fbpx
French VERSION

Congo : le retour gagnant du nzango

Le nzango revient au Congo au grand bonheur des amateurs

Interrompu pendant près d’une année du fait de la crise sanitaire, le nzango refait surface au Congo-Brazzaville. En témoignent les championnats départementaux qui viennent de s’achever.

Au grand bonheur non seulement des joueuses, mais aussi des dirigeants. «Celles-là existent toujours», s’interrogeait récemment Hugues Moungueni, un jeune de Pointe-Noire. Celles-là, ce sont des joueuses de nzango de l’équipe du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN). «Il faut bien qu’on s’entraîne, car la bataille sera rude lors du championnat national», explique Ruth Bono, capitaine de l’équipe.

Malgré la défaite de son équipe en finale contre «Bana Fofo», Ruth sait au moins, qu’elle prendra part au championnat national qui se déroulera du 21 au 28 août à Pointe-Noire. .

Le nzango a été suspendu l’année dernière afin de stopper la propagation du coronavirus sur toute l’étendue du territoire congolais. Une situation que beaucoup de joueuses ont cependant eu du mal à vivre. «Il y va de la santé des Congolais. Donc la suspension a été salutaire. Mais, en toute franchise, c’est avec un cœur serré qu’on a vécu cette longue période sans nzango, vu les avantages qu’on a perdus», souligne Carla Libeleké, capitaine de l’équipe Dynamique DRTV. Du nom de la Digital radio télévision (DRTV, une chaîne de radio et de télé privées).

«Mis à part le côté distraction et santé, sur le plan psychologique, c’est ce plaisir qu’on sent de jouer et chanter avec les autres. Donc cet esprit d’union qu’il y a non seulement avec les coéquipières mais également avec les adversaires. Et pour moi qui ai grandi dans cette ambiance, c’est devenu comme une addiction dont je ne peux me passer», explique Dorcia Bayi, joueuse du PAPN.

Si la relance du nzango est une réussite, le coronavirus a littéralement tout bouleversé. Notamment au  niveau du porte-monnaie. «Les avantages (primes, frais de transport, etc.) ont carrément été divisés en deux, à cause de la pandémie à coronavirus», déplore Carla Libeleké. «Nous avons réduit de moitié le fonds dédié aux activités sportives à cause de la crise économique et sanitaire», confirme Francioli Demontez Mavoungou. Il est le directeur des informations à DRTV.

Le nzango subit de plein fouet la crise financière

Du côté des instances, c’était aussi la croix et la bannière. «À cause du coronavirus, il y a eu baisse ou arrêt d’activités dans plusieurs secteurs. Donc, nous n’avons pas eu cette année les mêmes moyens financiers que par le passé. Et on s’est contenté du peu que nous avons eu. Car ce n’est pas la faute de la fédération ni du ministère, c’est plutôt une situation imputable à la crise sanitaire», se désole Diane Nina Moussavou Mouyama. Elle est la présidente de la ligue départementale de nzango de Pointe-Noire.

La Fédération congolaise de nzango (FECONZA) se prépare à l’organisation du championnat national. Mais, l'instance éprouve toutefois des difficultés financières. «Bien sûr que nous faisons face à des difficultés financières. C’est pourquoi, nous plaçons nos espoirs sur des sponsors afin que la relance du nzango soit une réussite», prie Aminata Cissé Adjakou, présidente de la FECONZA.

John Ndinga-NGOMA

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation
SPORTNEWSAFRICA,
LA RÉFÉRENCE DU SPORT EN AFRIQUE
TOUS LES SPORTS
LES SPORTIFS AFRICAINS
LES CLUBS AFRICAINS
LES GRANDES COMPÉTITIONS
LES SÉLECTIONS NATIONALES
SUIVEZ-NOUS SUR :
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram