LDC : les tops et les flops de Bayern Munich – PSG, Paris rejoint encore la finale

Accroché à Munich par le Bayern (1-1), ce mercredi en demi-finale retour de Ligue des champions, le Paris Saint-Germain a validé son billet pour une deuxième finale consécutive grâce à sa victoire de l’aller (6-5sur l’ensemble des deux matchs). Dans une rencontre intense, certains Parisiens ont encore confirmé leur statut, tandis que plusieurs Bavarois sont passés à côté de leur rendez-vous.

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LDC : les tops et les flops de Bayern Munich – PSG, Paris rejoint encore la finale

Tops

Willian Pacho, le patron silencieux

Désigné Homme du Match par l’UEFA, le défenseur équatorien a encore livré une prestation de très haut niveau. Après son erreur lors du match aller sur l’ouverture du score bavaroise, il a parfaitement réagi avec une copie autoritaire et mature. Très attentif dès les premières minutes, il a devancé Harry Kane à la 10e minute, empêchant l’attaquant anglais d’armer sa frappe.

Solide dans les duels, précis dans ses interventions et toujours bien placé, Pacho a multiplié les actions défensives importantes. Sa vitesse lui a aussi permis de reprendre Michael Olise dès le retour des vestiaires (46e), avant d’éteindre une nouvelle offensive allemande à la 70e minute. Dans une défense parisienne souvent sous pression, il a incarné la sérénité et l’assurance.

Warren Zaïre-Emery, le couteau suisse qui impressionne

Aligné au poste de latéral droit en l’absence d’Achraf Hakimi, le jeune Parisien avait une mission délicate face à Luis Díaz. Malgré quelques difficultés en début de rencontre, notamment sur une accélération du Colombien à la 21e minute, Zaïre-Emery a progressivement pris le dessus. Combatif et discipliné, il a remporté plusieurs duels importants, à l’image de cette intervention rugueuse mais précieuse à la 30e minute.

Toujours actif défensivement, il a encore récupéré un ballon dangereux à la 36e. Mais c’est surtout sa seconde période qui a marqué les esprits. Plus serein techniquement, il a même offert un magnifique petit pont à Konrad Laimer (62e), avant d’écœurer Luis Díaz dans les un-contre-un. Une prestation pleine de personnalité pour un joueur qui confirme sa montée en puissance dans les grands rendez-vous européens.

Khvicha Kvaratskhelia, encore décisif dans les grands soirs

Le Géorgien continue de faire de cette Ligue des champions son terrain d’expression favori. Encore très inspiré offensivement, il a rapidement puni le Bayern en délivrant un centre parfait à Ousmane Dembélé sur l’ouverture du score dès la 3e minute (0-1). Très disponible entre les lignes, percutant dans ses prises de balle et constamment dangereux, Kvaratskhelia a été le principal détonateur offensif parisien.

Sa frappe de la 21e minute a obligé Neuer à une intervention propre, tandis qu’il est passé tout près du but après un raid solitaire à la 57e minute. Même averti avant la pause pour gain de temps, il n’a jamais cessé de faire mal à la défense allemande. Encore un match de patron européen pour celui qui s’impose comme l’un des leaders offensifs du PSG.

Flops

Luis Díaz, invisible cette fois

Très dangereux lors du match aller, l’ailier colombien a cette fois été totalement neutralisé par la défense parisienne, et surtout par Warren Zaïre-Emery. Incapable de créer des différences dans ses dribbles ou dans la profondeur, il a constamment perdu ses duels. Sa frappe largement au-dessus à la 22e minute résume parfaitement sa soirée. Trop imprécis, trop prévisible et rarement inspiré, Luis Díaz n’a jamais pesé sur cette demi-finale retour.

Jamal Musiala, trop intermittent

Le milieu offensif allemand a tenté d’apporter du danger, notamment avant la pause avec quelques frappes intéressantes. Safonov a notamment dû s’employer sur sa tentative de la 44e minute. Mais dans un rendez-vous de cette ampleur, le Bayern attendait beaucoup plus de son meneur de jeu. Trop discret dans l’organisation, rarement capable d’accélérer le rythme ou de casser les lignes, Musiala a totalement disparu après la pause. Il n’a jamais réellement pris le contrôle du jeu bavarois.

Jonathan Tah, sans impact

Le défenseur allemand a parfois affiché de la sérénité dans ses relances, mais il a surtout donné l’impression d’être trop passif face à la mobilité offensive parisienne. Souvent pris dans son dos, rarement dominateur dans les duels, il n’a jamais dégagé une véritable autorité défensive. Sa tête non cadrée dans le temps additionnel de la première période (45+3e) symbolise finalement son match : proche dans certaines situations, mais jamais réellement décisif.

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À propos de l'auteur

El Hadji Malick SARR

El Hadji Malick SARR

Rédacteur sportif

Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.

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