
Ceux qui ont tenu leur rang
Pascal Siakam, leader irréprochable dans la tempête
Finalistes NBA la saison passée, les Indiana Pacers vivent un exercice beaucoup plus laborieux. Privée pour l’ensemble de la saison de Tyrese Haliburton, victime d’une rupture du tendon d’Achille lors des finales contre le Thunder, la franchise d’Indianapolis est engluée dans les bas-fonds de la conférence Est.
Dans ce contexte, Pascal Siakam demeure la valeur sûre. Le Camerounais affiche 23,7 points, 6,7 rebonds et 3,9 passes en 34 minutes de moyenne. All-Star pour la quatrième fois, le champion NBA 2019 avec les Toronto Raptors est resté fidèle à sa réputation : constance, engagement défensif, leadership silencieux.
À 31 ans, « Spicy P » est la figure de proue africaine la plus stable de la ligue. Seule ombre au tableau : l’incapacité collective des Pacers à convertir ses performances en victoires.
Joel Embiid, le retour au sommet
Après deux saisons perturbées par des problèmes récurrents aux genoux, Joel Embiid retrouve progressivement son statut d’intérieur dominant. Le pivot des Philadelphia 76ers tourne à 26,6 points, 7,5 rebonds et 3,9 passes en 31 minutes.
Surtout, il enchaîne les matches (31 déjà disputés), signe d’une meilleure continuité physique. Son impact dépasse les statistiques : Philadelphie, sixième à l’Est avec 30 victoires en 64 rencontres, reste en course pour le top 4 et l’avantage du terrain en playoffs.
Le MVP 2023 semble avoir retrouvé mobilité et explosivité. Si la santé tient, la seconde partie de saison pourrait le replacer dans la conversation des meilleurs pivots de la ligue.
Mouhamadou Gueye, progression maîtrisée
Plus discret médiatiquement, Mouhamadou Gueye incarne une progression patiente. L’ailier-fort sénégalais des Atlanta Hawks, freiné par une blessure au dos à ses débuts, gagne progressivement la confiance de Quin Snyder.
Titularisé à cinq reprises, il continue d’élargir son rôle dans la rotation. Sa capacité à défendre sur plusieurs postes et à s’écarter derrière l’arc en fait un profil moderne apprécié. Sans être spectaculaire, sa trajectoire est ascendante.
Ceux qui ont déçu ou cherchent encore leur place
Jonathan Kuminga, promesse en suspens
Champion NBA dès 2022 avec les Golden State Warriors, Jonathan Kuminga peine à confirmer les attentes placées en lui. À 23 ans, l’ailier congolais n’a jamais réussi à s’imposer durablement dans la rotation de Steve Kerr.
En manque de régularité et souvent sanctionné pour ses errements défensifs, il a fini par perdre du temps de jeu avant de chercher un nouveau départ. Son potentiel athlétique reste intact, mais la constance et la lecture tactique font encore défaut.
La deuxième partie de saison sera déterminante pour éviter que son statut ne bascule définitivement de « futur pilier » à simple rotation player.
Khaman Maluach, apprentissage accéléré
Khaman Maluach, sélectionné en 10e position de la dernière draft par les Houston Rockets avant d’être envoyé en G-League, découvre progressivement les exigences du très haut niveau.
À 19 ans, le pivot de 2,16 m alterne entre apprentissage et apparitions sporadiques en NBA (23 matches disputés, moins de cinq minutes de moyenne). Son cas relève davantage du développement que de la performance immédiate.
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À propos de l'auteur
El Hadji Malick SARR
Rédacteur sportif
Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.
