fbpx
French VERSION
, ,

Comores / Fouad Bachirou : «La plus belle émotion de ma carrière»

Les Comores ont obtenu le 25 mars dernier le droit de participer à leur première phase finale de CAN, en 2022 au Cameroun. Après le match nul libérateur face au Togo (0-0), et avant l’ultime confrontation du Groupe G, lundi 29 mars au Caire face à des Egyptiens eux-aussi qualifiés, Fouad Bachirou, le milieu de terrain des Cœlacanthes et de Nottingham Forest (Angleterre, Championship), est revenu sur la performance des Insulaires.

Fouad Bachirou, milieu des Comores
Fouad Bachirou

Entretien

Fouad Bachirou, après la qualification il reste une ultime échéance avec cette rencontre face aux Pharaons, loin d’être dénuée d’enjeu…

Nous prenons ce match avec un maximum de sérieux. L’Egypte est une des meilleures sélections africaines. Et nous voulons bien finir ces éliminatoires. D’abord parce que la première place du groupe est en jeu. Mais aussi parce que nous sommes invaincus dans ces qualifications. Nous voulons donc le rester. Et puis, affronter une équipe de cette qualité est une bonne occasion de montrer que notre performance est le fruit d’un travail de plusieurs années.

Les Comores ont décroché leur qualification le 25 mars à Moroni, contre le Togo. N’y-a-t-il pas une petite frustration de ne pas avoir pu vraiment fêter cet évènement ?

On le fera certainement plus tard. Après le match, nous avons, en effet rejoint notre hôtel et nous avons mangé tranquillement. Il y avait des soins, certains ont discuté, appelé les amis, la famille. Le lendemain, le programme était chargé : un léger entraînement, ensuite nous avons été reçus par le Président de la République (Azali Assoumaini, ndlr). Et enfin le départ pour le Caire. Avec les mesures sanitaires, il n’était d’ailleurs pas possible d’aller fêter cela avec les Comoriens. Nous sommes des professionnels, nous avons un match important à préparer, et même si nous sommes plus légers, plus détendus depuis cette qualification, tout le monde est très concentré.

Rétrospectivement, comment avez-vous vécu personnellement les minutes qui ont suivi le coup de sifflet final libérateur, jeudi contre le Togo ?

J’étais, effectivement, heureux. Mais j’ai peut-être mis quelques secondes à réaliser. J’ai vu des coéquipiers courir partout, avec des membres du staff. Les officiels, dans la tribune. Et puis les supporters qui avaient obtenu le droit de venir assister au match (1000 spectateurs, ndlr). J’ai ensuite laissé éclater ma joie et senti les larmes monter. Sincèrement, je pense avoir vécu la plus belle émotion de ma carrière professionnelle. J’ai pensé à ma famille, à ma grand-mère, qui vit aux Comores. A tout ce qu’on avait accompli depuis plus de sept ans. Cette qualification pour la CAN, c’est sans doute un des évènements les plus marquants de l’histoire des Comores. Et pour les Comoriens, ces moments de joie sont importants.

«Un état d’esprit irréprochable, beaucoup d’unité dans le groupe»

 

Fouad Bachirou, vous évoquiez le travail réalisé depuis 2014, année de la nomination d’Amir Abdou au poste de sélectionneur. Est-il à vos yeux la pierre angulaire de cette performance ?

Bien sûr. D’ailleurs, je me rappelle que c’est lui qui m’a offert ma première sélection, en mars 2014, contre le Burkina Faso (1-1) en amical. C’était en plus à Martigues, pas très loin de chez moi, à Marseille. Il avait ainsi un projet à long terme. Il voulait, en effet, faire progresser cette sélection. En proposant à des binationaux, comme moi, de participer à l’aventure. Il a su fédérer autour de ce projet des joueurs, dont certains évoluant au niveau amateur; dans cette équipe, il n’y a pas de star. On reste un petit pays, avec un réservoir de joueurs assez limité. Mais il y a un état d’esprit irréprochable, beaucoup d’unité dans le groupe. Nous avons connu des moments difficiles, des défaites… Mais aussi des instants très forts, face à de grosses sélections africaines.

Ces sept dernières années, les Comores ont en effet réussi à accrocher le Ghana (0-0), le Maroc (2-2), le Cameroun (1-1), l’Egypte (0-0)…

Oui. Et je n’oublie pas d’autres performances, comme une victoire contre la Guinée en amical (1-0)… Et le fait de terminer devant le Togo et le Kenya dans ce groupe, c’est tout de même un signe. Au fil des années, nous avons pris confiance, Le coach a toujours beaucoup insisté sur la rigueur, la discipline. Avec aussi cette volonté de jouer, même si, parfois, il faut d’abord penser à bien défendre. Les progrès sont énormes depuis sept ans. Mais pour qu’ils soient totalement visibles et perceptibles, cela passe par une grosse performance, et cette qualification en est une.

Après le match face à l’Egypte et jusqu’à la CAN, les Comores ne disputeront que des matches amicaux. Est-ce un handicap ?

Nous aurions aimé participer aux qualifications pour la Coupe du Monde 2022, bien sûr. Mais lors des prochaines dates FIFA, nous ne jouerons que des matches amicaux. On va s’en servir pour bien se préparer pour la CAN, où nous voulons bien figurer. Et jouer avec moins de pression. Depuis des années, nous avons surtout disputé des rencontres à enjeu. Lever un peu le pied, pour se préparer l’esprit un peu plus léger, tout en travaillant sérieusement, comme nous l’avons toujours fait, cela n’est pas une mauvaise chose…

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation

SNA FLASH NEWS

MERCATO

SPORTNEWSAFRICA,
LA RÉFÉRENCE DU SPORT EN AFRIQUE
TOUS LES SPORTS
LES SPORTIFS AFRICAINS
LES CLUBS AFRICAINS
LES GRANDES COMPÉTITIONS
LES SÉLECTIONS NATIONALES
SUIVEZ-NOUS SUR :
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram