Cheikh Diallo, un Malien en NBA

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Cheikh Diallo, un Malien en NBA

L’ailier fort de Phoenix Suns évolue en NBA, depuis quatre ans. En marge du lancement de sa Fondation CD13 (clin d’oeil à son anniversaire le 13 septembre), il se raconte. A travers son aventure américaine.

D’emblée, Cheick Diallo confesse sa joie. «Personnellement, je prends beaucoup de plaisir à jouer avec ce club. L’équipe était sur une belle lancée avant l’apparition du coronavirus qui a contraint la League américaine à suspendre le championnat. Nous étions alors à la 10è place sur 15 clubs de la Conférence Ouest lors de la saison régulière. Ce n’était pas mal du tout. Nous allons beaucoup travailler lors de la prochaine saison afin de jouer les Play-offs».

Mais le basketteur de 24 ans avoue que tout n’a pas été facile. «C’est vrai, le NBA est un championnat très difficile dans lequel jouent très peu d’Africains. Pour ce qui me concerne, j’ai eu une période d’adaptation un peu difficile. Mais au fil du temps, je me suis adapté. Il le fallait parce que c’est le sommet du basketball mondial. Le plus grand et le meilleur championnat du basketball mondial».

Toutefois, le rêve de Cheikh Diallo est de défendre les couleurs du Mali avec les Aigles basketteurs. «S’il plait à Dieu, vous me verrez très prochainement avec la sélection nationale du Mali. J’avais un petit problème de temps avec mon club… Chaque fois, les échéances de la sélection nationale coïncidaient avec celles de mon club. C’est ce qui m’a empêché de répondre aux convocations».

Le joueur de Phoenix Suns a pourtant commencé sa carrière sportive comme footballeur. Mais son père l’oriente vers le basket, en raison de sa taille (2,06m). Quelques mois suffisent au jeune joueur pour que Tidiane Dramé, organisateur des stages de détection au Mali, le repère.

C’est ainsi qu’en février 2012, Cheick Diallo quitte son Kayes natal pour les Etats-Unis. Il débarque ainsi à Long Island, dans l’Etat de New York, six ans après ses débuts au basket.

Des débuts difficiles

Mais le jeune joueur ne parle pas anglais. Il s’accroche cependant, en pensant à sa famille. Très vite, il devient une star des lycées, grâce notamment à des contres monstrueux qui font encore sa force dans le NBA. Les Los Angeles Clippers recrutent l’ailier fort en 33e position de la draft 2016. Le joueur est ensuite transféré à la Nouvelle Orléans où il a joué la saison 2016-2017. Belle revanche pour celui qui avait pourtant débuté par une saison manquée à l’université du Kansas.

«En arrivant aux USA, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. Je ne connaissais même pas la différence entre le basket high school, NCAA et NBA. J’étais naïf et tout était nouveau, je me suis donc documenté. Et, croyez-moi ou non… YouTube m’a beaucoup aidé! J’ai intégré mon nouveau lycée, Our Savior New American à Long Island, en plein hiver. N’ayant jamais vu de vraie neige de ma vie, le choc à été plutôt brutal», se rappelle souvent le talentueux basketteur dans ses nombreux entretiens accordés aux médias.

«C’était impensable pour moi. Je jouais au foot tous les jours avec mes amis et à Kayes (qui est aussi la ville de l’actuel président de FIBA, Hamane Niang, ndlr), personne ne jouait au basket dans mon quartier. C’est sans grande conviction que j’ai commencé le basket. Sur le terrain, j’étais vraiment mauvais pour tout vous dire. Pour moi, ça n’avait aucun sens de jouer au ballon avec les mains. Dès l’instant où j’ai commencé à y prendre plaisir, j’ai progressé. Plus tard, j’ai fait une rencontre, qui s’avérera déterminante dans ma vie. J’ai rencontré Tidiane Dramé», raconte Cheick Diallo.

En plus de jouer en NBA, le natif de Kayes réalise l’un de ses rêves. Il lance une Fondation pour mettre sa réussite au service du basket et des couches vulnérables.

Moussa BOLLY

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