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Jean-Paul Manirakiza : «Je viens mettre de l’ordre dans la fédération»

Jean-Paul Manirakiza, nouveau président de la Fédération burundaise de basket

Sport News Africa : Jean-Paul Manirakiza, vous êtes élu pour diriger une Fédération de basket minée par des conflits. Comment comptez-vous ramener tout le monde autour de l’essentiel ?

Jean-Paul Manirakiza : J’ai suivi comme tout le monde la situation au sein de la Fédération. C’est dommage qu’elle ait perduré avec les conséquences que vous connaissez tous. Tant qu’il y aura les hommes, les conflits existeront toujours. Mais, le plus important, c’est déjà de trouver une solution. Le sport doit être guidé par le Fair-play. Les deux présidents qui se disputaient le pouvoir n’ont pas par contre mis en avant, l’intérêt de la jeunesse et c’est regrettable.

Je viens toutefois pour mettre de l’ordre dans cette fédération. La loi sera mon guide. On va ainsi s’appuyer sur les statuts pour bien diriger la fédération. Ces textes sont clairs. Nous allons les suivre à la lettre. Et je suis sûr que nous allons réussir là où les autres ont échoué.

Pensez-vous que ça sera facile de réconcilier les équipes qui étaient divisées ?

Les équipes se rangent chaque fois que le ministère des Sports et le Comité National Olympique (CNO) veulent résoudre ce conflit.  Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul président. J’ai été élu à 100%. Ce soutien unanime me rassure. Ça montre en effet que nous entamons un nouveau chapitre. Et que la hâche de guerre est déjà enterrée.

Je suis un homme qui aime le dialogue. Je travaille toujours dans la transparence. En plus aussi d'être un apôtre dans une église. Tout le monde me regarde donc. Ce statut m’oblige à être honnête non pas seulement vis-à-vis de l’église mais également pour tout le pays. Soyez alors, rassurés.

Quelle sera votre stratégie pour développer le basketball burundais ?

Le sport moderne nécessite des moyens et des infrastructures adaptées. Les deux choses nous manquent notamment au Burundi. Mais cela ne signifie pas que nous allons croiser les bras. Au Burundi, il y a des entreprises, il faut les approcher. Et c’est ce que nous allons faire rapidement. Nous allons également chercher des partenaires nationaux et internationaux.

Je suis sûr qu'on va réussir. Je me suis engagé pour développer le basket avec mon équipe de la fédération. J’ai eu des promesses avant même de m’engager dans ces élections.

Avec l’aide du ministère et de nos partenaires, nous allons renouveler les terrains existants. Sans infrastructures modernes, il est difficile d’évoluer en basket.

Et du point de vue des compétitions…

Jusque-là, il n’y avait que des tournois entre associations au niveau provincial. Nous comptons alors organiser un championnat national, pour que nos clubs aient l’habitude de livrer plusieurs matches. Avec ce championnat, chaque équipe aura à disputer 18 rencontres. En y ajoutant aussi différents tournois, j’espère que cela rendra nos joueurs plus forts, plus performants et plus compétitifs.

Et pour accompagner les joueurs dans leur progression, le Comité National Olympiques a promis des stages de haut niveau pour les entraîneurs. Les arbitres bénéficieront également de formations.

 

«Le sport moderne nécessite des moyens et des infrastructures adaptées. Les deux choses nous manquent notamment au Burundi.»

 

Que comptez-vous faire avec la Fédération pour les filles qui se disent laissées à elles-mêmes ?

Elles ont mon soutien total. Les filles jouent pourtant les mêmes tournois que les garçons. Mais, je dois avouer que cette catégorie est difficile à gérer.

Une équipe peut commencer avec de jeunes filles talentueuses, mais quelques années après certaines d’entre-elles se marient ou tombent enceintes. Et on est obligé à chaque fois de former d’autres, pour renouveler l’équipe. C’est vraiment compliqué. Leurs aînées qui devraient les guider ne veulent pas également prendre des responsabilités.

Quand je composais mon comité, les dames que j’ai contactées étaient d’accord. Mais, quelques jours après, elles ont cependant désisté. La plupart n’osent pas s’engager dans des postes de responsabilité.

Je compte aussi organiser dans les plus brefs délais une rencontre avec les dames qui s’intéressent au basketball. Afin de chercher une solution durable à ce problème. Dans notre projet à la Fédération de basket, personne ne doit resté en rade.

Désiré HATUNGIMANA

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