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Le Dakar, histoire passionnante d'un rallye!

Stephane Peterhansel célèbre sa victoire lors de la dernière arrivée du Rallye à Dakar

Le rendez-vous était inscrit en lettres capitales sur le calendrier sportif. Pour les Sénégalais, le rallye Paris-Dakar était ainsi un événement sportif pas comme les autres. Pour les concurrents, c’est naturellement, un défi des plus exaltants. Du froid électrique européen à la chaleur accablante du Sahara, la passion traversait, effectivement, les frontières. Pendant près de trois décennies, la capitale sénégalaise faisait courir les plus grands conquérants des sables. Le centre d’un monde bercé à coups de bruit de moteurs. Un monde partagé entre la quête de Graal des pilotes et l’enthousiasme des spectateurs éblouis. La communion était d’un exquis délice. Jusqu’à l’édition de 2008.

Cette année-là, le Dakar prend un virage brusque. Pour la première fois depuis son lancement, 30 ans plus tôt, le rallye raid n’eut pas lieu. La raison ? Des menaces d’attentats contre les Français en Mauritanie. «Après différents échanges avec le gouvernement français -en particulier le ministère des Affaires étrangères- et compte tenu de ses fermes recommandations, les organisateurs du Dakar ont pris la décision d'annuler l'édition 2008 du rallye, programmée du 5 au 20 janvier entre Lisbonne et la capitale sénégalaise», annonçait alors avec amertume l’organisateur de la course (Amaury Sport Organisation).

L’Arabie Saoudite pour redorer le blason

C’est d’ailleurs la seule fois depuis 1978 que l’événement sportif ne se dispute pas. Le convoi de 2007 est donc le dernier à fouler le sol africain, laissant Dakar orphelin de son «bébé». Stéphane Peterhansel (Auto) et Cyril Desprès (Moto) défendent ainsi leur titre l’année suivante loin des routes africaines. Direction, l’Amérique Latine: le Chili et l’Argentine prennent le relais. Une délocalisation qui dépouille cependant le mythique rallye de toute son âme. Mais le parcours sud-américain ne dure que onze ans. En 2020, cap sur le Proche-Orient et les pistes cahoteuses de l’immense désert d’Arabie Saoudite. Le jackpot pour le Royaume. Pourtant de nombreuses critiques accompagnent ce choix.

La deuxième course en terre saoudienne a démarré ce samedi 3 janvier 2021. Dans un paysage qui offre toutes les caractéristiques pour rendre le rallye plus attrayant. «La variété des territoires saoudiens offre des combinaisons quasi infinies pour donner la tonalité souhaitée au parcours du Dakar. Après la découverte du pays en 2020, celui tracé pour l’édition 2021 est dédié à l’exploration : en privilégiant toujours la nouveauté, puisque les itinéraires des spéciales sont intégralement inédits ; et en limitant la longueur des secteurs les plus roulants, sur lesquels les différences sont uniquement liées à la puissance des véhicules», écrit l’organisateur sur le site du Dakar.

Le Dakar, une caravane meurtrière

L’aventure en terre saoudienne va durer cinq ans. L’objectif de ce contrat ? Relancer l’intérêt de cet événement qui n’a désormais de prestige que son histoire hors normes. Ce transfert au Royaume saoudien est supposé donner au Dakar un nouveau souffle. Et surtout plus de visibilité. Il devrait, en effet, faciliter la couverture médiatique avec la possibilité de nouvelles retransmissions télévisées. Rien que ça. C’est donc un nouveau départ pour un rallye qui aura marqué l’histoire par la passion qu’il engendre. En dépit des événements sombres qui l’ont émaillé. Car le Dakar, ce n’est pas qu’une course pour la gloire, c’est aussi des événements tragiques.

La caravane roule sur des cadavres. Depuis 1979, pas moins de 60 personnes ont été tuées dans le rallye du Dakar. Il s’agit surtout de spectateurs locaux, des enfants pour la plupart. Mais également des pilotes et des accompagnateurs, dont au moins 7 journalistes. Parmi les accidents les plus remarquables, celui qui coûte la vie le 8 janvier 1986 à l’initiateur de cette belle aventure, Thierry Sabine, dans un crash d’hélicoptère au Mali. Son accompagnateur, le chanteur français, Daniel Balavoine, le jeune pilote suisse, François-Xavier Bagnoud, le technicien radio Jean-Paul Le Fur et la journaliste Nathalie Odent, meurent également dans le crash.

Wahany Johnson SAMBOU

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