Michel Mboula - FC Metz : « Il y a encore un petit espoir »

Dans une interview exclusive accordée à Sport News Africa avec la facilitation de la Ligue 1, Michel Mboula a fait le bilan de la saison du FC Metz qui pourrait connaître une nouvelle relégation dès ce samedi (en cas de victoire ou nul d’Auxerre face à Lyon) avant même son match de la 31e journée dimanche face au Havre (15h15 GMT). Le défenseur gabonais de 22 ans revient également sur sa longue absence après sa blessure aux ischio-jambiers en août, l’élimination des Panthères au premier tour de la CAN 2025 et a dévoilé ses favoris africains pour la Coupe du monde 2026. Entretien.

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Michel Mboula - FC Metz : « Il y a encore un petit espoir »

Bonjour Michel. Vous jouez un match couperet ce dimanche contre Le Havre, quel est l’état d’esprit du groupe ?

Michel Mboula : L’état d’esprit du groupe reste le même, c’est-à-dire au moins chercher à gagner des matchs et pourquoi pas commencer par celui du Havre. On espère juste bien faire les choses pour ne pas finir la saison en mode catastrophique.

Il n’y a quasiment plus d’espoir pour le maintien. Est-ce qu’on pense déjà à la Ligue 2 ou on cherche juste à bien terminer la saison ?

Non. On ne pense pas à la Ligue 2 parce que tout n’est pas encore terminé. Il y a encore des choses à faire, un petit espoir. Il faudra déjà gagner sans se concentrer sur les résultats des autres, après ça c’est l’avenir qui nous le dira. Mais on est plus focus sur le match à venir que sur la saison complète.

Il y a eu des moments où on a pensé que Metz pouvait enclencher une nouvelle dynamique, notamment après les nuls contre Lille, Rennes ou encore Nantes, mais ça n’a pas suivi derrière. Comment expliquez-vous cela ?

La vérité c’est que c’était des matchs où on s’est dit ça allait le faire. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme prévu. C’est une déception pour le groupe, le staff et l’encadrement du FC Metz. Mais aujourd’hui on est en train de travailler pour obtenir de meilleurs résultats. On n’est pas démotivé, au contraire on est motivé à bien terminer la saison. C’est vrai qu’elle n’a pas été facile due aux résultats chaque week-end, mais on espère bien finir la saison pour nous, les supporters, tous ceux qui travaillent au club, et finir avec des victoires va faire du bien au moral du groupe.

Michel Mboula en action contre l'OL.

Vous avez raté une bonne partie de la saison avec votre blessure à l’ischio dès le mois d’août. Comment avez-vous vécu cette période ?

C’était une période très difficile parce que je n’ai jamais été vraiment éloigné des terrains pratiquement toute une partie de saison comme ça. Je m’étais blessé mais j’étais revenu mais je me suis blessé à nouveau sur le match de mon retour. Après, je me suis dit que cela fait partie de la vie d’un footballeur, des choses qui arrivent. Donc quand je suis revenu, j’ai demandé au staff médical de prendre un peu plus de temps parce que je voulais revenir à 100% de sorte que je ne puisse plus rechuter. J’ai dû faire certains sacrifices comme et Dieu merci, aujourd’hui je ne me plains plus de mes ischios et on espère que dans l’avenir tout se passera bien.

Cette blessure vous a justement privé de la CAN alors que vous avez joué les éliminatoires. Ça doit être une grande déception.

Oui. La CAN c’est un rêve de gamin. Ça allait être ma première CAN si j’y avais participé. Malheureusement, je sortais à peine de blessure et le staff médical de mon équipe nationale a jugé (que c’était) trop court pour moi de reprendre avec une compétition de haute intensité. Ça m’a fait mal, parce que vous avez vu qu’on n’a pas fait une bonne CAN. Je me suis dit "peut-être que si j’étais là j’allais aider mon équipe dans certains aspects". Mais aujourd’hui, on va parler d’autre chose, notamment les prochaines éliminatoires qui vont arriver bientôt et pourquoi pas participer à la CAN qui aura lieu en 2027. Ce serait un réconfort pour cette CAN manquée.

Michel Mboula en action avec le Gabon.

Au Maroc, les Panthères sont sorties au premier tour avec zéro point. Est-ce que vous vous attendiez à un tel scénario et pourquoi ça n’a pas marché justement de votre regard extérieur ?

Non. Je m’y attendais parce qu’on avait une belle équipe avec des grands frères qui nous encadrent bien et des jeunes prometteurs. Je ne m’attendais pas à ce qu’on sorte de cette poule là avec zéro point. Mais le football est comme il est, aujourd’hui il n’y a plus de petites équipes au monde. Je pense qu’on ne s’est pas pris dès l’entame, voilà pourquoi les résultats ont suivi dans ce sens et on est sorti avec trois défaites. Mais comme je le disais tout à l’heure, aujourd’hui on se focalise plutôt sur les éliminatoires pour espérer une meilleure CAN prochainement.

Parlant de grands frères, Aubameyang en est un. Quels sont vos rapports avec lui et quel type de coéquipier est-il ? 

Nos rapports sont plutôt de nature grand frère-petit frère. On ne joue pas au même poste mais on a besoin des conseils des plus grands parce qu’aujourd’hui il est dans le monde professionnel il y a bien longtemps. Ça veut dire qu’il sait comment ça marche, le monde professionnel. Il y a des choses qu’il dit et quand tu le mets en application, ça paie. Par exemple, la discipline, le comportement et tout ce qui va avec. C’est quelqu’un qui est là, qui nous encourage et veut juste qu’on fasse bien les choses pour la nation et pour notre avenir personnel. Ça fait plaisir d’avoir quelqu’un comme lui à tes côtés. En tant que coéquipier, c’est quelqu’un de très très professionnel. Il est passé par de grands clubs et fait de grands championnats et aujourd’hui c’est un plaisir pour moi de pouvoir côtoyer ce genre de joueur. 

Le Gabon s’est arrêté en barrages  de la Coupe du monde, mais 10 pays africains y seront. Quel est le pays que vous voyez aller plus loin dans la compétition ?

C’est un peu compliqué. Comme je le disais tout à l’heure, il n’y a plus de petites équipes. Aujourd’hui, tu vas miser sur une grande équipe mais c’est une petite équipe qui va sortir du lot. Aujourd’hui, le Maroc est une belle équipe qui a le potentiel pour aller loin, que ça soit en Coupe du monde ou en CAN. Il y a aussi le Sénégal. Ce sont mes deux favoris. Le Maroc et le Sénégal sont les deux pays que je vois. Ça peut se tirer coup pour coup. 

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À propos de l'auteur

Aimé ATTI

Aimé ATTI

Rédacteur sportif

Journaliste, commentateur sportif, baignant dans le sport et le football africain.

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