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Xavi, Pioli… le Maroc veut-il vraiment tourner la page Regragui ?

À quatre mois de la Coupe du monde 2026, l’avenir de Walid Regragui à la tête des Lions de l’Atlas alimente rumeurs et spéculations. Entre démenti officiel de la Fédération royale marocaine de football et noms prestigieux évoqués en coulisses, le Maroc avance dans une zone grise où la question centrale n’est peut-être pas institutionnelle mais intérieure.

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Xavi, Pioli… le Maroc veut-il vraiment tourner la page Regragui ?

L’incertitude persiste autour du banc marocain. Officiellement, rien n’a changé. La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a démenti catégoriquement toute démission de Walid Regragui.

Dans un communiqué publié le 6 février, l’instance affirme que le sélectionneur « poursuit normalement sa mission » et reste engagé dans la préparation des prochaines échéances, notamment la Coupe du monde 2026.

Mais dans le football de haut niveau, le démenti institutionnel ne suffit pas toujours à éteindre les interrogations. Car si la rupture n’est pas actée, la stabilité, elle, ne semble pas pleinement assumée.

Une zone grise à quatre mois du Mondial

Le Maroc abordera le Mondial 2026 dans le groupe C, en compagnie du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti. Un tirage exigeant qui impose clarté et continuité. Or, depuis la finale continentale perdue face au Sénégal, l’atmosphère autour de la sélection a changé. Sans crise ouverte, une forme d’usure semble perceptible. Regragui n’est plus seulement le stratège de Doha 2022. Et c’est peut-être là que se situe le vrai nœud du problème.

Depuis la Coupe du monde 2022, chaque choix tactique est comparé à l’épopée qatarie. Chaque composition rappelle le souvenir d’une demi-finale inédite pour une nation africaine. Une réussite exceptionnelle peut devenir, pour celui qui l’a orchestrée, une pression permanente.

La question n’est donc pas uniquement : la Fédération veut-elle continuer avec lui ? La question est peut-être : veut-il encore porter ce poids ?

Xavi, l’option prestige

Parmi les noms évoqués figure celui de Xavi. L’ancien maestro du FC Barcelone aurait fait l’objet de premiers échanges selon plusieurs sources spécialisées. Son profil séduit. Philosophie de jeu affirmée, expérience à Al Sadd SC couronnée de succès, passage contrasté mais formateur sur le banc blaugrana (2021-2024).

Xavi avait d’ailleurs salué publiquement le potentiel des Lions de l’Atlas à l’automne dernier. Libre depuis son départ du Barça, il représente une option séduisante sur le plan symbolique. Reste la faisabilité avec les enjeux financiers importants, l’daptation au contexte d’une sélection et la gestion d’un groupe dans le temps court. 

Diriger une équipe nationale n’est pas entraîner un club au quotidien. Le risque serait de confondre aura médiatique et adéquation stratégique.

Stefano Pioli, l’expérience italienne

Champion d’Italie 2022 avec l’AC Milan, passé par l’Inter et plusieurs clubs de Serie A, l’Italien est libre depuis son départ de la Fiorentina en novembre dernier.

Son profil diffère de celui de Xavi :

  •  Gestionnaire expérimenté
  • Habitué aux environnements sous pression
  • Culture tactique rigoureuse

Mais là encore, le calendrier est un adversaire redoutable. À quatre mois du Mondial, lancer un nouveau cycle relève du pari structurel.

Et la piste locale ?

Des solutions internes comme Tarik Sektioui restent envisageables. Cette option présenterait un avantage majeur. Préserver la continuité méthodologique et culturelle, éviter une rupture brutale et maintenir la cohésion d’un vestiaire qui, selon plusieurs signaux, demeure attaché à son sélectionneur. Une sélection ne se reconstruit jamais contre son groupe.

Le paradoxe Regragui

Le remplaçant le plus crédible de Regragui pourrait être… Regragui lui-même. Mais à condition d’évoluer en rafraîchissant son groupe et certains cadres. Privilégier l’état de forme au statut. Intégrer progressivement la nouvelle génération. Ajuster la communication. Tourner définitivement la page du Qatar

Le Maroc n’est plus un outsider romantique. Il est désormais attendu. Et dans ce nouveau statut, la stabilité peut devenir un levier… ou une inertie.

Continuité ou rupture ?

Ni crise ouverte, ni sérénité totale : la sélection marocaine avance dans un entre-deux stratégique. La FRMF a officiellement fermé la porte à une démission. Mais la décision à venir dépasse la simple question contractuelle. Elle touche à la psychologie d’un sélectionneur et à la maturité d’un projet. À quatre mois du Mondial, le Maroc n’a peut-être pas besoin d’un nouveau nom.
Il a besoin d’un cap clair.

Et parfois, dans le football de très haut niveau, l’épreuve la plus exigeante n’est pas de remplacer un homme… mais de savoir s’il peut encore se réinventer.

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À propos de l'auteur

El Hadji Malick SARR

El Hadji Malick SARR

Rédacteur sportif

Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.

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