Brésil: Taboao da Serra laminé 29-0

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Brésil: Taboao da Serra laminé 29-0

Sao Paulo a littéralement explosé Taboao da Serra, dans un match du championnat de foot féminin au Brésil. Un score fleuve et surréaliste de 29 buts à 0. Quelle claque!

Incroyable mais vrai! 29-0! Vous avez bien lu, pas la peine d’écarquiller les yeux. Non! Vous ne rêvez pas, c’est le score affiché à la fin du match Sao Paulo – Taboao da Serra. La défaite horrible du petit club basé à l’extérieur de la plus grande ville du Brésil, Sao Paulo, a fait les gros titres dans le monde entier. Et pourtant, ce n’est pas le premier naufrage collectif de cette formation. Taboao da Serra perd ses trois premiers matchs sur des scores sans appel 14-0, 10-0 et 16-0. Une vraie passoire!

Ces résultats ont déclenché un débat sur la compétitivité du foot féminin au Brésil. «Quand nous avons perdu, ils (hommes) ont dit qu’il semble que toute l’équipe est contaminée par le Covid-19», déclare, courroucée, la capitaine Lohane Ferreira. «Ils parlaient comme si le football était réservé aux hommes, que les femmes devraient rester à la maison pour faire la vaisselle, être les esclaves des hommes. La plupart des joueuses reçoivent ce genre de messages», s’offusque Lohane Ferreira.

Discrimination chez les filles

Pourtant le Brésil a fait émerger une joueuse de talent: le phénomène Marta, 6 fois meilleure joueuse FIFA (2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2019). La nation sud-américaine est connue pour être la patrie spirituelle du football avec des joueurs qui crèvent les écrans, à l’image de Pelé, Ronaldo, Nazarion, Ronadinho et Neymar entre autres. Par contre, son football féminin est dans le dur. Les clubs sont accusés de ne pas offrir à leurs équipes féminines les mêmes équipements ou installations qu’aux hommes. Encoure moins un salaire acceptable pour les filles. Au pays de la Samba, l’égalité de rémunération reste un rêve lointain.

Par exemple, Taboao n’a obtenu un terrain d’entraînement que trois jours avant le coup d’envoi du championnat. Les joueuses assurent la responsabilité de la préparation, de l’entraînement et de l’équipement. «Nous n’avons aucun autre type d’aide, pas même des chaussures», informe meurtrie, la milieu de terrain Alieni Baciega Roschel. «Toutes les joueuses doivent payer leur propre équipement. Elles paient leur propre transport pour se rendre à l’entraînement. Chacune d’entre elles dépense entre 20 et 30 reais (3,77 dollars et 5,66 dollars) par jour en transport, certaines prennent deux ou même trois heures pour rentrer à la maison, certaines viennent directement du travail», révèle Roschel.

Pas étonnant, dans ces conditions, que Taboao prend tout le temps la gamelle!

Jim CEESAY

 

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