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Football : l’arbitrage au Congo plombé par une situation financière précaire

Faute de moyens financiers, la Ligue nationale de football du Congo-Brazzaville se dit incapable de déplacer des arbitres. Ces derniers sont obligés de n’officier que pour les matchs qui se déroulent dans les localités où ils résident. À l’avantage des clubs qui reçoivent ?

De notre correspondant au Congo-Brazzaville,

 

L'arbitrage congolais souffre terriblement d'un manque de moyens financiers

Des résultats «satisfaisants». C’est le sentiment de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT) qui  a clôturé son assemblée générale ordinaire. Elle s’est en effet, tenue du 21 au 22 mai à Pointe-Noire.
Mais s’agissant de la saison en cours, l’arbitrage a été le gros point noir. Car, les matchs du championnat national de football de Ligue 1 sont officiés par des arbitres qui résident dans la même localité que l’équipe qui reçoit.

«Imaginez, un club de Pointe-Noire qui accueille une équipe de Brazzaville. Faute de moyens pour déplacer les arbitres d’une autre localité comme Dolisie, on se contente des arbitres qui résident à Pointe-Noire», déplore un joueur du Racing club de Brazza (RCB).

Ce qui «en réalité met en cause l’impartialité ou la neutralité de ces arbitres ». Et les observateurs savent de quoi ils parlent. «Lors de la 17ème journée par exemple, l’As Otoho d’Oyo (nord du pays) recevait l’As Cheminots de Pointe-Noire. Si les locaux ont étrillé les visiteurs par 4-0, un but ne devrait pas être validé, car le buteur était largement hors-jeu», explique un journaliste.

« S’informer de l’évolution des règles»

«Effectivement, nous sommes conscients de ce problème d’arbitrage. Mais face aux difficultés financières, nous sommes obligés de nous soumettre à cette réalité », reconnaît Charles Otendet, président de la Ligue nationale de football (LINAFOOT).

D’anciens joueurs congolais estiment qu’il y a désormais beaucoup combines dans l’arbitrage en comparaison avec leur époque. «L’arbitrage n’est plus le même qu’à notre époque (dans les années 1980 et 1990). Si les arbitres étaient partiaux (Ndlr : Kotoko de Mfoa, ancien club de Brazzaville disparu aujourd'hui), nous ne sortirions pas champions en 1983. Car, il y avait en face de gros calibres : CARA, Diables Noirs et Étoile du Congo. Les arbitres, malgré les enjeux, s’efforçaient d’être neutres. Mais, ce n’est plus le cas aujourd’hui», se souvient Célestin Mouyabi dit Chaleur, ancien international. Il officie aujourd’hui comme membre de la Commission d’homologation à la LINAFOOT.

Or, il est avant tout question de la maîtrise des règles du football. C’est du moins l’avis du président de la LINAFOOT : «C’est vrai que les erreurs existent. Mais, il arrive que nous accusons à tort nos arbitres. Et on ne peut pas mettre la VAR comme en Europe. Il y a une réelle nécessité de toujours s’informer de l’évolution des règles au niveau international. Si l’arbitre applique la loi, on commence à crier au complot. Alors que parfois celui qui critique l’arbitrage ne connaît même pas une seule loi du football ».

John Ndinga-NGOMA

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