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Athlé/Niyongabo : «On manque d’organisation au Burundi»

Venuste Niyongabo est médaillé d’or du 5000 m aux JO d’Atlanta en 1996. Au Burundi,  l'homme de 47 ans est une véritable légende. Car il est le premier médaillé olympique du pays. Et depuis lors, chez les hommes, le Burundi n'a enregistré aucune autre médaille. Nommé au mois de janvier 2021 par le CIO pour représenter l’Afrique au Comité exécutif de l’Association Mondiale des Olympiens, il pointe du doigt le manque d'organisation dans les Fédérations burundaises.

Niyongabo

Venuste Niyongabo vous venez d’intégrer  l’Association Mondiale des Olympiens. Quel sera votre rôle ?

C’est d'abord un honneur d’être nommé par le président du CIO. Ce sera l'occasion d'apporter ma contribution dans le but d’aider l’Afrique toute entière, sans oublier bien sûr mon pays, à progresser. Nous allons consulter les Olympiens de différents pays pour qu’ils nous aident à connaître les problèmes auxquels ils font face afin de trouver des solutions. Par exemple, vers la fin de ce mois de février je serai à Bujumbura pour expliquer aux Olympiens le rôle qui les attend chacun dans son domaine. Ce n’est pas le talent qui manque en Afrique, il suffit de nous organiser tout simplement.

Depuis 1996, le Burundi n’a plus gagné de médaille olympique chez les hommes. Où situez-vous le problème ?

25 ans c’est vraiment trop, il ne faut pas se voiler la face. Il y a une mauvaise organisation. Nous avons 18 fédérations mais il n’y a pas d’infrastructures pour préparer les athlètes. Pour avoir des médaillés olympiques, il faut la combinaison de plusieurs facteurs. Nous avons besoin de terrains d’entraînement. Or actuellement, nous n'avons pas de pistes appropriées pour l’athlétisme, ni de piscines pour la natation. C'est donc un handicap majeur. Les athlètes sont dans des conditions difficiles. Au moment où les choses évoluent ailleurs, chez nous c’est le contraire.

Il y a tout de même l'exception Francine Niyonsaba, médaillée d’argent du 800 m aux JO de RIO 2016...

Oui mais je dois signaler quand même que Francine s’entraîne dans de bonnes conditions aux Etats Unis. Car elle était soutenue par Nike. Je savais où elle allait et ceux qui l’entraînaient parce que je travaille aussi avec Nike. De temps en temps elle revient au Burundi pour s’entraîner. Un exemple que d’autres athlètes devraient suivre. Mais là aussi, il faut le soutien des autorités.

Quelles sont les solutions ?

Il faut d’abord réhabiliter les pistes dans toutes les provinces du Burundi. Si ce n’est pas possible, il faut exiger que toutes les associations, par exemple en athlétisme, aient des pistes, des écoles et des entraîneurs. A mon époque, il y avait des clubs. Le club BRARUDI mettait ensemble tous les athlètes du pays pour les éduquer et les entraîner. Ce club a fait un grand travail pour l’athlétisme burundais. C’est ce club qui m’a permis de gagner des médailles avant même que je ne parte en Europe.

Je propose qu’il y ait la création d’autres clubs. Nous avons au Burundi beaucoup de professeurs d’éducation physique qualifiés et qui peuvent aider. Il suffit d’une bonne organisation, ce dont nous manquons en ce moment. Les bonnes volontés ne manquent pas au Burundi. Avec peu d’argent, il y a moyen d’avancer et arriver à un niveau satisfaisant. Si on regarde à côté de nous en Ouganda, au Kenya et en Ethiopie, les athlètes s’entraînent chez eux et sont parmi les meilleurs au monde. Pourquoi ne pas prendre l’exemple de ces pays ? Nous devrions y aller pour apprendre puisqu’ils ont des résultats qui prouvent qu’ils sont bien organisés.

Désiré HATUNGIMANA

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