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Horoya - Lamine Ndiaye : «Je n’avais pas le choix»

L'entraîneur Lamine Ndiaye s’est prêté aux questions de Sportnewsafrica après le titre de Horoya

Horoya remporte à nouveau le championnat. Un soulagement pour le coach que vous êtes ?

Un championnat n’est pas une course de vitesse. Malheureusement, certains ne le comprennent pas ainsi. Ils tirent la sonnette d’alarme tout de suite (quand l’équipe va mal). Au bout de cinq journées, nous étions presque condamnés. Alors qu’il restait 21 matches à jouer. Personne, à part nous, joueurs et staff, n’y croyait.

J’ai entendu pas mal de choses. Pas mal de critiques. On revenait de loin. Nous n’avons pas eu de vacances déjà. Et on avait une demi-finale à jouer au mois d’octobre contre le Pyramids d’Égypte. Pendant tout ce temps-là, on s’entrainait avec 12 joueurs blessés.  Malgré tout, l’équipe a joué la demi-finale. Parmi les joueurs qui ont joué la demi-finale, il y avait notamment quatre éléments qui étaient encore blessés.

Durant cinq journées, le Horoya a occupé la dernière place du championnat. Comment avez-vous pu gérer cette période de tension ?

De ce côté-là, les joueurs ont été fantastiques. Ils n’ont jamais perdu les repères malgré les cinq matches sans victoire. Par moment, il y avait beaucoup de la volonté et peu de chances. Je me souviens, on a marqué dans un match un but que l’arbitre refuse. On se fait aussi rattraper au score sur un corner illégalement sifflé. Tout ça, on a oublié. Le football ce n’est pas les mathématiques. Les meilleurs ne gagnent pas toujours .

Quelle a été la méthode du coach pour revenir dans la course au titre, au regard de tous ces aléas ?

Je n’avais pas le choix. Sur le banc, j’avais des joueurs blessés. Donc c’est dans ces conditions qu’on a fini la saison. En prime, il y a eu aussi le Covid qui avait frappé six de nos joueurs. On sait que tout cela a une incidence sur le plan physique. On a traversé  toutes ces difficultés et nous étions toujours en course pour la Ligue des champions. Il fallait passer à tout prix contre le Racing Club d’Abidjan pour rentrer dans la phase de poules.

Je pense qu’on a bien négocié jusqu’au dernier match où il nous fallait un nul pour nous qualifier face à Kaizer Chiefs (Afrique du Sud). Malheureusement, on était éliminé. On s’est alors retroussé les manches pour aller au bout de la seule compétition qui nous restait à savoir le championnat.

Et la pression du public, de l’administration du club et même du président  dans tout ça ?

On a fait fi de tout ça. On était concentré sur notre travail. On savait qu’ils ne pouvaient pas être plus mal que nous. Lorsque l’équipe a recommencé à gagner, les choses se sont aussitôt normalisées.

 

«Le seul regret, c’est de n’avoir pas pu nous qualifier en ¼ de finale de la Ligue des champions»

 

Au-delà du sacre, est-ce qu’il y a d’autres points de satisfaction ? 

La satisfaction, ce sont les joueurs. Ils ont cru au projet. J’en profite aussi pour remercier la direction. Car, Dieu sait qu’ils étaient aussi sous pression. Mais, il ont su faire confiance aux joueurs, au staff... et puis voilà le résultat. Le seul regret, c’est de n’avoir pas pu nous qualifier en quart de finale de la Ligue des champions africaine. Et pourtant nous avions largement notre place là-bas.

On a aussi eu l’impression lors de cette saison que certains de vos joueurs cadres dont Boniface Haba, le capitaine Oncensey Mandela, même Morlaye Sylla,  n’étaient pas constants. Est-ce que cela a pesé aussi dans la saison difficile du Horoya ?

Non. Ce sont des humains comme toutes les personnes. Vous même, vous n’êtes pas toujours en forme. Ocansey Mandela sort d’une année pénible avec des blessures. C’est donc normal après un an de blessure,  il lui faut encore un an pour retrouver son meilleur niveau. Morlaye Sylla ressent une telle pression sur lui que ce n’est pas facile. Et puis les adversaires ne l’épargnent pas non plus. Mais, il a quand même une grande influence sur notre jeu.

Pour ce qui est de l’attaquant Boniface Haba, il avait attrapé le Covid lorsque nous étions au Maroc. Donc, lorsqu’il est revenu, je me souviens, on l’a sélectionné en équipe nationale. Il a eu la malchance n'avoir pas marqué et les critiques se sont injustement abattues sur lui. Ce sont juste des humains. On ne va pas les accabler. Nous sommes une famille, on gagne et on perd ensemble.

Alors parlant de la Ligue des champions, on se rend compte que Horoya cale toujours  dans le dernier carré. Est-ce que vous avez déjà réfléchi à une approche pour pouvoir arriver au moins en finale la saison prochaine ?  

Il n’y a aucune méthode, il n’y a que le travail. Il n’a pas manqué grand-chose à domicile contre Kaizer Chiefs. Donc dire que ça bloque, non. Peut-être qu’on n’est pas encore au niveau tout simplement. Il faut se préparer et puis se renforcer. Il ne faut pas que les gens croient qu’on est les meilleurs du monde. En tout cas pour l’instant non. Ce n’est pas les moyens qui font gagner. Je l’ai dit tout à l’heure, ce n’est pas toujours les meilleurs qui gagnent. Donc, il y a d’autres ingrédients qu’il faut tenir en considération.

 

«Il ne faut pas que les gens croient qu’on est les meilleurs du monde»

 

Est-ce que Horoya prévoit de faire venir de grands joueurs la saison prochaine ?

Nous n’avons pas fini la saison. Et pour cette question, je ne peux pas répondre.

Des départs aussi ?

Je vous réponds toujours la même chose, la saison n’est pas encore terminée !

On sait qu'en défense Horoya semblait assez faible. Vous avez d’ailleurs essayé beaucoup de paires avant finalement de trouver, face au Wydad, le duo  Oula Abass Traoré et Salif Koulibaly. Est-ce que vous êtes finalement satisfait de ce secteur ?

Si ces joueurs sont remarqués, c’est parce qu’il y a autour certains qui aident.  Je pense que c’est l’équipe dans l’ensemble qu’il faut féliciter mais pas un ou deux joueurs.

Oui mais il y a des joueurs qui impressionnent. Par exemple le jeune Naby Soumah, ancien de Djoliba, arrière droit de formation. Mais avec les nombreux blessés, vous l'avez fait avancer. Il a aidé Horoya à réussir sa fin de saison en inscrivant quatre buts…

Il a montré qu’on avait raison de lui faire confiance. Moi j’ai parlé avec lui en fin de saison dernière. J’envisageais d’autres organisations tactiques. Ce garçon est pétri de talent. Peut-être que c’est le grand public qui en doutait.

Aujourd'hui coach, c'est quoi les perspectives pour vous et Horoya ?

Finir la saison le mieux possible sans blessure. Et après voir ce qui va se passer dans le futur.

Mama SWAREY

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation
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