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Le volley-ball masculin sénégalais entame son opération "renaissance"

Sélection du Sénégal de volley (3)
Les meilleurs volleyeurs locaux sénégalais en camp d'entraînement

Alors que la Tunisie a célébré ce mardi son 11e sacre continental, les Lions du volley-ball entament le virage de la renaissance. Autrefois dans le Big 4 de la discipline sur le continent chez les messieurs, l’équipe du Sénégal est dans le creux de la vague, ces dernières années. Une situation qui a poussé ses nouveaux dirigeants à un plan de relance entamé en juillet dernier afin de renouer avec la lumière.

Retrouver le gratin du volley-ball en Afrique dans les prochaines années. Tel est l’objectif de l’équipe nationale masculine du Sénégal. Parmi les grands du continent dans les années 70 avec deux demi-finales de suite en 1976 à Tunis (Tunisie) et 1979 à Tripoli (Libye), les Lions du volley ont doucement mais sûrement sombré dans l’oubli. Le Sénégal ne se qualifie plus à la grand-messe du volley africain depuis 24 ans (1997). Soit 12 rendez-vous continentaux successifs manqués.

Une nouvelle équipe fédérale pour un nouveau souffle

En décembre 2020, Amadou Anna Sèye est porté à la tête de la fédération sénégalaise de volley-ball par 12 voix contre 11 pour le candidat du ministère des Sports Amadou Sène. Une assemblée générale élective tendue qui marque un «tournant» dans la politique du volley-ball sénégalais. «Je promets de multiplier les sources de financement de la fédération en misant sur ses partenaires en France, au Qatar et sur de jeunes cadres du volley» déclare M. Sèye à la suite de son élection.

Parmi ces jeunes cadres, Blaise Gnacadja, ancien international sénégalais vivant en France. Ce dernier a été nommé nouveau manager général des équipes nationales masculines du Sénégal. Conscient du profond chantier face à lui, le jeune technicien de 41 ans, titulaire des brevets d’entraîneur fédéral de 5e, 4e et 3e degré en France, lance les premières manœuvres avec un camp d’entraînement (16 - 22 juillet 2021) destiné aux joueurs locaux.

Blaise Gnacadja, manager de la sélection masculine

«Dès mon arrivée, le président de la fédération m’a convoqué et attendait de moi des actions concrètes, explique Blaise Gnacadja à Sport News Africa. C’est ainsi que je lui ai fait part du camp d’entraînement que je voulais mettre en place. Il a tout de suite approuvé cette idée et a donné l’ordre de l’exécuter.» L’objectif de ce regroupement était de rassembler pendant 7 jours les meilleurs joueurs du pays et de «créer une émulation vers la performance, et qu’au retour dans leurs régions et clubs respectifs qu’ils puissent motiver et pousser d’autres jeunes vers le volley-ball et la performance».

Initialement prévu pour 25 joueurs, les 2 meilleurs de chaque club, le stage a finalement rassemblé 44 volleyeurs du cru. En plus de techniciens venus de Tambacounda (ville de l’Est du pays), Saint-Louis et Matam (villes du nord) et Dakar. «Bien que quantitatif, on a pu allier en même temps un travail de qualité grâce à l’aide de Gérard Sambou (directeur du centre de développement régional de la fédération internationale de volley-ball), du DTN, de M. Issa touré (responsable de développement à la FSVB), du secrétaire générale Mme Ba et des encadreurs présents» souligne le Manager des équipes nationales masculines.

Camp de volley au Sénégal des meilleurs joueurs locaux

 

Une politique fédérale qui a mis à genou la sélection masculine

En 10 ans de carrière internationale aux débuts des années 2000, le nouveau manager général des équipes masculines n’a jamais eu la chance de prendre part à un championnat d’Afrique. Une période qui coïncide avec la longue disette de l’équipe nationale masculine. Absente à Kigali, les Lions du volley-ball ratent une 12e édition de rang. «Je suis un  ancien international et pendant une dizaine d’années, je n’ai jamais eu ces genres d’initiatives, révèle-t-il. Maintenant que je suis diplômé et salarié dans le volley-ball, c’est la moindre des choses d’aider ceux qui sont sur place et qui aiment le volley-ball ».

Une traversée du désert qui s’explique par plusieurs facteurs liés à la politique sportive inexistante au Sénégal, encore plus lorsqu’il s’agit de sports en dehors du football, du basket et de la lutte traditionnelle. Mais aussi par une orientation sélective de l’ancienne équipe fédérale. «Plusieurs choses peuvent expliquer la descente aux enfers du volley-ball masculin sénégalais: le manque de politique sportive, d’infrastructures, de matériels au niveau national, au niveau interne, ceux qui étaient là, avaient opté pour les filles, ce qui a donné cette belle génération avec une médaille de bronze, une 4e place au classement africain et 44e mondiale chez les filles» justifie M. Gnacadja.

Le nouveau manager de la sélection sénégalaise de volley, Blaise Gnacadia

Le camp pour lancer une politique de relance

Ces 7 jours d’entraînements intensifs et de perfectionnement ont eu un réel impact à en croire le Manager Général. « Ce camp m’a permis de connaître des joueurs qui sont très bons et qui sont dans les régions. Il a aussi permis de montrer les réelles capacités de nos garçons, il m’aura permis de déceler nos faiblesses et manquements. L’autre point positif c’est la réactivité de la fédération et la capacité d’organiser et s’adapter malgré la préparation des filles du Volley en partance à Kigali (pour la coupe d’Afrique) » analyse-t-il.

Pour revenir au premier plan, il faudra plus qu’un camp d’entraînement d’une semaine chaque été. Et Blaise Gnacadja voit plus loin avec un programme axé sur trois points : la formation, le développement et le perfectionnement. Le volet formation sera enseignant et diplômant afin d’occuper l’espace scolaire, ainsi qu’une formation des jeunes arbitres et entraîneurs «pour ceux qui le veulent». Le volet développement consiste à partir des écoles, redynamiser les ligues régionales pour décharger la fédération et aider les clubs pour des entraînements de qualité. Le but? Avoir des équipes fortes et un championnat de meilleur niveau.

Enfin, le volet perfectionnement vient aider les cadres, coachs, arbitres, dirigeants, joueurs à être mieux outillés pour répondre présent lors des joutes continentales et mondiales. Et le manager général des équipes nationales masculines de volley-ball sait le travail de titan qu’il a devant lui mais reste optimiste et déterminé. «La tâche est lourde mais faisable» lance-t-il.

Moustapha M. SADIO

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