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Ange Metuschela et l'avenir de l'eSport ivoirien

A 30 ans, Ange Metuschela Odie est le fondateur de l'équipe eSport la plus titrée de Côte d'Ivoire sur FIFA. Il a créé le compte Twitter @Ivoire_eSports pour promouvoir les talents africains dans le domaine de l'eSport. Il parle dans cet entretien, de son parcours et de ses challenges.

Ange Metuschela, quel est ton palmarès en tant que joueur?

Je suis un ancien champion de tournois de jeux vidéo organisés par une association en Côte d'Ivoire nommée Gamers CI. J'ai également travaillé sur la mise en place de tournois FIFA et PES du FEJA en tant qu'expert.

Comment t'es-tu retrouvé à former l'équipe la plus titrée de Côte d'Ivoire en eSports ?

Tout débute réellement en 2013 où déjà en Masters, je m’intéresse à l’économie du sport numérique et l’évolution de cette discipline dans le monde. Le jeu sur lequel je me concentre est surtout sur FIFA. À la sortie de la fac, je m’adonne à ma passion et cherche un réel challenge. C'est de cette façon que je termine champion d’un événement organisé par une structure ivoirienne de la place. À la suite de cela, je continue mon apprentissage et je me promène de salle de jeu en salle de jeu, toujours à la recherche de nouveaux challenges. Le destin fait les choses, je rencontre de très bons joueurs à qui je parle de mon projet. Après de longues discussions,  je décide de les prendre sous mon aile.

À ce moment, quel est votre but à tous et qui sont ces joueurs ?

Notre but est de titiller les meilleurs joueurs du monde sur le circuit @EAFIFAesports. L'équipe compte des talents comme Yao Taid Vianney et Juniors Dogo qui sont devenus à la suite de notre rencontre, champion d’Afrique, champion de Côte d’Ivoire et vice-champion du premier gros tournoi organisé par Orange en 2018. Hammad Oule est également avec nous ainsi que d'autres joueurs aussi talentueux les uns que les autres.

On imagine que ça n'a pas été facile d'aller chercher ces titres, n'est-ce pas ?

Pour les titres, on a travaillé dur et les résultats sont venus tous seuls, si je puis dire. Le travail paye, mais il faut avouer que le milieu de l'eSport ivoirien est très concurrentiel. Il y a de nombreux talents. C'est aussi ce qui a permis à nos joueurs de donner le meilleur d'eux-mêmes à chaque rencontre.

Hammad Oule, preùier vainqueur du Paradise Game En 2017, au milieu Yao Taid Vianney, champion d’Afrique 2018 et champion de l’Orange Gaming Tour 2018, présent à la Paris Game week 2018 et à droite, Junior Dogo, vice-champion Orange Gaming Tour 2018 et vice-champion Festival de l’Electronique et du Jeu Vidéo d’Abidjan 2018.

Qu'est-ce qui t'a motivé à former cette équipe ?

Je voulais sortir de l'ordinaire et faire quelque chose que personne n'avait encore fait auparavant. Nous sommes la première équipe officielle constituée en association et enregistrée en bonne et due forme.

Parle-nous justement de l'association et de votre compte Twitter. Comment faites-vous pour vous promouvoir et attirer des joueurs ?

@Ivoire_eSports est un compte Twitter qui se veut être une vitrine des talents ivoiriens et africains dans le domaine du sport électronique. La structure fonctionne sur fonds propres donc sans subventions. On va dire que nous sommes des passionnés et que l'on croit en l'avenir et au potentiel des talents africains dans le domaine. Nous sommes un compte de promotion tout en étant une équipe eSport. Nous nous situons surtout dans le volet compétitif c’est-à-dire athlète eSport. Pour nos événements, nous essayons de contacter des structures européennes et africaines pour des matchs amicaux afin de nous faire connaître via les talents. En ce qui concerne l’aspect promotion nous suivons les compétitions qui se déroulent sur le globe et nous y apportons notre analyse ou soutien.
 
Quels ont été les obstacles auxquels vous avez dû faire face ?
 
Disons que la méconnaissance de ce milieu par les populations a été le premier obstacle. Aujourd'hui, la discipline est considérée comme l'Eldorado des temps modernes. En Afrique, en général, on pense que cela n'est qu'un jeu, un passe-temps alors que les sports au sens que tout le monde connaît, sont avant tout des jeux. Enfin, le second problème a été les finances bien évidemment.
 
Que peut-on attendre de l'association cette année ?
 
Cette année, l’objectif est de continuer à faire ce que nous avons toujours fait depuis sa création : œuvrer à la promotion de l'eSport africain qui manque d’exposition. Nous nous donnons comme mission, de faire ce qui est possible pour montrer à la face du monde ce que valent les Africains.
 
Quel est votre souhait pour l'eSport africain ?
 
Ce que je souhaite pour l'eSport africain en général, c’est que les compétitions internationales soient ouvertes à l’Afrique. Pour l’instant, très peu nous est accessible depuis l’Afrique et cela est injuste. Notre combat est aussi de montrer au monde que si le continent a connu et connaît de grands athlètes tels que Didier Drogba, Samuel Eto'o, Pascal Siakam, Serge Ibaka, Sadio Mané, Pierre Aubameyang, il en existe aussi d'autres capables d'émerger du sport électronique.
 

Malick YUNG

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