Jonathan Kuminga, encore dans l’impasse ?

Jonathan Kuminga va encore devoir surveiller son téléphone. L’ailier congolais doit se trouver un nouveau point de chute, alors qu’Atlanta a décidé de ne pas activer sa team option, mettant le joueur en position de free agent non protégé. Signification : les Hawks sont prêts à le voir partir sous d’autres cieux alors même qu’il était arrivé en cours de saison.

?
4 minutes de lecture
Jonathan Kuminga, encore dans l’impasse ?

L'histoire semble se rejouer. En février 2026, Jonathan Kuminga quittait Golden State après des mois de tensions autour de son rôle et de son temps de jeu, dans un trade à trois qui envoyait Kristaps Porzingis chez les Warriors et faisait débarquer l'ailier congolais, accompagné de Buddy Hield, du côté d'Atlanta. Cinq mois plus tard, rebelote : les Hawks ont décliné son option d'équipe de 24,3 millions de dollars pour la saison 2026-27, faisant de lui un agent libre non protégé. Kuminga, tout juste 24 ans, se retrouve donc une nouvelle fois à devoir se chercher une équipe.

Un bilan à Atlanta en demi-teinte

Le passage de Kuminga chez les Hawks n'a duré que 16 matchs de saison régulière, avec des moyennes honorables de 12,3 points et 5,3 rebonds en un peu plus de 22 minutes par soir. Ses débuts avaient pourtant fait forte impression : 27 points dès sa première sortie face à Washington, puis une autre performance à 20 points quelques jours plus tard, de quoi relancer le débat sur la gestion qu'en avait faite Steve Kerr à Golden State. Mais la suite a été plus contrastée, avec seulement deux sorties à 20 points ou plus sur le reste de la saison, souvent depuis le banc.

Les Hawks ont terminé la saison à 46 victoires pour 36 défaites, décrochant leur première qualification en playoffs sous Quin Snyder, avant d'être sortis au premier tour par les futurs champions, les Knicks de New York. Kuminga y a d'ailleurs livré des prestations marquantes lors des matchs 2 et 3, contribuant fortement aux deux victoires arrachées par Atlanta face à New York, avant de retomber dans l'anonymat sur la fin de série, terminant notamment à 5 sur 24 à trois points sur l'ensemble de la confrontation.

Pourquoi Atlanta a dit non

La décision des Hawks de ne pas lever l'option ne surprend qu'à moitié. La franchise doit déjà composer avec une masse salariale dépassant les 153 millions de dollars, et se libérer du salaire de Kuminga offrait une marge de manœuvre bienvenue. Sur le plan sportif, ses statistiques n'ont finalement que peu évolué par rapport à ses années à Golden State : une moyenne de points quasiment identique et une efficacité globalement comparable, ce qui a nourri autant les partisans que les détracteurs du joueur quant à son véritable plafond.

Autre élément qui a pesé : la profondeur de l’effectif d'Atlanta. Avec l'arrivée d'Aaron Wiggins en provenance d'Oklahoma City avant la draft, puis plusieurs jeunes joueurs récupérés lors de celle-ci (Kingston Flemings, Zuby Ejiofor, Henri Veesaar), les Hawks disposent déjà d'un vivier de profils à l'aile qui rendrait un retour coûteux de Kuminga potentiellement redondant.

Vers où maintenant ?

Plusieurs pistes circulent, sans qu'aucune ne se soit encore concrétisée :

  • Un retour à Atlanta n'est pas totalement exclu, à condition que ce soit sur un contrat plus modeste et de plus courte durée. Les Hawks devraient toutefois libérer au moins deux places sur leur roster pour l'envisager.

  • Les Cavaliers de Cleveland et les Bucks de Milwaukee ont manifesté un intérêt concret. Un sign-and-trade serait probablement nécessaire dans les deux cas, Cleveland ne disposant d'aucune exception salariale à utiliser.

  • Les Lakers de Los Angeles suivent également le dossier de près, malgré des contraintes financières sérieuses après une intersaison de dépenses (Walker Kessler, Quentin Grimes, Sandro Mamukelashvili, Collin Sexton).

  • Les Kings de Sacramento, qui le suivent depuis longtemps, restent annoncés dans la course, mais avec des moyens financiers très limités.

  • Des franchises comme les Bulls de Chicago ou les Nets de Brooklyn ont aussi été évoquées comme destinations possibles dans le cadre d'un sign-and-trade, chacune ayant une pièce salariale ou un profil de joueur susceptible d'intéresser Atlanta en retour.

Le format du deal reste la grande question. Sans exception salariale disponible pour la plupart des courtisans, un sign-and-trade apparaît comme la voie la plus réaliste pour permettre à Kuminga de toucher un contrat à la hauteur de ses attentes tout en offrant une contrepartie aux Hawks.

Un joueur à la croisée des chemins

Après avoir refusé une offre de prolongation dépassant les 100 millions de dollars en 2024, puis vécu une restriction totale de mouvement l'été dernier du fait de son statut d'agent libre restreint à Golden State, Kuminga aborde cette fois le marché en position d'agent libre non protégé, libre de choisir sa destination sans qu'aucune équipe ne puisse s'aligner pour le retenir. C'est un vrai changement de statut par rapport aux étés précédents, marqués par l'incertitude et la dépendance à la bonne volonté des Warriors.

Reste à savoir si un troisième changement d'air en un peu plus d'un an permettra enfin à Jonathan Kuminga de s'installer durablement quelque part et de montrer, sur la durée, le potentiel qu'il n'a fait qu'entrevoir par éclairs à San Francisco puis à Atlanta.

Rejoignez notre communauté sportive !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de l'actualité sportive en temps réel.

À propos de l'auteur

Oumar WANE

Oumar WANE

Rédacteur sportif

Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.

?
0 commentaire(s)

?

Rejoignez la conversation

Connectez-vous pour partager vos réflexions et échanger avec la communauté.

?

Aucun commentaire pour le moment

Soyez le premier à commenter cet article !