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Rétro 2020: Lamine Diack, l’inévitable condamnation

L'ancien président de l'IAAF Lamine Diack lors de son procès pour corruption à Paris.

Lamine Diack risquait dix ans de prison et une très forte amende, pour des faits de corruption active et passive, d’abus de confiance et de blanchiment en bande organisée. Mais la peine prononcée, le 16 septembre dernier, par la 32e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris s’est révélée moins sévère que ce qui était envisageable. Le Sénégalais de 87 ans a finalement écopé de quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et d’une amende de 500 000 euros.

L’ancien président de l’IAAF (de 1999 jusqu’à son arrestation à Paris en novembre 2015) était ressorti libre de la salle d’audience. Cependant, ses avocats, qui espéraient la relaxe de leur client, avaient fait appel. Diack n’en a d’ailleurs pas fini avec la justice française, puisque celle-ci a ouvert un autre dossier contre lui. Il concerne les procédures d’attribution des jeux Olympiques de Rio en 2016 et de Tokyo en 2021. Son fils, Papa Massata (55 ans), est soupçonné d’y être impliqué.

Lamine Diack, ancien puissant président de l'IAAF.

Ancien athlète et footballeur, Lamine Diack devient maire de Dakar puis parlementaire. Premier non-Européen à accéder à la présidence de l’athlétisme mondial, il est donc condamné une première fois. Avec cinq autres protagonistes, dont son fils, ancien directeur du marketing de l'IAAF. Ils étaient accusés d’avoir retardé, à partir de la fin de l’année 2011, toute une série de mesures disciplinaires. Ces mesures visaient des athlètes russes, soupçonnés de dopage sanguin.

Diack n’a pas convaincu le Tribunal

Lors de l’enquête, Lamine Diack avait révélé les multiples contreparties de ce surprenant deal passé avec la Russie. Elles concernent: le renouvellement des contrats de sponsoring et de diffusion de l’IAAF, avec la banque d’Etat russe VTB et la télévision publique RTR. Egalement, le versement de fonds destinés à financer l’opposition à Abdoulaye Wade, pour la présidentielle sénégalaise de 2012. Ce qui n’avait pourtant pas empêché Diack, avec un certain sens de l’ironie, de réfuter toute idée de financement politique…

Lamine Diack, ancien président de l'IAAF.

Au procès, Lamine Diack avait expliqué avoir œuvré pour l’étalement des sanctions infligés aux athlètes russes. Cela, afin de préserver l’intégrité financière de l’IAAF. Mais ce dernier argument n’avait pas convaincu la Cour. Elle s’était empressée de reprocher à Diack de n’avoir rien fait pour y mettre un terme. Il a également été condamné avec son fils, à payer 5,2 millions d’euros à l’instance. La raison: les Diack ont capté des sommes indues versées par des sponsors de l’instance.

Cependant, les six protagonistes de cette affaire (outre son fils, jugé par contumace car confiné à Dakar) devront verser au total 10,6 millions d’euros de dommages et intérêts à l’IAAF. Il s’agit de Gabriel Dollé, ancien chef de la lutte antidopage de l’IAAF, l’avocat Habib Cissé. Mais aussi l’ex-président de la fédération russe d’athlétisme, Valentin Balakhnitchev et l’entraîneur Alexeï Melnikov.

Toutefois, ce premier volet des ennuis judiciaires de l’octogénaire avec la justice française achevé ne signifie pas la fin de l’histoire. Ses conseils ont fait appel, mais une autre enquête a été ouverte (lire plus haut). L’âge avancé de l’ancien patron de l’athlétisme mondial devrait néanmoins lui éviter de dormir, ne serait-ce qu’une seule nuit, en prison. Mais certainement pas de s’acquitter des sanctions financières…

Alexis BILLEBAULT

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