
Passer du banc de touche en novembre à Anderlecht, à ce prêt à Schalke qui aboutit au titre et la montée en Bundesliga. Si on t'avait dit ça en début de saison est-ce que tu aurais pu y croire ?
Moussa Ndiaye : (Sourire) Honnêtement non. Tout est allé tellement vite. Si on m'avait dit ça en janvier, ça aurait été difficile d'y croire. J'ai vécu un moment vraiment difficile à Anderlecht au mois de novembre. Mais ça fait partie du football. J'étais en difficulté, j'ai eu l'occasion de pouvoir me relancer dans un autre contexte et ça a payé. C'est ce que je préfère retenir, ce côté positif et ce titre de championnat avec Schalke et le temps de jeu que j'ai pu avoir en venant ici.
Qu'est-ce que ça fait de remporter ce titre de champion de D2 allemande ?
C'est toujours un plaisir. Quand tu es joueur, encore plus que de jouer, tu souhaites remporter des titres. Qu'ils soient mineurs ou majeurs, quand tu joues un championnat ou un tournoi, tu espères obtenir quelque chose à la fin. C'est la récompense au travail, à tous les efforts fournis au niveau personnel et collectif. C'est quelque chose qui fait plaisir et qu'on savoure car on a travaillé pour atteindre ce niveau et cet objectif.
« J'ai collé au style de football voulu par le coach et au style de jeu en Allemagne »
Comment expliques-tu ton adaptation rapide à Schalke et tes bonnes performances ? On dirait que tu étais au club depuis longtemps.
D'abord, j'ai été très bien accueilli par le staff et le vestiaire. Je pense que cela a beaucoup joué. L'entraîneur me connaissait ainsi que mes qualités, car il était en Belgique avant. Il connaissait mon style de jeu et savait déjà comment il voulait m'utiliser et surtout mettre en avant mes qualités. J'ai aussi collé au style de football voulu par le coach et au style de jeu en Allemagne. Les latéraux participent beaucoup au jeu et c'est ce que je préfère. La répétition des efforts n'est pas un problème. Je préfère participer au jeu, dédoubler, apporter une solution... plutôt que d'être bridé à des tâches uniquement défensives.
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En très peu de temps tu es devenu le chouchou du public. Comment est-ce que tu vis ce soutien que les supporters te portent ?
En fait, avant même d'arriver en prêt, quand il y a eu les rumeurs autour de mon arrivée, je recevais déjà beaucoup de messages. C'est quelque chose qui fait toujours plaisir. Une fois mon prêt officialisé, j'ai eu la chance de jouer dès le match suivant. Je sortais d'une période sans jouer, j'avais envie de montrer ma valeur et rendre aux supporters tous les messages positifs qu'ils m'ont envoyé. J'ai eu la chance de bien débuter, de faire de bons matchs et les résultats de l'équipe ont suivi. Et comme je l'ai dit, j'aime participer au jeu, donc le fait qu'ils me voient actif dans le jeu, me donner à fond c'est quelque chose qui colle à l'ADN du club. Ils m'ont vu faire les efforts et m'ont tout de suite adopté. Et moi ça m'a poussé à ne pas baisser de niveau car ils sont à fond ici. Même en 2e division, le stade est plein pour les matchs à domicile. Il y a une grosse ambiance et de grosses attentes.
« N'importe quel joueur rêve de jouer une Coupe du monde. Mais au Sénégal, il y a une forte concurrence à tous les postes »
Ton retour au premier plan est forcément suivi du côté du Sénégal. On est à un peu plus d'un mois du Mondial. Est-ce que tu y penses ?
N'importe quel joueur rêve de jouer une Coupe du monde. Mais maintenant, il y a un coach qui doit faire des choix. Composer son groupe et donc laisser des joueurs. Si cela ne tenait qu'à moi, je me sélectionnerais (rire). Personnellement, j'essaye juste de donner le meilleur sur le terrain pour être le plus performant possible à mon poste, rester dans mon coin et laisser le coach faire ses choix. Maintenant au Sénégal il y a une forte concurrence quasiment à tous les postes, donc choisir n'est pas simple et forcément ceux qui ne sont pas retenus seront déçus. On laisse tout entre les mains du coach et de son staff pour qu'ils fassent les meilleurs choix pour le Sénégal afin de faire un grand parcours au Mondial. Tout ce qu'on peut faire en tant que joueur c'est d'être performant et se tenir prêt si on fait appel à nous. Si ce n'est pas le cas, ça va nous pousser à travailler encore plus.
Avec ta seconde partie de saison, tu vas forcément attirer l'attention pendant le mercato. Quelle est ta priorité ?
Disons que j'ai fait ma part. Je sortais de plusieurs mois compliqués, je devais me relancer et redevenir performant. Forcément, ça va intéresser des clubs, à commencer par Schalke qui m'a fait venir. La seconde partie de saison s'est bien passée ici. Avec ce titre et les bons matchs, maintenant c'est à mon agent de travailler.
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À propos de l'auteur
Malick BAMBA
Rédacteur sportif
Le sport africain au quotidien, ces belles histoires et polémiques en tous genres.
