Adélaïde Koudougnon, seule dame à la DTN du foot ivoirien

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Adélaïde Koudougnon, seule dame à la DTN du foot ivoirien

La Direction Technique Nationale (DTN) du football ivoirien compte une seule femme en son sein, Adélaïde Koudougnon. Son amour profond pour le sport, particulièrement le foot, caractérise cette ressortissante de Gagnoa, ville natale de Didier Drogba (au centre-ouest de la Côte d’Ivoire).

Adélaïde Koudougnon est une virtuose du sport tout court. Avant de basculer définitivement dans le foot, elle a pratiqué le hand et l’athlé. Mais c’est à l’école primaire qu’elle a goûté aux délices du ballon rond. “J’étais déjà très dangereuse quand nous jouions des interclasses dans les années 85-86. Mais, après, ça ne m’a plus intéressée” se souvient-elle, le sourire aux lèvres.

Moisson de médailles en athlé

Dans sa carrière, Adélaïde Koudougnon se fait d’abord un nom dans l’athlétisme. Entre 1992 et 1998, elle décroche plusieurs titres. Elle est sacrée championne de Côte d’Ivoire du 100 et du 200 mètres haies en 1994. L’année d’après, en 1995, rebelote au 100m, au saut en longueur et au triple saut, entre autres distinctions. Mieux, elle remporte la médaille de bronze du triple saut aux championnats d’Afrique juniors à Bouaké (Côte d’Ivoire) en 1995. Puis, encore le bronze en heptathlon aux championnats d’Afrique à Yaoundé, au Cameroun, en 1996.

Le foot, plus qu’une passion

Elle commence sa carrière dans le foot à San Pedro (sud-ouest du pays). Précisément dans l’équipe des “Carpes Rouges” en 1987. Latérale droite, puis ailière droite et enfin milieu offensive, elle fait éclater sa polyvalence. Et porte haut les couleurs de cette formation qui s’offre le titre de champion de Côte d’Ivoire en 1993.

A la question de savoir quel sport lui tient le plus à cœur, Adélaïde Koudougnon n’hésite pas un seul instant. “Le football, c’est ma vie. Depuis ma tendre enfance, je me frottais déjà à mes grands frères et autres camarades garçons du quartier. Et j’avais envie d’être une grande footballeuse dans l’avenir. Même si j’aimais un peu le handball”, raconte l’ex-championne âgée de 43 ans.

En 1998, Adélaïde Koudougnon atterrit à la Juventus de Yopougon, à Abidjan, l’une des formations les plus populaires du foot féminin ivoirien. Là, elle explose. Sa grosse prestation permet à son équipe d’être quadruple championne de Côte d’Ivoire. Individuellement, elle est sacrée meilleure joueuse en 2000. Dans la foulée, elle devient coach-joueuse de son équipe et s’offre le titre de meilleure entraîneure du championnat en 2002.

Une entrée fracassante à la DTN en 2002…

Son stage en 2002 à la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), marque l’entrée, pour la première fois, d’une femme à la DTN. Elle est accueillie par les doyens de l’encadrement technique en Côte d’Ivoire, Yéo Paul Martial, Gbonké Tia Martin, Kaé Oulaï et feu Timité Vassouleymane. “J’ai beaucoup appris auprès d’eux. Ils étaient comme mes papas. Ce qui m’a donné une grosse envie de travailler dans la rigueur, se souvient-elle. Par la suite, elle intègre définitivement la FIF.

Son DTN d’alors, Yéo Paul Martial (vainqueur de la CAN Sénégal 92 avec les Eléphants en tant que sélectionneur-entraîneur) l’encense. “Je ne regrette pas d’avoir travaillé avec Adélaïde Koudougnon. Elle a su se faire apprécier. Si elle est encore à la DTN jusqu’à présent, c’est parce qu’elle connait bien son métier”.

Chargée de la détection de jeunes talents

Sélectionneuse nationale entre 2004 et 2010, Adélaïde Koudougnon joue un rôle prépondérant à la DTN. L’avenir du foot féminin ivoirien lui est confié. Elle s’occupe avec abnégation de la politique de développement et de détection de jeunes talents. “Pour ce faire, je suis obligée de sillonner les différents quartiers d’Abidjan et des villes de l’intérieur pour détecter de jeunes filles qui s’adonnent à la pratique du football. C’est difficile, mais passionnant”, raconte-t-elle.

C’est d’ailleurs elle qui a déniché les internationales ivoiriennes Glaï Rebecca (lors d’un tournoi des U15 à Yamoussoukro) et Binta Diakité (à Yopougon). Mais pour Adélaïde Koudougnon, le foot féminin ivoirien peut mieux faire. “Il suffit que nos dirigeants y soient beaucoup plus regardants. Parce que, nous avons de la valeur”, soutient-elle.

Jean-Claude DJAKUS

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