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JO Paris 2024 : les grandes ambitions du hurdler sénégalais Louis-François Mendy

Dur apprentissage du très haut niveau pour le hurdler sénégalais Louis-François Mendy (à gauche, aux JO 2021 de Tokyo).
Dur apprentissage du très haut niveau pour le hurdler sénégalais Louis-François Mendy (à gauche, aux JO 2021 de Tokyo).

Les Jeux olympiques Tokyo 2021 ont été l’occasion pour certains athlètes africains de briller. Pour d’autres, ils ont été un terrain d’apprentissage du très haut niveau. C’est le cas de l’unique athlète de la délégation sénégalaise au Japon. Louis-François Mendy n’a pas franchi les séries du 110 mètres haies, mais il préfère voir le bon côté des choses. Joint au téléphone par Sport News Africa, le jeune hurdler (22 ans) est revenu sur sa course, sa première expérience aux JO et, surtout, sur ses ambitions de médaille aux prochains Jeux, Paris 2024.

Louis-François Mendy s’est signalé il y a trois ans. Il avait fini cinquième en finale de sa spécialité aux championnats d’Afrique d’athlétisme de 2018 à Asaba au Nigeria. L’année suivante, il prend part aux Jeux africains de Rabat (Maroc) où il décroche la troisième place, synonyme de médaille de bronze. Dans la foulée, en 2019 donc, il découvre le très haut niveau en participant aux championnats du monde d’athlétisme à Doha au Qatar. Il s’arrête en séries, réalisant un de ses meilleurs chronos sur le 110m haies (13.75).

Mendy, le désir d’apprendre

Cet été, il a profité d’une Wildcard du Comité olympique sénégalais pour découvrir les Jeux olympiques. Il est sorti dès sa série en terminant 7ème en 13.84, à 34 centièmes du britannique Andrew Pozzi, 4ème et dernier qualifié. «Je n’étais pas crispé lors de ma course», assure Louis-François Mendy.

Le hurdler sénégalais situe ailleurs son péché : «Je n’ai pas forcément fait la course que je voulais. J’ai vite touché une haie. Et les haies Mondo, ça ne pardonnent pas. Une petite faute et toute la course en est perturbée. Du coup j’ai perdu mon rythme de franchissement des obstacles. Je reste persuadé que si je n’avais pas touché cette haie, j'aurais pu me qualifier pour les demi-finales.»

En baisse de forme cette saison, au cours de laquelle il manqué de nombreux meetings, François Mendy pouvait difficilement espérer briller à Tokyo, voire titiller son record du Sénégal de la distance (13.59).

«Il faut reconnaître que cette année je manquais de compétition, confesse-t-il. J’ai été bloqué à Dakar pour un problème de visa pour rejoindre l’Europe afin d’y disputer quelques compétitions. C’est certes des choses qui peuvent se produire des fois mais le haut niveau ce n’est pas une plaisanterie. Des fois, on a besoin de plus de moyens pour atteindre le niveau supérieur. La fédération d’athlétisme, le comité olympique et le ministère des Sports du Sénégal font des efforts, mais il en faut davantage.»

Mendy rêve de «hisser haut le drapeau du Sénégal à Paris.»

Basé en France depuis quelques années, Louis-François Mendy fait partie des athlètes bénéficiant de la bourse olympique octroyée par le Comité olympique sénégalais. Une reconnaissance de son immense potentiel. Aux JO 2021, il a effectué un pas de plus vers des lendemains qui s’annoncent enchanteurs. «J’ai énormément appris lors de ces Jeux. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de débriefer avec mon entraîneur et le directeur technique national, et c’est plutôt satisfaisant», salue-t-il.

Cependant, il espère bénéficier d’un appui plus conséquent des autorités sénégalaises pour briller lors des prochains JO. «Je n’ai qu’une chose en tête : aller en finale et être sur le podium à Paris, martèle-t-il. Pour y parvenir, il faudra davantage de soutien des autorités, qu’on soit boosté et plus motivé pour que les sportifs puissent atteindre les sommets. J’espère qu’on pourra hisser haut le drapeau du Sénégal aux prochains Jeux.»

Toutefois, François Mendy garde de bons souvenirs des Jeux de Tokyo. Il rembobine : «Les restrictions sanitaires étaient quelque peu contraignantes pour nous. Mais l’ambiance au village olympique était plutôt bonne. Il y avait de la joie et de la bonne humeur avec autour de nous une sécurité impressionnante. Nous avons respecté toutes les mesures édictées par l’organisation japonaise.»

Moustapha M. SADIO

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