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CAN 2021: «Reporter, si les conditions ne le permettent pas»

Le président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) se prononce sur la tenue de la CAN 2021. Membre du Comité exécutif de la CAF, Augustin Senghor clarifie aussi sa position sur la succession de Ahmad Ahmad, avant de parler de son avenir à la tête du foot sénégalais. Il était ce samedi l'invité du "Club de la Presse", organisé par l’Association nationale de la presse sportive du Sénégal (ANPS).

 Augustin Senghor, pensez-vous que la date de la CAN 2021 sera maintenue ? 

En tant que membre du Comité exécutif et vice-président de COCAN, je suis soumis à une certaine réserve. Je dirais simplement que nous sommes confrontés à une pandémie qui porte atteinte à toutes les compétitions internationales non seulement de la FIFA, mais aussi celles des Confédérations, dont la CAF.  Cette CAN devait voir ses éliminatoires se terminer dans quelques mois. Elle est assez compromise, car il sera difficile de trouver les fenêtres FIFA nécessaires pour terminer quatre journées d’éliminatoires. De plus en plus, ce débat se pose au sein de l’opinion internationale et au niveau de la CAF. Je sais que dans les prochains mois, le Comité exécutif se prononcera en relation avec la partie camerounaise. L’objectif, ce n’est pas d’organiser une CAN pour le simple besoin, mais c’est d’en faire une fête du football africain avec tout le cachet qu’on connaît depuis des décennies. Mais à l’impossible, nul n’est tenu. Si les conditions ne nous permettent pas de finir les éliminatoires, si la pandémie n’est pas assez jugulée pour qu’on puisse organiser une CAN avec le public, les équipes qui devraient se déplacer avec leurs supporters, au niveau de la rentabilité afin que le pays hôte puisse en bénéficier, ce ne sera pas la peine. Dans ce cas, il faudrait qu’on se rende à la raison et qu’elle soit reportée à l’été 2021 ou janvier 2022.

Beaucoup estiment que vous avez un profil intéressant pour diriger la CAF. Quelle est votre position ?

ça se dit. J’entends et j’ai eu à me prononcer là-dessus. Je reste sur mes principes qui veulent que je sois quelque part pour apporter ma contribution au côté d’autres. Chacun a son rôle et j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice. L’essentiel est de rester sur ses principes et de travailler pour l’intérêt général. Laissons le destin faire son chemin et ses choix. Demain, on saura ce qui adviendra. Ce qui est important pour moi, c’est que je ne me couche jamais en pensant à un poste de président de la CAF. Par contre, je me couche tous les jours pensant à une CAF rayonnante et j’y travaille aux côtés du président Ahmad Ahmad pour bâtir un football africain fort. C’est ça notre objectif, nous y travaillons et sans aucune ambition personnelle. Le travail est toujours sanctionné positivement ou négativement. Tout le monde ne sera pas président de la CAF. C’est un poste prestigieux, mais chacun a son destin et son mérite. Il ne faut pas oublier qu’être président de la CAF demande un investissement beaucoup plus important que celui de président de Fédération. Au-delàde la volonté individuelle, il faut le backing de tout un pays, d’un Etat, d’un gouvernement car il s’agit de conquérir des voix. Je ne suis pas dans ce projet. Je suis dans le projet de jouer pleinement mon rôle dans le Comité exécutif avec les responsabilités nombreuses qui me sont confiées.

L’idée d’une co-organisation de la CAN 2025 avec la Guinée est agitée. Qu’en dites-vous?

Je dois d’abord dire clairement que la CAN 2025 a été attribuée à la Guinée et non pas aux deux pays. Aujourd’hui, nous n’avons pas les cartes en main et c’est la Guinée qui doit dire si elle est prête ou non à organiser seule ou s’ouvrir à d’autres pays. Je me suis prononcé une fois sur cette question en disant que ce serait une excellente chose de le faire. Notre président et son gouvernement ont mis en branle un certain nombre de projets qui nous permettront d’avoir 4 ou 6 stades internationaux plus la réfection du stade Demba Diop. C’est autant de facteurs qui montrent que le Sénégal se prépare pour organiser dans quelques années. Si une co-organisation sera plus légère, il ne faut pas oublier que cette CAN quand on la donnait à la Guinée, c’était avec 16 équipes, maintenant c’est 24. C’est lourd pour n’importe quel pays africain à l’exception de deux ou trois. Il faut que nous Africains, on puisse avoir l’humilité de faire les choses ensemble. Des pays gigantesques comme les Etats-Unis, le Canada et le Mexique décident de se mettre ensemble pour la Coupe du monde 2026. L’Afrique devrait le faire pour une CAN à 24 et la CAF pourrait infléchir les pays qui ne remplissent pas ces critères d’aller vers cette option. Cette CAN à 24 n’aura de sens que si on arrive à pousser les pays voisins à aller vers des co-organisations. Je suis certain que ça sera de belles fêtes, des CAN bien organisées où les vols seront distants d’une à deux heures. Chaque pays pourra se doter d’infrastructures et avoir un héritage post-CAN pour pouvoir développer son football. Je pense que c’est l’avenir de cette CAN si on veut la maintenir à 24 pays.

Votre mandat à la tête de la Fédération sénégalaise de football se termine en août 2021. Serez-vous candidat à votre propre succession ?

J’ai été élu pour un mandat de quatre ans et il reste à peu près 15 mois, durant lesquels je suis tourné vers mon travail, ma mission et les engagements que j’avais souscrits en 2017.  Je pense que beaucoup ont été faits, mais il en reste encore. Il y a de grands chantiers et notre objectif ce n’est pas de savoir si on reste ou part. Ce qui nous intéresse c’est de laisser un legs aux générations futures et aux futurs dirigeants, des acquis qui leur permettront de maintenir les progrès en cours. Les générations futures diront que l’actuelle équipe dirigeante a laissé sur place une bonne organisation, des infrastructures des équipes compétitives pour pouvoir rester le plus longtemps possible au sommet du football africain, glaner des trophées pour rattraper le temps perdu depuis les indépendances. Ma candidature, ce n’est pas ce qui compte. Je suis focus sur ma mission et mon travail. J’ai toujours eu à bénéficier de la confiance des acteurs du football et des autorités du pays, sinon je n’aurais pu rien faire. Tout ce qui a été fait, ce n’est pas ma personne qui a compté, mais c’est le travail de toute l’équipe fédérale dans l’union. Nous sommes l’une des fédérations les plus importantes en nombre de membres avec près de 400, tout ne peut pas être sur un fleuve tranquille. Il y a des hauts et des bas, mais tout le monde a tiré dans le même sens. C’est pourquoi nous sommes arrivés à ces résultats probants. C’est sur ça qu’il faudrait se fixer.  Installer un débat sur des candidatures ou des élections, ce serait nous détourner de l’essentiel. Je pourrais m’adresser à ceux qui m’ont confié leur mandat pour leur dire, aux alentours de l’assemblée élective de 2021.

Victor BAGAYOKO

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