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Juan Micha, coach Guinée équatoriale : «On va se battre pour avoir au moins un point contre la Tunisie»

Juan Micha Obiang (centre), le sélectionneur de la Guinée équatoriale.
Juan Micha Obiang (centre), le sélectionneur de la Guinée équatoriale.

Sport News Africa : Dans quelques heures, votre équipe, la Guinée équatoriale, fera face à la Tunisie dans le cadre de la première journée des qualifications du Mondial 2022. Avez-vous réussi à mettre en place votre stratégie, sachant que la préparation a été courte ?

Juan Micha Obiang : Nos joueurs sont des professionnels. On n’a pas eu beaucoup de temps pour travailler. Vous savez avec les équipes nationales, comment le calendrier des compétitions fonctionne. Mais ils sont capables de s’adapter et comprendre ce qu’on attend d’eux. Avec les séances qu’on a eues hier (mercredi 1er septembre) et aujourd’hui (jeudi 2), je pense qu’on va faire un bon.

Le 28 mars dernier, la Tunisie avait battu la Guinée équatoriale dans ce même stade de Radés. C’était lors de la sixième et dernière journée des qualifications de CAN. Pensez-vous que cette fois-ci vous rentrerez avec au moins un point ?

La Tunisie est une grande nation de foot sur le continent. Il faut reconnaitre qu’elle est favorite pour ce match. Nous avons beaucoup de respect pour cette équipe. Néanmoins, je vous assure qu’on va se battre pour avoir au moins un point. Pourquoi pas les trois points, si nous avons des opportunités ? Le match se joue sur la pelouse, durant 90 minutes. Tout est possible. On verra bien comment les choses vont se passer demain.

L’Algérie a malmené la Tunisie sur cette même pelouse (2-0) en amical. Que vous inspire ce match ?

J’ai regardé ce match (rires). L’Algérie avait montré tout son potentiel et sa maitrise du jeu. Il y a cinq mois, nous avions perdu avec un but d’écart (2-1). On pouvait rentrer avec un point au moins. Nous avons une équipe jeune qui est en constante progression. Il y a une nette progression dans le jeu. On peut réussir un coup demain. Tout reste possible vendredi.

«Pour moi, il n’y a pas de favori pour la CAN. Quand on se qualifie, cela suppose qu’on a du mérite.»

Coach, quels sont les objectifs qui sont fixés par la Fédération équato-guinéenne ?

Le premier objectif, c’était la qualification à la CAN.  C’est un objectif qui a été atteint. Pour la Coupe du monde, ce n’est pas facile de se qualifier. Nous sommes dans une poule de 4 équipes et il y a une seule qui va sortir. C’est très compliqué. Pour nous, notre préparation de la CAN 2022 commence maintenant. Nous voulons aller au Cameroun en très grande forme avec la confiance. On verra jusqu’où on peut aller.

Pour la CAN 2022, quelle est l’équipe favorite pour vous ?

Pour moi, il n’y a pas de favori pour la CAN. Quand on se qualifie, cela suppose qu’on a du mérite. On respecte toutes équipes qui sont qualifiées. L’Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Cameroun et le Sénégal sont attendus. Mais les autres équipes ont du mérite d’où leur qualification. Le football se joue sur le terrain. Et la vérité du terrain est différente des pronostics. Pour l’Algérie, il faut reconnaitre qu’elle est dans une très bonne dynamique (27 matchs d’affilée sans défaite). Les Algériens ont une bonne équipe avec de très bons joueurs. Mais toutes les équipes voudront les battre à la CAN. On verra, au Cameroun, s’ils sont capables de rééditer leur exploit de la CAN 2019. Nous sommes dans la même poule que l’Algérie et je vous promets que ce sera chaud.

 

«Les techniciens africains ont besoin qu’on leur fasse confiance et qu’on leur donne les moyens suffisants pour faire correctement leur travail. Et les résultats vont suivre.»

 

Vous faites partie des anciens internationaux qui sont aujourd’hui à la tête de  leur équipe nationale. Beaucoup pensent qu’il est grand temps de faire confiance à l’expertise locale. Quel est votre avis sur le sujet ?

Il y a un problème en Afrique. Il faut qu’on apprenne à faire confiance aux entraineurs locaux. Nous avons été en Europe. On a eu tous les diplômes qu’il faut pour coacher. Quand on travaille autant, on mérite qu’on nous fasse confiance avec l’expérience que nous avons. C’est vrai qu’on peut toujours apprendre des autres mais il faut voir des équipes comme l’Algérie et le Sénégal, finalistes de la dernière CAN avec des coaches locaux.

Le coach du Sénégal (Aliou Cissé) a amené l’équipe à la Coupe du monde. Des coachs comme Florent Ibenge méritent d’avoir une équipe nationale. Je suis jeune entraineur (46 ans), je continue d’apprendre mais j’ai réussi à qualifier mon équipe à la CAN. On a de bons entraineurs en Afrique. Il faut voir le coach d’Al Ahly, le Sud-Africain (Pitso Mosimane). Il fait d’excellents résultats. Les techniciens africains ont besoin qu’on leur fasse confiance et qu’on leur donne les moyens suffisants pour faire correctement leur travail. Et les résultats vont suivre.

Ablaye DIALLO

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