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Patrice Carteron : «pourquoi j’ai accepté de revenir entraîner le Zamalek»

Patrice Carteron.
Patrice Carteron.

Sport News Africa : Le Zamalek s’est imposé (1-0) le 28 juin sur le terrain de Misr-El Maqasa. Ce succès lui permet de compter 18 points d’avance sur Al-Ahly, mais votre rival, finaliste de la Ligue des Champions, compte huit matches de retard…

Patrice Carteron : Oui. Nous avons encore sept matches à jouer, alors qu’Al-Ahly en a 15. On ne sait pas quand aura lieu la fin de saison. Al-Ahly va jouer la finale de la Ligue des Champions et cela va certainement modifier une nouvelle fois le calendrier. La situation est tout de même très particulière. Un tel décalage entre le calendrier de Zamalek et celui d’Al-Ahly n’est pas très équitable. De notre côté, on va essayer de gagner tous nos matches jusqu’à la fin de la saison, mais si Al-Ahly fait un sans-faute, cela ne nous suffira pas pour conserver notre première place.

Vous êtes revenu le 11 mars dernier au Caire, après six mois passés à Al-Taawoun, en Arabie Saoudite…

J’avais quitté Zamalek en septembre dernier, car la situation était devenue intenable. Le club était en crise, les salaires des joueurs et du staff technique n’étaient plus payés. Trois mois avant mon départ, l’ancienne direction du club m’avait donné certaines garanties, et j’avais accepté de rester. Mais très vite, les salaires n’ont plus été versés, et j’ai préféré partir en Arabie Saoudite. Là-bas, j’ai vécu une expérience très intéressante, avec une équipe qui ne fait pas partie des plus huppées du pays.  Mais on a eu des résultats, j’ai pu travailler dans de très bonnes conditions. Puis Zamalek m’a rappelé…

«Au Zamalek la pression est quotidienne. J’en ai besoin. C’est stimulant, passionnant, et aussi compliqué.»

Quels ont été les arguments qui vous ont convaincu ?

Il y a eu un changement de direction. Financièrement, le club est de nouveau plus solide, même si tout n’est pas réglé. Il y a également eu l’implication du gouvernement égyptien. Il était impossible qu’un club aussi populaire, aussi important que Zamalek disparaisse. Zamalek, ce sont des millions de supporters, autant d’électeurs. Même les supporters d’Al-Ahly, le grand rival, ne souhaitaient pas que Zamalek fasse faillite, car le derby du Caire fait partie des évènements les plus attendus de l’année en Egypte. Quand on m’a exposé le projet pour l’avenir du club, qu’on m’a fait comprendre que l’on comptait sur moi pour y participer, j’ai demandé aux dirigeants d’Al-Taawoun de me libérer, ce qu’ils ont accepté de faire.

Les garanties que vous aviez reçues sont-elles respectées ?

Absolument. La situation à Zamalek est beaucoup plus sereine. La crise semble derrière nous.  Financièrement, les choses vont nettement mieux, les salaires sont versés, les joueurs n’ont désormais qu’à se concentrer sur le football. Sportivement, les résultats sont satisfaisants. Le club prépare la saison prochaine, et il a déjà prolongé les contrats de Mahmoud Hamdy et d’Ahmed Sayed. On négocie actuellement avec le Marocain Achraf Bencharki pour qu’il prolonge, et c’est en bonne voie. En ce qui me concerne, je suis sous contrat jusqu’en 2022, je suis très heureux ici. Zamalek, c’est un des plus grands clubs africains, et si la pression est quotidienne, je mesure la chance d’être ici. De toute manière, j’ai besoin de cette pression au quotidien. C’est stimulant, passionnant, et aussi compliqué. J’ai entraîné le TP Mazembe, le Raja Casablanca, Al-Ahly, des clubs où il y a une exigence permanente, une obligation d’avoir des résultats. Et j’ai envie de gagner des titres avec mon club.

«J’aimerais un jour redevenir sélectionneur national, en Afrique ou en Asie.»

Vous aurez 51 ans le 30 juillet. Vous êtes encore un jeune entraîneur. Quelles sont vos ambitions pour l’avenir ?

J’aimerais un jour redevenir sélectionneur national, en Afrique ou en Asie. Je l’ai été au Mali (2012-2013), et j’avais apprécié cette expérience. Il y a quelques années, j’avais failli être nommé au Gabon. Être sélectionneur, c’est une autre façon de travailler, ce n’est pas comme gérer un club au quotidien. Et j’aime également ça.

Vous avez entraîné Cannes et Dijon en France. Envisagez-vous un retour en Europe ?

J’ai eu, par le passé, quelques touches avec des clubs français de Ligue 2, mais cela ne m’intéressait pas vraiment. Franchement, revenir en Europe n’est pas un objectif. Je ne vois pas quelle sélection nationale pourrait faire appel à moi. Ce qui pourrait me plaire, c’est d’aller entraîner en Angleterre, dans un club de Championship.

Alexis BILLEBAULT

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