
Le Maroc, au-dessus du lot
Sept points, deux victoires, un nul de prestige contre le Brésil (1-1). Les Lions de l’Atlas ont réalisé la meilleure phase de groupes d’une nation africaine à ce Mondial. Derrière la régularité des résultats, une équipe qui maîtrise les moments, avec des individualités décisives comme Saibari, Hakimi et El Khannouss. Le sélectionneur Mohamed Ouahbi a confirmé que le Maroc, demi-finaliste lors de la précédente édition, n’est plus un outsider mais une force établie du football mondial. Ils affrontent les Pays-Bas en seizièmes.
La Côte d’Ivoire, solide après avoir trébuché
Six points en trois matchs, avec une défaite face à l’Allemagne (1-2) absorbée sans paniquer à la deuxième journée. La victoire sur l’Équateur en match d’ouverture puis sur Curaçao a montré une équipe capable de répondre sous pression. Les Éléphants terminent deuxièmes du groupe E et défient la Norvège le 30 juin. Pour leur première qualification au second tour de leur histoire, les hommes d’Emerse Faé ont démontré un potentiel qui pourrait faire d’eux une vraie surprise dans cette coupe du monde.
L’Afrique du Sud, surprise de la phase de groupes
Battus par le Mexique à l’ouverture (0-2), les Bafana Bafana ont accroché la Tchéquie (1-1) avant de s’imposer face à la Corée du Sud (1-0) grâce à un but de Thapelo Maseko. Une première dans l’histoire de la sélection sud-africaine en Coupe du monde. Ils entrent en lice dès ce dimanche contre le Canada à Los Angeles.
Le Cap-Vert, l’épopée inédite
Trois matchs nuls, une qualification obtenue à la force du collectif. Pour leur première participation à une Coupe du monde, les Requins Bleus ont tenu l’Espagne, l’Uruguay et l’Arabie saoudite en échec. Un parcours héroïque pour ce novice. Ils défieront l’Argentine, championne du monde en titre, lors de leur premier seizième de finale de l’histoire. Le gardien Vozinha est devenu le visage de cette aventure.
L’Égypte, solide sans éclat
Un nul contre la Belgique (1-1), une victoire historique contre la Nouvelle-Zélande (3-1), la première victoire égyptienne en Coupe du monde, puis un autre nul contre l’Iran (1-1). Quatre points, deuxième place du groupe G, adversaire l’Australie. Les Pharaons avancent sans faire de bruit, portés par un Mohamed Salah toujours décisif.
La RD Congo, la révélation
Leur entrée contre le Portugal (1-1) était déjà un signal fort. Battus par la Colombie dans un match serré (0-1), les Léopards de Sébastien Desabre ont renversé l’Ouzbékistan (3-1) pour décrocher une qualification historique, la première de la RD Congo en phase éliminatoire d’un Mondial. Ils affronteront l’Angleterre au prochain tour. Un tirage difficile, mais une équipe qui a montré qu’elle n’est pas là pour faire de la figuration.
Le Ghana, pragmatique et qualifié
Les Black Stars ont géré leur groupe L avec discipline. Victoire d’entrée contre le Panama (1-0), nul solide contre l’Angleterre (0-0), défaite sans conséquence face à la Croatie (1-2). Quatre points, troisièmes du groupe, ils continuent leur aventure au Mondial avec une défense solide.
Le Sénégal, le chemin de croix suivi d’une résurrection
Deux défaites consécutives contre la France (1-3) et la Norvège (2-3) avaient plongé les Lions dans une situation quasi-inextricable. La réaction face à l’Irak (5-0) a été à la hauteur de l’urgence. Grâce à cette différence de buts décisive et aux résultats favorables dans les autres groupes, le Sénégal a arraché sa place parmi les huit meilleurs troisièmes et affrontera la Belgique en seizièmes. La qualification ne gomme pas les questions posées par les six buts encaissés en deux matchs, ni les dysfonctionnements qui ont entouré la préparation.
L’Algérie, un scénario à rebondissements
Écrasés par l’Argentine dès l’entrée (0-3), les Fennecs ont existé par séquences. Victoire méritée contre la Jordanie (2-1), puis un dernier match épique contre l’Autriche achevé sur un 3-3 dans lequel Riyad Mahrez a cru offrir la victoire aux siens à la 90e+3 avant une égalisation autrichienne dans le temps additionnel. Les deux équipes sont passées. L’Algérie affrontera la Suisse.
La Tunisie, naufrage complet
Trois défaites, douze buts encaissés, deux marqués. Un entraîneur, Sabri Lamouchi, limogé en pleine compétition et un bilan global qui ne souffre d’aucune atténuation. La Tunisie quitte le Mondial sans point, sans victoire, avec un chantier considérable à reconstruire.
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À propos de l'auteur
El Hadji Malick SARR
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
