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Bilal Bari : « Mon passage à Berkane a été positif pour ma carrière »

L’attaquant franco-marocain Bilal Bari (23 ans), arrivé en Bulgarie en septembre dernier, a quitté le PFC Montana pour rejoindre lors du mercato hivernal le Levski Sofia, un des deux plus grands clubs du pays avec le CSKA Sofia. Formé au RC Lens, passé par Berkane et Concordia (Roumanie), Bari découvre un nouvel environnement passionnel, au moment d’affronter le CSKA 1948, une autre formation de la capitale.

Bilal Bari, attaquant marocain de Levski Sofia
Bilal Bari

Bilal Bari a disputé le week-end dernier ses premières minutes avec le Levski Sofia à Etar Tarnovo (0-0). Quelques jours après son départ de Montana. Entre deux entraînements et des recherches pour trouver un appartement, l’international marocain des moins de 20 et de 23 ans a pris le temps de répondre aux questions de sportnewsafrica. Avant, en effet, la rencontre contre le CSKA 1948, dimanche.

Bilal Bari, vous n'êtes resté que cinq mois à Montana. Votre départ de ce club promu en Ligue 1 bulgare était-il, effectivement, acté depuis longtemps ?

Je savais que des clubs bulgares s’intéressaient à moi, dont le Levski. Et qu’il y avait des chances que je parte lors du mercato hivernal. Je pense avoir, en effet, effectué un bon début de saison avec Montana (trois buts et deux passes décisives). Et je me suis très bien adapté au championnat de Bulgarie. Aujourd’hui, je découvre un nouveau club, une nouvelle ville (Bari a signé jusqu’au 30 juin 2022). J’ai toutefois déjà pris mes marques. Mes nouveaux coéquipiers, dont le marocain Fayçal Rherras, arrivé une semaine avant moi, et le Français Thomas Dasquet m’ont naturellement aidé.

Le Levski Sofia, c’est un des clubs les plus titrés de Bulgarie (26 championnats, 25 coupes, trois Supercoupes). Avez-vous déjà ressenti une pression particulière ?

Oui. Même si les matches et les entraînements ont pourtant lieu à huis-clos. Je me suis aperçu que les supporters étaient passionnés, exigeants. Que le club représente beaucoup pour eux. Ils sont très présents sur les réseaux sociaux, étant donné qu’ils ne peuvent pas venir au stade. Mes coéquipiers m’ont dit que les fans comptaient beaucoup pour le club. La pression ne me fait cependant pas peur, au contraire. C’est très motivant.

Bilal Bari, Levski Sofia

Bilal Bari, Levski Sofia

                   «L’objectif est de gagner la Coupe de Bulgarie»

Le Levski est huitième de Parva Liga, loin derrière Ludogorets Razgrad, qui domine le championnat depuis des années…

On veut terminer à la meilleure place possible, mais effectivement, Ludogorets est loin devant. Le Levski est un grand club en Bulgarie, et les supporters attendent un titre depuis des années (2008-2009). Et si on veut faire une bonne fin de saison en championnat, l’objectif est de gagner la Coupe (le Levski est le détenteur du record dans cette compétition, ndlr).

Votre adaptation au football bulgare, et à la vie en Bulgarie, a-t-elle été facile ?

Je venais de Concordia, en Roumanie. Il y a des similitudes par rapport au football pratiqué. On y joue, en effet, un football offensif. En Roumanie comme en Bulgarie, il y a de très bons techniciens. Je me suis donc facilement adapté, comme cela était aussi le cas en Roumanie. Là-bas, je vivais à Bucarest, une ville plutôt ouverte. Je suis, en plus, quelqu’un qui s’adapte rapidement. Je ne parle pas bulgare, mais je communique en anglais. Et à Sofia, une grande ville, je commence déjà à être à l’aise.

Vous avez été formé à Lens, où vous n’avez joué qu’un match professionnel, en Ligue 2, en juillet 2018, avant d’être prêté à Berkane, au Maroc, en 2018-2019. Quels souvenirs conservez-vous de ce passage dans votre pays d’origine ?

J’avais besoin de jouer, et on m’a proposé ce prêt à Berkane. J’ai accepté, car je savais que cela pourrait m’être profitable. Je parle arabe, cela a donc facilité les choses. Mais quand je suis arrivé dans mon pays d’origine, cela n’a pas été simple. Pour des raisons administratives, je n’ai pas joué tout de suite, alors que j’ai aussi un passeport marocain. Et là-bas, j’étais perçu comme un français. Je suis né en France, c’est donc normal. Il y avait forcément beaucoup d’attentes autour de moi. Il fallait être à 200 %. Cela n’a pas toujours été simple, de s’adapter à un autre championnat, à un autre style de vie. Oui, j’ai connu des moments compliqués. Mais ce passage à Berkane a été très positif pour la suite de ma carrière.

Vous avez porté le maillot marocain en moins de 20 et moins de 23 ans. On peut supposer qu’à terme, votre objectif est d’être convoqué en sélection A…

Bien sûr, je pense que n’importe quel joueur professionnel souhaite devenir international A. Je travaille pour, je sais que si je fais de bonnes performances, j’aurai plus de chances d’attirer l’attention du sélectionneur.

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

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