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Aïda Tiama: l’émancipation féminine par le sport

Septuple championne du Mali de taekwondo, Aïda Tiama est la présidente de l’Association des femmes pratiquantes des arts martiaux au Mali (AFPAM, née le 31 décembre 2019). Un engagement pour aider les femmes à s’émanciper par le sport, les arts martiaux notamment.

«Les arts martiaux, c’est ma vie. Je me sens fière et aux anges sur le tatami ou dans un dojo», confesse Aïda Tiama à Sport News Africa (SNA) sur sa passion pour le sport. La championne de taekwondo et de Sambo affiche un éternel sourire timide. Mais il cache un mental de combattante forgé par une farouche volonté de réaliser ses ambitions dans le sport de haut niveau.

Une personnalité forgée par les valeurs du sport

Ceinture noire 3e dan en taekwondo, elle est septuple championne du Mali  dans cet art martial, dont 4 fois dans la catégorie des -46 kg. Par ailleurs, la championne est médaillée de bronze en sambo sportif et médaillée d’argent beach-sambo aux 14es championnats d’Afrique de cette discipline au Maroc en juin 2019.

«Quand j’étais toute petite, j’accompagnais mon père à l’Ecole de la paix de Badalabougou (Bamako) dont il était directeur. Des jeunes s’entraînaient là-bas et j’ai beaucoup apprécié ce qu’ils faisaient. J’ai demandé à mon père si je pouvais le faire. Il a accepté et m’a beaucoup aidée pour que je puisse atteindre mes objectifs. C’est ainsi que j’ai débuté dans le taekwondo», raconte la jeune femme.

«La pratique des arts martiaux a changé beaucoup de choses dans ma vie. Les arts martiaux m’ont permis également de sillonner les plus grands pays du monde et de faire la connaissance de grandes personnalités». Mais la combattante regrette: «de n’avoir pas atteint l’une de mes principales ambitions: participer aux Jeux olympiques».

Depuis deux ans, Aïda s’est prise aussi de passion pour le sambo avec une certaine réussite. Elle est 2e vice-présidente de la Fédération malienne de sambo et membre de la commission féminine africaine de la discipline. en outre, elle est titulaire d’un diplôme de «Maître national» et d’arbitre en sambo.

Le sport, facteur d’éducation de la jeunesse

Loin des compétitions, Aïda veut amener ses sœurs à s’émanciper par le sport. Elle a donc créé en décembre 2019 l’Association des femmes pratiquantes des arts martiaux au Mali (AFPAM). «Mes ambitions, c’est de trouver dans un bref délai des femmes capables de se faire valoir dans le milieu des arts martiaux. En tout lieu et en toute circonstance. Nous sommes déterminées à nous battre pour que les femmes soient traitées au même pied d’égalité que les hommes. Dans les arènes sportives notamment», prévient la présidente. Par ailleurs, l'AFPAM aide les femmes victimes de marginalisation, de harcèlement sexuel et de violences physiques et morales.

Au Mali, Aïda Tiama est connue également à travers ses salles de sport. «Notre objectif principal est l’éducation des enfants à travers les vertus des arts martiaux… Nous voulons l’émergence d’une jeunesse éduquée, engagée. Et également former des champions qui vont hisser très haut les couleurs de la patrie». Elle ne rate pas une occasion de rappeler que le sport est un facteur d’éducation de la jeunesse. Que ses valeurs peuvent favoriser le retour de la paix et de la stabilité au Mali. «A travers les vertus et la philosophie des arts martiaux, nous pouvons amener la jeunesse à travailler», insiste la trentenaire, également diplômée en transit.

Moussa BOLLY

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