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Tunisie : comment Ons Jabeur est devenue la «Reine» du tennis africain

Ons Jabeur.
Ons Jabeur.

Tous ceux qui ont grandi dans la Cité sportive d’El Menzah connaissent le lycée Pierre de Coubertin et ses terrains de tennis soigneusement entretenus. L’établissement que fréquentait Ons Jabeur, il y a 12 ans, est juste à près 500 mètres du siège de la Fédération tunisienne de tennis (FTT). Là également, on y retrouve des terrains de tennis où des jeunes et adultes manient vigoureusement la raquette.

«Ons Jabeur est une battante»

La native de Ksar Hellal s’est fait connaitre du grand public en 2011 en remportant la finale de Roland-Garros juniors face à la Française Caroline Garcia. Mais pour le Directeur technique national (DTN), Anis Bouchlaka, l’histoire de la «Reine» du tennis africain remonte à plus loin. La tête pensante du tennis tunisien suit Ons Jabeur depuis 10 ans. «Elle est fidèle à ses habitudes, c’est une battante. Elle a toujours cru en elle depuis qu’elle a 10 ans, raconte le technicien. A l’époque, Ons (Jabeur) disait qu’elle allait remporter Roland-Garros. C’est qu’elle a fait en 2011.»

Cette année, la Tunisienne vise le Top 10. Et, elle est près de toucher l’objectif. «Elle n’est pas très loin, elle a de bonnes chances d’y être, pronostique le DTN. Elle est très tenace. C’est une véritable compétitrice.»

WTA Birmingham : le premier titre de Jabeur.

Le premier virage de sa carrière

Fille de Ridha et Samira Jabeur, Ons est devenue une grande star au pays des Aigles de Carthage. On retrouve ses affiches avec ses différents sponsors dans toutes les grandes artères de Tunis. Ses matchs sont suivis en direct sur les différentes chaînes de sports. Le DTN n’est pas surpris par la réussite la meilleure joueuse africaine de tennis. Il a su très tôt qu’elle était une perle rare.

Bouchlaka rembobine : «Ons était déjà assez talentueuse en venant ici. C’était un premier virage dans sa carrière. C’est à partir de là qu’elle a commencé à avoir une envergure nationale chez les jeunes. Ça a commencé chez les 14 ans. Elle avait battu les meilleures Françaises quand elle avait moins de 14 ans. Je me souviens, elle avait remporté un tournoi dédié aux femmes à 14 ans. Elle était dans le groupe qui avait terminé à la 5e place aux championnats du monde par équipe chez les juniors. Elle n’a cessé de progressé depuis lors.»

Anis Bouchlaka, DTN du tennis tunisien.

«Elle est bien entourée. Nous avons toutes les raisons d’être optimistes pour la suite de sa carrière.»

Dimanche 20 juin, quand Ons Jabeur a remporté son premier prix sur le circuit WTA à Birmingham, le DTN a poussé un ouf de soulagement sans pour autant être vraiment surpris de cette performance. «Cela fait un bon moment qu’elle est sur une courbe ascendante, justifie-t-il. On attend Ons (Jabeur) qu’elle fasse de grandes performances. On est très contents qu’elle ait remporté ce tournoi. Et on souhaite qu’elle aille encore plus loin.»

Mais que ce soit à Roland-Garros, à l’Open d’Australie ou à Wimbledon, la Tunisienne de 26 ans n’a jamais pu franchir les quarts de finale. Anis Bouchlaka ne s’en inquiète pas. Il reste optimiste : «Je pense que la suite de sa carrière ne peut être que positive, s’il plait à Dieu. La pire chose pour les joueuses, c’est toujours les blessures. Heureusement, qu’elle est bien entourée. Elle a son mari (Karim Kamoun), qui est son préparateur physique. Il s’occupe bien d’elle. Son entraineur, Hissem Jelali, est également Tunisien. Il la coache pour aller de l’avant. Donc, nous avons toutes les raisons d’être optimistes pour la suite de sa carrière.»

Cette année, le Grand Chelem sur gazon de Wimbledon est prévu du 28 juin au 11 juillet.

Ablaye DIALLO

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