
Un choix jugé pertinent
Pour beaucoup de supporters burkinabè, Amir Abdou représente une option crédible et adaptée au contexte actuel. Gaël Clément Ro'Eh le décrit comme l’une des « meilleures options » disponibles, soulignant son profil idéal : un coach extérieur au « biotope national » mais avec une solide expérience africaine, tant en clubs (FC Nouadhibou, Hassania d’Agadir) qu’en sélections (Comores, Mauritanie). Il met en avant sa capacité à performer avec des équipes considérées comme « moyennes » sur le continent, ce qui pourrait permettre aux Étalons de franchir un cap.
L’objectif prioritaire, selon lui, est de redonner une identité de jeu à l’équipe, fondée sur les valeurs historiques burkinabè telles que la combativité, la solidarité et le dépassement de soi. Il appelle aussi à un football libéré, sans « frein à main », et insiste sur la nécessité pour la fédération d’accorder au coach un bail long (4-5 ans minimum) et une liberté totale dans le choix de son staff technique.
Des attentes claires : résultats et stabilité
Les supporters convergent largement sur l’essentiel : des résultats concrets. Daouda Sangaré exprime une lassitude face aux « crises d’entraîneur » répétées et aux promesses non tenues. Il veut un sélectionneur capable de faire « aller de l’avant » l’équipe, rappelant le passé glorieux et le contraste avec les difficultés récentes à s’imposer.
Amos KY résume l’état d’esprit général : « On recrute pour que le travail soit bien fait, et pour cela, il faut mettre le coach dans les conditions de bien travailler ». Victor Sanou insiste sur la vigilance : « Éviter les écoutes parasites, travailler sérieusement, et surtout sanctionner les manquements disciplinaires, les retards aux regroupements, par exemple. » Il pointe du doigt une certaine responsabilité de la fédération dans ces dysfonctionnements passés.
« Viser immédiatement à remporter la CAN ou une qualification mondiale serait aller trop vite »
Appel à la patience
Georges Millogo adopte un ton plus mesuré. Il plaide pour une meilleure intégration des joueurs du championnat national, encourage le nouveau sélectionneur des Étalons à venir observer lui-même sur place, et met en garde contre des attentes irréalistes : « Viser immédiatement à remporter la CAN ou une qualification mondiale serait aller trop vite ». Il appelle à avancer « pas à pas » pour éviter les pièges de la précipitation.
Adama Brabo complète ce tableau en insistant sur deux piliers : stabiliser le groupe pour engranger des victoires, indispensables pour satisfaire le peuple burkinabè et s’entourer de bonnes personnes.
Les réactions des supporters montrent un consensus : Amir Abdou est perçu comme un choix sérieux et prometteur, capable d’apporter discipline, ambition et une vision adaptée au football africain. Cependant, l’enthousiasme reste tempéré par les déceptions récentes.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
