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CAF : les 100 premiers jours de Patrice Motsepe

Le 12 mars dernier, le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe a été élu président de la Confédération africaine de football (CAF). Cent jours après avoir accédé au pouvoir, que peut-on retenir des premiers actes forts du discret homme d’affaires ?

De notre correspondant en France,

 

Patrice Motsepe, président de la CAF.
Patrice Motsepe, président de la CAF.

En politique, on parle d’état de grâce. La durée dépasse rarement 100 jours au bout desquels, la personnalité nouvellement élue livre un premier bilan de son action. La pratique s’est répandue à d’autres sphères que la politique et les hauts dirigeants du sport en général et du football en particulier n’avaient aucune raison objective d’échapper aux tendances.

Patrice Motsepe (59 ans) a été élu le 12 mars dernier à Rabat (Maroc), au terme d'une campagne aussi discrète qu'efficace. Il a pu, en effet, bénéficier du retrait des trois autres candidats- le Sénégalais Augustin Senghor, l’Ivoirien Jacques Anouma et le Mauritanien Ahmad Yahya- après que Gianni Infantino, le président de la FIFA, a décrété que le football africain avait besoin d’unité. Et, par conséquent, joué un rôle majeur dans le processus qui a conduit le Sud-africain au pouvoir.

Senghor et Yahya sont aujourd'hui vice-présidents de l’instance et Anouma conseiller spécial du président de la CAF. Motsepe, très occupé par ses multiples affaires, a délégué au Congolais Veron Mosengo-Omba, un ancien de la FIFA, la gestion quotidienne de la boutique. Mais, le grand patron du football africain, qui n’a toujours pas accordé la moindre interview depuis son élection, sait sortir de sa légendaire discrétion quand il s’agit de faire passer un message fort. Il l’a prouvé le dimanche 20 juin, par le biais d’une déclaration publiée par le site internet de la CAF, et où il réaffirme sa volonté de rendre l’instance «plus compétitive et autosuffisante».

La gouvernance au cœur du projet Motsepe

L’urgence de restaurer l’image de la CAF est une des priorités de Patrice Motsepe, et notamment auprès des sponsors «actuels et potentiels, des représentants du secteur privé, de certains chefs d’Etat et de gouvernement africains, des ministres et des parties prenantes».

Tous, ou presque, auraient une perception négative du mode de gouvernance  de la CAF. Et le Sud-Africain semble déterminé à imposer des règles de bonne gouvernance et d’éthique, notamment dans le secteur toujours sensible de la gestion financière, notamment en mettant en œuvre les recommandations de Price Weterhouse Coopers (PWC), le cabinet d’audit auteur d’un rapport mouillé d’acide sur certaines pratiques constatées au Caire, siège de la CAF.

Mais la gestion très discutable de l’affaire du match Sierra Leone-Bénin pourrait également laisser des traces. La Commission de discipline de l’instance n’avait rien trouvé à redire sur la tentative de fraude pourtant manifeste des Sierra-Léonais le 30 mars dernier, avant le match qualificatif pour la prochaine CAN. Cinq Ecureuils avaient été déclarés positifs au Covid-19, mais sans qu’une preuve officielle fournie par un laboratoire soit présentée aux Béninois, lesquels avaient refusé de jouer. Les joueurs concernés avaient été testés négatifs à Cotonou les 28 et 31 mars, mais également à leur retour en France. La CAF avait reprogrammé le match en juin, une décision confirmée par le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par le Bénin, lequel a été éliminé le 15 juin dernier (0-1) à Conakry.

Bientôt un Super Ligue africaine ?

Depuis le 12 mars dernier, l’instance s’est signalée par plusieurs décisions fortes, dont celle consistant à repousser de juin à septembre les deux premières journées du second tour des qualifications pour la Coupe du monde 2022. Un bouleversement du calendrier motivé par le rapport rédigé par des émissaires de la CAF à propos de l’état de nombreux stades en Afrique, et dont la configuration actuelle ne permet pas d’organiser sereinement des matches internationaux. Les pays concernés ont donc obtenu un délai pour effectuer les mises aux normes nécessaires. Un autre report, moins problématique, a été annoncé, puisque le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des nations au Cameroun en 2022, prévu le 25 juin, sera effectué au mois d’août, officiellement pour des raisons sanitaires.

La CAF, qui a initié un programme panafricain de football scolaire, vise d’autres projets beaucoup plus lucratifs. Et notamment la création d’une Super Ligue africaine, une idée évoquée par Gianni Infantino en 2020. Motsepe s’est déclaré plutôt favorable à cette nouvelle compétition, laquelle pourrait générer des revenus supérieurs à ceux de la Ligue des Champions. Le président de la CAF, qui semble décidé à approfondir cette question, n’a pas oublié de rappeler qu’il analyserait de près les raisons qui ont conduit au fiasco d’un projet similaire en Europe, le 21 avril dernier, trois jours après sa création. Si cette Super Ligue devait voir le jour en Afrique, il s’agirait alors d’une première mondiale.

Alexis BILLEBAULT

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