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Julien Chevalier : comment l’Asec est redevenue championne de Côte d’Ivoire

Julien Chevalier (gauche), coach de l'Asec, salue l'état d'esprit de ses joueurs durant la saison 2020-2021.
Julien Chevalier (gauche), coach de l'Asec, salue l'état d'esprit de ses joueurs durant la saison 2020-2021.

Sport News Africa : Ce titre, le premier depuis 2018, était très attendu par les supporters de l’ASEC. Il est intervenu dans un contexte assez atypique…

Julien Chevalier : D’abord, je suis très heureux de ce que nous avons accompli avec l’ensemble du club. Les joueurs, notamment, ont affiché tout au long de cette saison si particulière un excellent état d’esprit, alors que cela n’était pas toujours évident. Ils ont été très concernés, très sérieux et c’est une grande joie. Nous avons pu fêter ce titre quelques jours, avant de prendre des vacances.

Mais pour répondre à votre question, effectivement, la saison a été très particulière pour nous et les autres clubs ivoiriens. Nous avions repris l’entraînement le 14 septembre dernier, en supposant que le championnat débuterait en octobre, novembre ou décembre. On a donc joué des matches amicaux, fait des entraînements, mais sans rien voir venir. Puis, en décembre, alors que nous nous apprêtions à partir en vacances, nous avons appris qu’il fallait finalement disputer le Tournoi de la Fraternité, que nous avons d’ailleurs gagné.

Le championnat a finalement repris au mois de mars. Comment avez-vous réussi à maintenir vos joueurs en éveil ?

Le plus difficile, c’était de maintenir un niveau d’exigence élevé chez les joueurs. C’est difficile de toujours garder la motivation nécessaire, mais ils y sont parvenus. Cet état d’esprit exemplaire a été une force dans la conquête de ce titre. On savait qu’en reprenant le championnat, fin mars, pour une fin programmée fin juin, il faudrait beaucoup de ressources mentales.

Comment jugez-vous la formule inédite imaginée pour ce championnat ramassé sur une période très courte ?

C’était intéressant : deux poules de 7 équipes, soit douze matches, et une phase finale avec quatre formations, soit 6 rencontres en plus. Nous avons joué 18 matches, quasiment tous les trois jours. C’est un rythme soutenu, dans un contexte sanitaire tendu. Il fallait faire des tests très régulièrement, certains joueurs ont été infectés par le Covid-19. Cela signifie que d’un match sur l’autre, vous ne savez pas, tant que vous n’avez pas les résultats, sur quels joueurs vous pourrez compter. Mais on a su gérer tout cela. De plus, après les premiers matches qui se sont déroulés sans public, les supporters ont pu revenir dans les stades, certes en nombre limité, mais c’était important d’avoir le soutien de nos fans. On a très bien géré cette saison très longue sur la durée, mais finalement réduite à trois mois de compétition. Et la finale face au FC San Pedro (2-1) a été un très beau moment.

 

«Conserver notre titre et bien figurer en Ligue des champions»

 

Avez-vous déjà quelques indications sur l’effectif dont vous disposerez la saison prochaine ?

Normalement, et contrairement à l’année dernière, il ne devrait pas subir beaucoup de modifications. Il y aura peu de départs. Par contre, nous allons devoir nous renforcer. L’ASEC est un grand club, ses supporters attendent des résultats, et l’objectif, au niveau national, sera de conserver notre titre, face à une concurrence de plus en plus ambitieuse, comme l’ont montré le FC San Pedro, la SOA ou l’AFAD, notamment. Et nous allons participer à la Ligue des champions. Notre but, c’est de participer à la phase de groupes.

Avec quelles ambitions à partir de la phase de groupes de la Ligue des champions ?

Nous n’avons pas les mêmes moyens que les grands clubs égyptiens comme le Zamalek ou Al-Ahly, les formations sud-africaines ou encore l’Espérance de Tunis, le Wydad Casablanca ou le Raja, par exemple. C’est difficile de rivaliser avec eux. Mais nous sommes des compétiteurs, on fera tout pour aller le plus loin possible.

Vous êtes revenu dans un club où vous aviez dirigé le centre de formation, de 2011 à 2017. Entre-temps, vous avez travaillé en tant qu’adjoint de Claude Le Roy, au Togo. Cette expérience vous-a-t-elle convaincu de devenir numéro 1 ?

Je viens du football amateur. Cette expérience au Togo m’a permis de travailler avec une bonne sélection africaine, de côtoyer, outre un coach aussi expérimenté que Claude Le Roy, des joueurs comme Emmanuel Adebayor, Mathieu Dossevi ou Floyd Ayité. Quand on m’a proposé de revenir à l’ASEC, un club bien structuré, bien géré, en tant que numéro 1, je n’ai évidemment pas hésité. Je viens de vivre un moment intense avec ce titre. J’ai encore un an de contrat, et je suis très impatient de débuter la prochaine saison, avec beaucoup de challenges à relever, tant au niveau national qu’international.

Alexis BILLEBAULT

 

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