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Athlé/Noëlie Yarigo : «Le lait de vache a suscité en moi…»

Noëlie Yarigo est sans doute l'une des meilleures athlètes de l’histoire du Bénin. Spécialiste du 800 m, elle s’épanouit de plus en plus sur les pistes. Hier dimanche, Yarigo a décroché la médaille d’argent aux championnats de France indoor. Dans cet entretien avec Sport News Africa, la Béninoise de 35 ans retrace son parcours. Et surtout avec des anecdotes croustillantes.

Noélie Yarigo, athlète béninoise spécialiste du 800 m
Noélie Yarigo, athlète béninoise spécialiste du 800 m

Entretien

Noëlie Yarigo, vous êtes une des rares Béninoises à vivre de l’athlétisme, dites-nous comment est née votre passion pour cette discipline sportive ?

Ma passion est née lorsque ma mère m’envoyait faire des courses. Elle me promettait qu’elle m’offrirait du lait de vache si je revenais plus vite que prévu. Et comme j’étais trop fan de ce liquide, je courrais donc pour vite exécuter afin d’en bénéficier. C’est de là que j’ai pris goût à la course à pied. Et c’est ainsi que dans les compétitions inter-collèges je gagnais tout. Et j’en étais vraiment contente.

Avez-vous eu un parcours dans le sport scolaire en athlétisme ?

Oui au cours primaire, je gagnais presque toutes les compétitions scolaires. Dans les épreuves sportives, j’étais en effet toujours première. Et j’avais souvent de bonnes notes en sport au collège.

Quelles sont vos premières compétitions majeures sur le continent ?

Ah, j’étais précoce, j’ai commencé ma première compétition internationale en 2002 avec le tournoi de la solidarité, qui regroupe 5 pays de la sous-région. C’est-à-dire le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Togo et le Bénin.

Quels souvenirs gardez-vous des championnats d’Afrique d’athlétisme de Porto-Novo en 2012, chez vous?

En 2012, lors des championnats d’Afrique d’athlétisme à Porto-Novo, donc à domicile, j’avais battu mon record. Mais avouons que j’étais loin derrière les meilleures filles. J’avais fait 2 minutes et 6 secondesl au 800 m. Malgré ce mauvais chrono, je me suis dit, ce sont les championnats d’Afrique. J’ai du potentiel et il faut juste que je travaille dur comme les autres concurrentes si je veux devenir célèbre. Parce que je manquais énormément d’entrainement par rapport aux Kenyanes et à Francine Niyonsaba, la Burundaise inconnue jusque-là. Mais qui est devenue championne d’Afrique ce jour-là, au terme d’une course déconcertante et bien maîtrisée.

Comment s’est fait la rencontre avec Claude Guillaume et qu’est-ce qu’il a changé dans votre vie ?

Il était venu en 2010, dans l’intention de créer un centre d’entraînement d’athlétisme au Bénin. Du coup, il a pris 2 ans pour m’observer. Je m’entrainais toute seule. Et comme il a vu mon potentiel, il m’a ainsi proposé d’’intégrer son centre en 2012. Et moi, j’ai donc tout de suite sauté sur l’occasion. Je ne me suis pas posé de question. Parce que je nourrissais l’envie de devenir une grande athlète. Début de l’aventure donc. En 2013, nous sommes allés en France.

Là-bas, c’était plus structuré. Il s’est vraiment investi à 100% pour m’entraîner. Il m’a soutenue, même dans les moments les plus difficiles de mon intégration et de mon adaptation dans l’Hexagone. Pour la petite anecdote, j’avais une paire de chaussures vétustes quand je l’ai rencontré. La première paire neuve que j’ai portée, c’était un cadeau de Claude. C’est inoubliable pour moi. Je lui dois, effectivement, tout mon succès. C’est lui qui a fait de moi la «Noëlie nationale».

Vous êtes l’athlète béninoise la plus célèbre, vous avez fait les J.O. et les championnats du monde. J’imagine que c'est beaucoup de fierté ?

Je ne dirai pas que je suis l’athlète la plus célèbre du pays. Mais je sais que j’ai passé un palier et j’ai encore une marge de progression. Je suis vraiment fière de moi, de tout ce que j’ai accompli jusqu’à présent et je croise les doigts afin d’aller plus loin.

Vous avez gagné combien de titres majeurs ?

Pour l’instant, j’ai été 7 fois championne de France outdoor et en salle. J’ai gagné presque tous les ans, le tournoi de la solidarité qui réunit 5 pays de la sous-région. J’ai eu la médaille de bronze aux Jeux islamiques de Bakou, la médaille en argent aux Jeux africains à Abidjan en 2017. Et également, j'ai atteint la demi-finale aux Jeux olympiques de Rio et les championnats du monde de Londres 2017 et à Doha en 2019.

Vous organisez chez vous les foulées de la Pendjari. Pourquoi cette initiative ?

J’ai décidé d’organiser les foulées de la Pendjari, pour redonner tout ce que l’athlétisme m’a donné. C’est-à-dire, le goût de la course à pied aux plus jeunes. Oui, parce que je sais qu’on n’est pas athlète à vie.  Il faut aussi penser à la détection et la formation des gamins et gamines. Moi je n’ai pas eu tôt cette chance de faire chaque année une compétition du genre. Je me dis donc, pourquoi ne pas aider les jeunes de ma localité à emboîter mes pas et ensuite élargir pourquoi pas au plan national ?

Noëlie Yarigo est-elle mariée ?

Je ne suis pas encore mariée. Mais je ne suis toutefois pas libre. Mon cœur est, en effet, déjà pris. J’ai une personne que j’aime énormément dans ma vie et qui m’aime aussi.

Noélie Yarigo du Bénin, spécialiste du 800 m

Noélie Yarigo, spécialiste du 800 m

Quels sont les objectifs de Yarigo avec les prochains J0 en ligne de mire ?

Mon objectif pour les prochains JO, c’est de passer déjà le maximum de tours et ensuite batailler pour aller en finale. Parce qu’en finale, tout est ouvert. Là, les compteurs sont mis à zéro et tout le monde peut gagner.

Le rêve est permis, il faut ainsi y croire et travailler pour. Alors, je vais me remettre au travail, bosser. Déjà avec la performance que j’ai faite en Pologne il y a quelques jours, je reste optimiste, pour la saison estivale. Cette performance m’a permis de savoir que j’ai encore une marge de progression. Je vais donc continuer dans le travail et on verra la suite, ce que cela va donner.

Le jour où vous arrêterez votre carrière, vous serez coach de haut niveau, moniteur ou dans le business du sport (boutique, vente d’habits ou management d’athlètes) ?

Pour l’instant, je n’ai pas encore pris une décision. Je ne sais pas encore ce que je ferai à la fin de ma carrière. Il est vrai que parallèlement à mes entraînements, je suis des formations d’entraîneur mais, je n’ai encore rien décidé.

Je ne sais, si je deviendrai coach sportif ou si je vais ouvrir une boutique. Franchement, je ne sais pas. Pour l’instant, je n’ai aucune idée. Le temps fera son œuvre.

Zounon Hugues ZINSOU

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