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Cameroun, 915 millions à 3 ex-sélectionneurs en 5 ans

Le Cameroun traîne la réputation d’être mauvais employeur lorsqu’on évoque sa relation avec ses sélectionneurs. Entre 2015 et 2019, trois techniciens ont quitté le banc des Lions indomptables avec des indemnités costaudes. Consécutivement à des ruptures abusives de contrat ou à des arriérés de salaires.

Vincent Aboubakar et les Lions indomptables ont vu leurs trois derniers sélectionneurs partir avec des indemnités conséquentes
Vincent Aboubakar et les Lions indomptables ont vu leurs trois derniers sélectionneurs partir avec des indemnités conséquentes

Le Cameroun a dédommagé ses trois derniers sélectionneurs à hauteur de 915 millions FCFA en cinq ans. Principalement après rupture unilatérale de leurs contrats.

Le plus brutal : Clarence Seedorf

C’est au soir de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 que le ministre camerounais des Sports annonce le limogeage de Clarence Seedorf. C’était en direct sur les antennes de la télévision nationale. Sans l’avis de la Fédération nationale de football. Éliminé en huitièmes de finale du tournoi qui se tenait en Égypte, Seedorf snobe ensuite les autorités camerounaises. Au lieu de retourner à Yaoundé avec ses joueurs, le Néerlandais prend une destination inconnue. Un argument de plus pour le virer, quatre mois avant la fin de son contrat.

Seulement, Seedorf saisit la FIFA pour «licenciement abusif» et obtient partiellement gain de cause. Le Cameroun lui versera 207 millions de francs CFA. Idem pour son adjoint Patrick Kluivert, qui avait aussi signé un contrat personnel avec le Cameroun. À eux deux, ils empocheront près de 400 millions FCFA

Le plus surprenant : Hugo Broos

 

Hugo Broos n’était pas le premier choix pour succéder au Camerounais Alexandre Bélinga. Le Belge ne faisait même pas partie de la short-list des trois derniers candidats en étude. Mais il prendra fonction en février 2016. Au grand dam des médias camerounais, qui le taxaient tout de suite de «looser». Et pourtant, il n’a pas fallu longtemps au sélectionneur belge pour faire taire les critiques. Il remporte, en effet, la CAN 2017 au Gabon après avoir battu le Sénégal, le Ghana et l’Égypte.

Mais la suite de son aventure à la tête de l’encadrement technique des Lions se déroule mal. La bande à Benjamin Moukandjo échoue au premier tour de la Coupe des Confédérations (2017). Dans un contexte de rumeurs persistantes de corruption au sein de la sélection, les hommes de Broos ne parviennent pas ensuite à se qualifier pour le Mondial 2018 en Russie. Au Cameroun, c’est l’échec de trop. Broos est limogé le 4 décembre 2017. Estimant qu’il s’agissait d’une rupture abusive, l’ancien entraîneur d’Anderlecht porte l’affaire devant la FIFA. Le Belge réclame 974 millions de francs d’indemnités mais ne touchera que ses arriérés de salaire, soit 115 millions de francs.

Le plus coûteux : Volker Finke

 

Nommé en mai 2013, Volker Finke n’a jamais véritablement convaincu. Sa participation à la Coupe du monde 2014 est un fiasco. Les Lions indomptables sortent de la compétition au premier tour, après trois défaites. Volker Finke accuse alors plusieurs joueurs d’avoir semé la pagaille dans son groupe. Les coupables, huit joueurs au total, seront ainsi écartés de la sélection nationale. Les choses semblaient ensuite se remettre en place pour l’entraîneur allemand, qui qualifiait le Cameroun à la CAN 2015. Problème : l’aventure en Guinée équatoriale tourne court. Après deux nuls et une défaite (1-0) face à la Côte d’Ivoire, les Lions sortent encore au premier tour.

Au Cameroun, Volker Finke est tout de suite en disgrâce auprès de la population qui demande sa tête. La Fécafoot le limogera le 28 septembre 2015. L’Allemand, qui accusait un retard de salaires, exigera ensuite près de 700 millions de francs CFA en guise de réparation à la rupture de son contrat, et de celui de son adjoint, le Ghanéen Ibrahim Tanko. Mais grâce à la diligence de la présidence de la République du Cameroun, l’affaire est réglée à l’amiable. Finke accepte un arrangement pour 325 millions, contre 125 millions pour son adjoint. Soit environ 450 millions de francs CFA versés aux deux entraîneurs.

Le Cameroun a ainsi versé 915 millions de francs CFA de dédommagements à ses sélectionneurs virés en cinq ans. Entre 2015 et 2019, la nation vert-rouge-jaune aura donc perdu gros et gagné... un titre continental.

Kigoum WANDJI

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