
Il ne va pas falloir quitter la Coupe du monde 2026 sur une autre lourde défaite. Les joueurs tunisiens doivent prendre ne serait-ce qu'un point afin que cette campagne ne vire pas définitivement au cauchemar.
Deux matchs, deux défaites et un changement de sélectionneur

Depuis la CAN 2025 et une élimination en huitièmes de finale face au Mali réduit à 10 pendant plus d'une heure de jeu, la Tunisie avait déjà montré des signes de fébrilité. Des signes de faiblesses ont été révélés au grand jour à la Coupe du monde 2026 malgré la nomination de Sabri Lamouchi comme sélectionneur. Après des résultats catastrophiques obtenus lors des matchs de préparation dont un cinglant 5-0 contre la Belgique, les Aigles de Carthage ont pris l'eau d'entrée au Mondial 2026. Ils ont été battus (5-1) par la Suède dès la première journée. Un revers qui a précipité le limogeage de Lamouchi, remplacé par Hervé Renard.
Sauf que le mal est bien plus profond. Malgré le discours d'Hervé Renard et quelques réajustements tactiques, les joueurs tunisiens n'ont pas existé face au Japon lors de leur 2e sortie. Une rencontre qui s'est soldée sur un score de 4-0. Les Aigles de Carthage sont en chute libre. Il reste un dernier objectif à aller chercher : ne pas quitter la compétition avec zéro point.
Battre les Pays-Bas, une équation difficile à résoudre

Pour son dernier match, la Tunisie va affronter l'ogre du groupe F ; les Pays-Bas. Ce n'est peut-être pas l'adversaire idéal pour obtenir ses premiers points du Mondial 2026. Les Oranjes occupent la première place avec 4 points et veulent la consolider. Du coup, les Néerlandais seront gonflés à bloc avec une motivation supplémentaire pour cette rencontre.
La Tunisie pourrait créer la sensation. Mais, cette équation sera difficile à résoudre pour les Aigles de Carthage. Lors des deux premières sorties, les tunisiens ont montré des fébrilités à tous les niveaux. Ils ont été très friables défensivement. Offensivement, ils n'ont jamais su trouver la meilleure combinaison pour faire mal à la Suède et au Japon.
Malgré tout, Herné Renard vise une fin de compétition plus positive : « Il faut prendre nos responsabilités, finir le mieux possible cette compétition. Le football ça demande de la fierté. Même quand les situations sont plus difficiles, il faut être à la hauteur de l'événement. Être digne jusqu'au bout. », a déclaré le sélectionneur en conférence de presse d'avant-match.
Aymen Dahmen, le gardien de but tunisien, a dévoilé les premières raisons de l'échec de la Tunisie au Mondial 2026.
« Le groupe est toujours solidaire. Nous avons commencé à nous côtoyer depuis le stage de mars. C’est cela qui nous a le plus handicapés. Nous avons fait de bonnes et de mauvaises choses dans ce Mondial. Chacun doit assumer ses responsabilités, pas seulement les joueurs. », a-t-il fait savoir.
Les joueurs se connaissent à peine. Un renouvellement de l'effectif qui a débuté en mars 2026, au mauvais moment, soit deux mois avant la Coupe du monde 2026. Pas de complémentarité, pas d'entente... Mais, les Aigles de Carthage, malgré ce handicap, doivent aller chercher un résultat probant face aux Oranjes.
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À propos de l'auteur
John ATTISSO
Rédacteur sportif
Journaliste et consultant, membre de l'AJST.
