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Cavalli : « Les objectifs ? La CAN et le CHAN en 2023 »

Jean-Michel Cavalli (63 ans), a été nommé sélectionneur du Niger au mois de septembre dernier. Le technicien français, après la fin des qualifications pour la CAN 2021 au Cameroun, a pris le temps de revenir sur ses six premiers mois à la tête du Ména, et sur ses projets pour l’avenir.

Jean-Michel Cavalli

Le Niger ne participera pas à la CAN en 2022 au Cameroun, mais il a empêché Madagascar de se qualifier à la faveur du match nul (0-0) obtenu sur la Grande Île, le 30 mars…

Nous avons joué le jeu jusqu’au bout, parce que nous respectons le football. Il était hors de question de négliger ce match. Je vous rappelle qu’à l’aller, en novembre 2016, le Niger avait été humilié par les malgaches à Niamey (2-6). Faire un résultat à Madagascar était un objectif, et nous pouvons être fiers de l’avoir fait. Déjà, contre la Côte d’Ivoire (0-3, le 26 mars à Niamey), nous avions fait une bonne prestation, face à une très bonne équipe, et on ne méritait pas de s’incliner sur ce score.

Quand vous avez été nommé, en septembre dernier, le Niger ne comptait aucun point après deux journées. Quel objectif le colonel-major Djibrilla Hima Hamidou, président de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT) vous avait-il fixé ?

Il avait été très marqué par la déroute subie contre Madagascar. Il souhaitait que nous prenions quelques points lors des quatre derniers matches, car il savait que la situation était très compromise. Depuis, nous avons battu l’Ethiopie (1-0, le 13 novembre 2020), et donc fait match nul à Madagascar. Désormais, nous allons pouvoir nous tourner vers la suite : les qualifications pour la Coupe du Monde 2022, avec le deuxième tour qui débutera en juin, au Burkina Faso puis à Niamey contre Djibouti, avant d’affronter l’Algérie plus tard, et celles pour le CHAN 2023. On veut se qualifier pour le CHAN, et pour la CAN 2023. Nous savons très bien que ce sera très difficile dans notre groupe qualificatif pour la Coupe du Monde, avec un adversaire comme l’Algérie face à nous. Mais nous jouerons nos chances à fond.

Que saviez-vous du football nigérien avant votre arrivée ?

Je connaissais quelques joueurs de nom, dont Moussa Maazou, qui a notamment joué à l’AC Ajaccio (France, Ligue 2) avec mon fils Johann. Mais j’avais besoin d’en savoir plus. Le tournoi organisé à Niamey en octobre dernier, avec le Tchad (2-0) et la Sierra Leone (1-0), m’avait permis de mieux connaître les joueurs, même si tous les expatriés n’étaient pas là. J’ai passé beaucoup de temps au Niger, et j’ai assisté à plus de vingt matches de championnat, dont ceux des principaux clubs que sont Gendarmerie Nationale, l’AS FAN, l’AS Douanes ou Sahel. Il y a de bons joueurs, même si j’ai vite remarqué qu’il existait des lacunes, parce qu’ils n’ont pas reçus une formation de base. Mais la qualité est là. C’est aussi pour cela que je fais appel à des locaux pour la sélection. J’ai aussi assisté au CHAN au Cameroun, en tant qu’observateur.

« Il faut revaloriser le niveau du championnat »

Quels enseignements en avez-vous pu en tirer ?

Certains joueurs sont arrivés fatigués, et il y a eu des blessures. Le sélectionneur (Harouna Daoulé, ndlr), avait décidé, trois mois avant le début du tournoi, d’organiser des rassemblements avec les joueurs. Cela privait régulièrement les clubs de plusieurs joueurs, et je ne suis pas convaincu par la méthode. On doit éviter de jouer les uns contre les autres. Il faut revaloriser le niveau du championnat, ce dont profiteront les sélections locale et A.

Quels vont être les principaux axes de votre travail lors des prochains mois ?

Outre les qualifications pour la Coupe du Monde, la CAN 2023 et le CAN, nous allons nous atteler à mieux former les entraîneurs. Il y a déjà eu une réunion pour cela, et je vais organiser régulièrement des regroupements. Il faut améliorer le niveau du championnat nigérien. Le Niger n’a pas un réservoir de joueurs comparable à ceux d’autres pays africains. Les joueurs locaux sont donc très importants. Dans leurs clubs respectifs, ils s’entraînent tous les jours, ils touchent un salaire. J’ai besoin d’eux, et je sais que pour eux, porter le maillot national est un honneur, et qu’ils vont se défoncer pour le pays. J’ai aussi besoin des expatriés. Je continue également à chercher des binationaux, mais il faut qu’ils viennent avec un état d’esprit irréprochable. Je veux de l’implication, de la discipline de la part de tout le monde.

Quelles sont vos relations avec le président de la FENIFOOT ?

Très bonnes. Il connaît le football, et il me laisse travailler. C’est un passionné. Il avait été très marqué par la déroute face à Madagascar, mais c’est du passé. Il y a une confiance mutuelle, je lui ai expliqué ce que je souhaitais mettre en place.

Le Niger est classé en zone rouge par le ministère français des Affaires étrangères. Ce contexte sécuritaire, où le menace terroriste est permanente, vous-a-t-il fait hésiter à accepter le poste de sélectionneur ?

Non. Je fais attention, je prends certaines précautions, mais les risques sont partout. Je connais le contexte, je m’efforce de rester dans ma bulle, de me concentrer sur le travail…

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

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