
Le suspense touche à sa fin. Après le départ de Thierry Mouyouma, acté suite au naufrage des Panthères lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (trois défaites en autant de matchs), le Gabon s'apprête à tourner la page. Si l’appel à candidatures a suscité un engouement sans précédent avec plus de 600 CV déposés, la commission spéciale a désormais réduit sa liste à un trio de finalistes.
Pourtant, les coulisses de cette sélection ont été marquées par d’étranges manœuvres, d'après les informations de Sport News Africa. Alors que les noms de Régis Bogaert (ex-adjoint d'Aliou Cissé) et de Frédéric Bompard étaient présents dans la short-list initiale, ces pistes se sont mystérieusement évaporées au profit de nouveaux visages.
Trois profils, trois styles différents
La Fégafoot a retenu trois profils aux trajectoires bien distinctes pour redonner de l'éclat au football gabonais, le premier étant Anthony da Silva. À 45 ans, le Franco-Portugais, après une carrière de joueur entre Portugal et Roumanie, a été adjoint de Toni Conceiçao avec les Lions Indomptables du Cameroun de 2019 à 2022. Médaillé de bronze à la CAN organisée au Cameroun, il a vécu de l'intérieur les exigences d'une grande sélection du continent.
Autre finaliste retenu, Landry Chauvin. Ancien entraîneur de Nantes, Sedan ou encore Brest, le Français de 57 ans a aussi connu des expériences africaines en entraînant le Club Africain en Tunisie et en étant adjoint de Vahid Halilhodzic avec la sélection du Maroc.
Enfin, la piste Luis Boa Morte qui est la surprise de cette liste finale. Alors que la piste menant à l’ancienne star d'Arsenal et de Fulham semblait écartée car jugée « en décalage avec le projet sportif », le Portugais de 48 ans est bel et bien là. Malgré une expérience mitigée sur le banc de la Guinée-Bissau en 2024-2025, son aura internationale et son vécu au plus haut niveau européen restent des arguments de poids pour gérer un vestiaire de stars.
Un choix sous haute tension
Le remplacement de noms comme Bogaert ou Bompard par celui de Boa Morte alimente déjà les discussions dans les maquis de Libreville. Pourquoi un tel changement de cap à la onzième heure ? La réponse appartient à la commission spéciale qui devra justifier son choix demain.
L’enjeu est immense : le futur sélectionneur devra non seulement reconstruire un groupe moralement touché par l'échec de la CAN, mais aussi redonner une identité de jeu à une nation qui ne supporte plus de voir ses Panthères rester à quai.
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À propos de l'auteur
Malick BAMBA
Rédacteur sportif
Le sport africain au quotidien, ces belles histoires et polémiques en tous genres.
