire, jusqu’au jour où un entraîneur, vexé de voir son équipe encaisser un but inscrit par une fille d’à peine 14 ans dépose une réclamation. Le verdict tombe : Maria Mutola n’a plus le droit de jouer avec des garçons, une décision qui l’oblige à s’orienter vers d’autres centres d’intérêts. Au mitan des années quatre-vingt, le football féminin est à l’état de friche, au Mozambique comme dans de nombreux pays…

Footballeuse, championne olympique et footballeuse

Sa rencontre avec José Craveirinha, qui est à la fois journaliste, poète, entraîneur de football à ses heures perdues et une figure de la lutte pour l’indépendance de l’ex colonie portugaise, change sa vie. A force de l’observer, il croit détecter chez elle des qualités allant au-delà de son potentiel de footballeuse. La jeune Maria se laisse convaincre par l’idée de s’essayer à l’athlétisme. L’histoire est en marche. En 1988, à presque 16 ans, elle participe aux jeux Olympiques de Séoul, sans parvenir à se qualifier pour la finale. Mais ses résultats sont suffisamment corrects pour qu’une bourse lui permettant d’aller étudier et s’entraîner à l’Université de l’Oregon à Eugene (Etats-Unis) lui soit accordée. En 1991, elle se classe à la quatrième place (800 mètres) lors des Championnats du Monde à Tokyo. Un an plus tard à Barcelone, Maria Mutola réalise le cinquième temps lors de la finale olympique.

Maria Mutola, Mamelodi Sundowns pour finir

Sa progression ne semble plus devoir s’arrêter. Les titres s’accumulent, comme celui de championne du monde à Stuttgart (Allemagne) en 1993, d’Afrique à Durban (Afrique du Sud) la même année ou des Jeux Africains en 1995 à Harare (Zimbabwe).  Et pour sa troisième olympiade, elle offre au Mozambique la première médaille olympique de son histoire, en décrochant le bronze à Atlanta en 1996. Sa médaille d’or – la première pour le Mozambique – en 2000 à Sydney (Australie) n’étonne personne. A presque 28 ans, Maria Mutala, dont le palmarès ne cesse de s’étoffer, est bien la meilleure du monde de sa catégorie. Jusqu’à la fin de sa carrière, en 2008, la Lusophone gagnera encore neuf titres, mais devra se contenter d’une quatrième place à Athènes en 2004, et de la cinquième à Pékin en 2008.

Quelques mois plus tard, Maria Mutola reviendra à sa première passion, le football, en jouant pour deux clubs sud-africains, Luso Africa FC, puis le prestigieux Mamelodi Sundows. Elle portera également le maillot de la sélection nationale…

Alexis BILLEBAULT

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