
SNA : Quelle importance révèle pour votre présence au Bénin ?
David Lappartient : Je suis très heureux parce que c'est la première fois pour moi d'être au Bénin. J'ai entendu parler depuis longtemps du Tour du Bénin qui prend de l'importance tous les ans sous l'égide de la Fédération béninoise de cyclisme et son président, Romuald Hazoumè. Donc moi je suis très heureux d'y être aujourd'hui pour finalement vivre ça et apporter aussi mon soutien à la Fédération béninoise de cyclisme (FBC) qui fait un excellent travail et qui, on va dire dans la sous-région et même à l'échelle du continent africain, est l'une des plus dynamiques.
Vous avez discuté avec Benoît Dato, le ministre des Sports du Bénin. Quel était le thème de la discussion ?
Avec monsieur le ministre des Sports, c'est d'abord une rencontre de courtoisie, bien sûr, mais aussi une rencontre qui nous permettait d'aborder le soutien que nous avons mutuellement auprès de la Fédération béninoise de cyclisme. Moi, j'ai pu naturellement saluer l'engagement de l'État, du gouvernement et du ministère des Sports auprès de la fédération. Et puis j'ai aussi dit au ministre tout ce que nous faisons, nous, au niveau de l'Union Cycliste Internationale, pour soutenir la Fédération béninoise de cyclisme. Mais nous nous sommes accordés avec le ministre pour dire que la Fédération béninoise de cyclisme est une des plus sérieuses, en tout cas, ici au Bénin, mais aussi dans l'ensemble des fédérations africaines de cyclisme que nous avons. Et nous sommes très très heureux d'être ici aux côtés du président et toute son équipe pour développer le cyclisme.

Le Tour du Bénin est une course majeure, une course inscrite au calendrier UCI, elle est en catégorie 2.2, donc ce n'est pas beaucoup, on aimerait d'ailleurs en avoir beaucoup plus, donc c'est une épreuve bien organisée, qui donne beaucoup de points d'ailleurs au classement mondial de l'UCI, et donc c'est une des épreuves phares, que nous avons ici à l'échelle du continent avec le tour d'Algérie avec le tour du Rwanda avec quelques tours ici qui sont vraiment solides donc pour nous c'est bien sûr une très très belle course.
Quelles sont les relations que l'UCI a avec les pays africains ? Est-ce qu'elle a des relations particulières ?
On a bien sûr des relations et nos 54 pays africains qui sont affiliés à l’Union Cycliste Internationale. Les relations sont naturellement parfois plus développées avec certains pays parce qu'il ya des fédérations plus dynamiques. C'est exactement le cas du Bénin. Il ya un gros travail qui est accompli et avec nos fédérations africaines nous travaillons sur plusieurs axes d'abord bien sûr la formation des athlètes à travers la détection, la formation d'un certain nombre dans nos camps d'entraînement, dans nos camps de détection. Et puis après, certains viennent en Bretagne pour faire un camp que nous avons localisé là-bas. Et puis ensuite, on a une équipe continentale UCI, c'est-à-dire professionnelle, qui est basée au siège de l'UCI en Suisse. Et là, nous avons des athlètes. La moitié sont des athlètes africains, l'autre moitié sont des athlètes du reste du monde. Et parmi les athlètes africains, nous avons d'ailleurs une béninoise, Georgette Vignonfodo. Nous sommes très heureux de l'avoir là. Nous sommes aux côtés de nos nations africaines.
Dans la promotion du cyclisme africain, d'abord, il faut bien sûr qu'il y ait des très bons athlètes, et il y en a aujourd'hui, parce qu'il faut quelques stars qui amènent aussi tout le monde. Il y a des athlètes africains au plus haut niveau. Il faut bien sûr plus de courses, et il faut aussi que ces courses soient encore mieux diffusées. C'est pour ça que le Championnat d'Afrique, on fait en sorte d'accompagner aussi la Confédération africaine de cyclisme pour qu'il soit diffusé dans les 54 pays. Ce qu'on souhaite aussi, c'est travailler avec les courses de niveau international, comme le Tour du Bénin, pour voir comment aussi on peut assurer à terme une production télé de haut niveau et qu'elle puisse aussi à terme être diffusée à l'échelle du continent et avoir finalement une série de courses différentes qui continuent de promouvoir le cyclisme parce qu'on voit qu'il y a un augment populaire réel ici en Afrique.
Bientôt les Championnats du Monde qui se tiendront à Montréal (Canada) en septembre, de nombreuses formalités administratives sont à prévoir, notamment en matière de visas. Pourriez-vous nous indiquer quelles mesures concrètes l’UCI envisage de mettre en place pour faciliter ces démarches et garantir l’obtention des visas pour les athlètes des pays africains ? 
Vous venez d'Abidjan où vous avez participé aux travaux du congrès de la Confédération africaine de cyclisme. Qu'est-ce qui a été concrètement dit pour le cyclisme africain ?
Il a été tiréi un petit bilan de ce qui s'est passé l'année dernière avec notamment les championnats du monde de cyclisme sur route pour la première fois en 125 ans qui se sont déroulés en Afrique. Et l'Afrique a finalement montré au monde entier sa capacité à organiser. On a fait un bilan et puis surtout on a tracé de perspective avec des associations africaines de cyclisme. Pour l'UCI, toutes les actions qu'on pouvait mettre ensemble pour former les athlètes à la base, former aussi bien sûr tous les encadrants, des entraîneurs, des arbitres, des mécaniciens. Et puis naturellement aussi, comment on pouvait nous développer les actions de solidarité en faveur des fédérations africaines. Donc on a abordé tous ces sujets-là sur le congrès qui a duré finalement deux jours.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
