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Marumo Gallants- Sébastien Migné : «Je voulais travailler au quotidien avec un groupe»

Sébastien Migné coach Maruma Gallants FC
Sébastien Migné, coach Maruma Gallants FC

Comment s’est déroulée votre nomination à Marumo Gallants ?

J’avais quitté Niort (France, Ligue 2) où j’étais l’adjoint de mon ami Sébastien Desabre (ex coach de l’Ouganda, de l’Espérance Tunis, du WAC Casablanca et de Pyramids FC notamment, ndlr). J’avais envie de redevenir numéro 1 dans un club. Un jour, Jean-François Loscuito, que j’avais connu en Guinée équatoriale lorsque j’étais sélectionneur et lui entraîneur de Futuro Kings, m’a appelé. Il m’a dit que le club de Marumo Gallants FC, qui avait remporté la Coupe d’Afrique du Sud, cherchait un coach. Il a de bons contacts dans ce pays, car il avait travaillé à Black Leopards, il y a quelques années. J’ai eu un contact avec les dirigeants du club, et j’ai signé au mois de juin pour un an, avec une option pour une saison supplémentaire.

Aviez-vous eu d’autres contacts ?

Oui, avec l’AS Vita Club, en RD Congo. Mais les choses ont pris beaucoup de temps, et moi, je ne pouvais pas attendre indéfiniment. J’avais cette possibilité en Afrique du Sud, je voulais travailler, j’ai donc accepté. Ce qui m’intéressait également dans le projet sud-africain, c’était de travailler au quotidien avec un groupe. Avec une sélection, c’est différent. On a les joueurs une grosse semaine tous les mois, pas plus.

Que saviez-vous du championnat sud-africain ?

Pas mal de choses. Je sais déjà que c’est un championnat très bien structuré. Certains clubs disposent de moyens importants. On joue dans des stades qui ont accueilli, pour la plupart, des matches de la Coupe du Monde 2010 et de la CAN 2013, même si, pour l’instant, on joue à huis-clos en raison de la crise sanitaire. La couverture médiatique de la Premier League sud-africaine est très bonne. Je suivais ce championnat car quand j’étais sélectionneur du Kenya, certains de mes internationaux y évoluaient. Evidemment, il y a des clubs qui ont beaucoup plus de moyens que d’autres, tels Orlando Pirates, Mamelodi Sundows, Kaizer Chiefs, Cape Town FC…

 «On va d’abord essayer d’obtenir le maintien le plus vite possible»

Marumo Gallants, qui est situé dans la ville de Polokwane, fait plutôt partie des clubs appelés à jouer le maintien…

La saison dernière, le club, qui s’appelait alors Tshakhuma Tsha Madzivhandila s’est maintenu avec quatre points d’avance sur le premier relégable. Cette saison, on va d’abord essayer d’obtenir le maintien le plus vite possible, et ensuite, on verra. Grâce à la victoire en Coupe d’Afrique du Sud, Marumo s’est qualifié pour la Coupe de la CAF. D’ailleurs, nous allons affronter au premier tour Futuro Kings, un club que je connais bien, puisque j’avais plusieurs de ses joueurs quand j’étais sélectionneur de la Guinée équatoriale.

Vous avez débuté le championnat par une défaite face à Baroka FC (0-2), avant un bon match nul contre Orlando Pirates (0-0)…

J’ai beaucoup apprécié la performance de mes joueurs face à Orlando. C’était un match sérieux, que nous aurions même pu gagner. Aujourd’hui, nous n’avons disputé que deux matches, et l’effectif pourrait encore bouger d’ici à la fin du mercato, le 30 août. Nous avons besoin d’un attaquant capable de prendre la profondeur. J’ai un effectif fourni, avec 40 joueurs. Nous allons attendre la fin du mercato, afin de savoir avec quel groupe je travaillerai les prochains mois.

Comment s’est passée votre adaptation ?

Comme je parle anglais, cela a facilité les choses. Je dois encore m’améliorer dans cette langue, mais la communication avec les joueurs se passe bien.  Je suis encore à, l’hôtel, puisque ma femme et mes enfants sont en France. Je travaille beaucoup, entre la préparation des séances d’entraînement, les séances elles-mêmes, les matches, etc…  DE plus, en raison de la crise sanitaire, il y a un couvre-feu à partir de 20 heures.

Vous ne regrettez  pas d’avoir quitté la Guinée équatoriale en 2020, alors que cette sélection est qualifiée pour la CAN au Cameroun et le second tour des qualifications pour la Coupe du Monde 2022 ?

Peut-être, oui… Mais quand j’ai fait activer une clause de mon contrat pour partir, la situation était très particulière. Moi, j’étais confiné en Guinée équatoriale, en raison de la crise sanitaire. Et quand on est étranger, être confiné dans un autre pays que le sien, c’est difficile. Ma famille était encore au Kenya, et je voulais la retrouver. Bref, c’était une situation compliquée, particulière et imprévue. J’ai fait un choix et je l’assume. Ce que je peux vous dire, c’est que la Guinée équatoriale pourrait être une des bonnes surprises de la CAN. Il y a de la qualité, une influence latine, qui se symbolise par un jeu de possession, assez rare en Afrique.

Vous avez donc travaillé pendant une saison à Niort avec Sébastien Desabre, un entraîneur qui connaît très bien l’Afrique…

Oui, et c’était une expérience intéressante, malgré une saison compliquée, puisque Niort s’est sauvé lors des barrages. On a pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, à échanger. On continue à se parler très régulièrement. Il a regardé notre match face à Orlando Pirates, par exemple. Mais comme je vous l’ai dit, je voulais redevenir numéro 1…

Alexis BILLEBAULT

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