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Arthur Boua: «Ressusciter la boxe ivoirienne»

Le Président de la Fédération ivoirienne de boxe, Arthur Emmanuel Boua nourrit de grandes ambitions pour cette discipline. A l’image de la belle soirée pugilistique organisée avec succès le 26 décembre 2020, M. Boua confie, dans cet entretien avec Sport News Africa, qu’il va multiplier les initiatives afin de resusciter la boxe en Côte d’ivoire.

Emmanuel  Arthur Boua, président Fédération ivoirienne de boxe
Emmanuel Arthur Boua, président de la Fédération ivoirienne de boxe

Entretien

Président, cela fait deux ans que vous êtes à la tête de la Fédération ivoirienne de boxe. Comment évolue la discipline depuis lors ?

Effectivement, nous avons pris la tête de la Fédération ivoirienne de boxe le 27 juillet 2019. Mais à l'entame, nous avons jugé bon d'effectuer une série de concertations. Nous sommes venus avec un plan d'actions qui est axé sur le développement de la boxe ivoirienne. Il fallait aussi rendre nos statuts conformes à la convention d'objectif que l'État de Côte d'Ivoire a signé avec toutes les fédérations sportives. Depuis ce jour jusqu'à maintenant, ça nous fait un an plein d'exercice. Nous sommes même allés encore en AG Ordinaire le 31 janvier dernier pour dresser un premier bilan.

Que peut-on retenir concrètement du travail effectué ?

Ce qu'on retient, c'est que nous sommes partis avec un calendrier très étoffé. Nous avons fait le lancement de notre saison pour le compte de l'exercice 2020 le 11 janvier de cette même année. C'est un calendrier qui était assez riche assorti d'un certain nombre de galas. A l'entame, c'est-à-dire en mars 2020, nous avons été confrontés tous au Covid-19. L'État de Côte d'Ivoire nous a instruit de surseoir à toutes nos activités et de respecter les mesures barrières. De mars à juin, nous sommes juste restés dans la sensibilisation contre cette pandémie sanitaire.

Durant cette période, nous sommes entrés en contact avec des entités au niveau de la boxe professionnelle internationale. Car notre objectif est de ramener cette boxe-là dans notre pays. Nous avons ainsi pris attache avec certaines instances qui sont les industries de la promotion de la boxe professionnelle.

Youssou Doumbia, boxeur ivoirien

Youssou Doumbia, boxeur ivoirien

Et vous avez organisé des tournois majeurs ?

Oui, nous avons organisé le championnat intercontinental IBA en décembre dernier. Et nous l’avons bien réussi. Par ailleurs, au niveau de la formation, de septembre à octobre, nous avons formé près de 150 personnes. A savoir des entraîneurs niveau 1, composés en majorité d’anciens boxeurs.

Nous avons fait aussi une formation pour les administrateurs, les secrétaires généraux, les trésoriers, les présidents de club et les médecins. Enfin, nous avons demandé à nos clubs d'être les animateurs de leurs communes respectives. Ces activités intermédiaires ont enrichi notre saison. En somme, je retiens que, malgré la situation difficile à cause de la pandémie, nous avons mené de bonnes actions.,

Justement combien avez-vous dépensé pour le championnat intercontinental de décembre dernier ?

Pour la soirée qui a consacré notre boxeur national Doumbia Youssouf, les dépenses ont tourné autour de 50 millions de Fcfa. Y compris les primes des athlètes, celles des juges-arbitres et les perdiems etc. Je précise que nous n'avons eu aucun soutien des partenaires sur le plan local. Nous avons organisé cette soirée avec nos propres moyens et ceux du promoteur venu de France. D’ailleurs Youssouf Doumbia fait partie de son écurie. C'est vrai que nous sommes aussi gagnants sur le plan moral grâce au sacre de notre compatriote. Mais, nous n'avons rien gagné sur le plan financier.

Est-ce à dire que le promoteur ne vous a pas aidé financièrement ?

Non. Nous n'étions pas en partenariat. En fait, la politique que nous avons mise en place au niveau de la fédération, c'est de ne rien imposer maintenant aux promoteurs. Car leurs charges sont déjà assez lourdes. En principe, pour un championnat du monde, il faut payer entre 4 à 5 millions de Fcfa à la fédé. Quant au championnat d'Afrique, il faut débourser 2,5 millions de Fcfa. Sans compter les combats intermédiaires. Au total, si nous devons tenir compte de tout ces aspects, le promoteur devrait reverser à la fédé entre 7 à 10 millions FCFA. Nous avons trouvé que c'était beaucoup. Mais notre objectif était de faire revivre aux Ivoiriens les années de gloire de la boxe en Côte d’Ivoire. Et comme je l’ai dit, c’était un succès. Tout doucement, nous allons atteindre nos rêves.

Pensez-vous vraiment que la boxe ivoirienne peut renaître de ses cendres ?

Absolument. J'y crois. Et je vous apprends que le programme de cette année est très alléchant. Déjà le 27 avril prochain, nous organiserons un championnat d'Afrique continental dans une version indonésienne. Avant cet important rendez-vous, un Nigérian viendra à Abidjan le 27 mars pour tenter de conquérir un titre. Le championnat national débutera avant ces deux événements-là. Et puis, pour le mois de mai, nous préparons un titre continental. Deux Ivoiriens seront opposés à des boxeurs de la sous-région ouest-africaine pour des titres RBO au niveau des combats professionnels.

Les membres de la Fédération ivoirienne de boxe

Les membres de la Fédération ivoirienne de boxe

A côté de cela, on annonce dans les coulisses, un salon de la boxe ivoirienne…

Oui, nous allons effectivement organiser ce salon bientôt. Ce sera une grande première dans la boxe ivoirienne. Il se tiendra en trois jours à Abidjan. La date sera arrêtée d'ici peu. Nous allons profiter de cette occasion pour retracer l'histoire du noble art ivoirien. Tous les acteurs viendront exposer. De même que les anciens présidents. Nous discutons aussi actuellement avec les collectivités locales dans le cadre de la mise en place des séries d'implantation des centres de loisirs dans les grandes régions de la Côte d'Ivoire. Ce sera notre manière de promouvoir notre discipline.

Nous organiserons bientôt un séminaire de formation des journalistes sportifs sur les interprétations des combats de boxe. Les monteurs de ring et même les hôtesses seront également concernés. Nous allons nous battre pour avoir des juges arbitres étoilés, capables de nous représenter au niveau international.

En clair, mon ambition, c'est de ressusciter la boxe de mon pays en le ramenant au premier plan. Parce que, les Ivoiriens ont encore en mémoire les grands combats que notre premier Président, feu Félix Houphouët-Boigny, aimait avec passion.

Entretien réalisé par Jean-Claude DJAKUS

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