Cricket SA veut indemniser les joueurs victimes de racisme

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Cricket SA veut indemniser les joueurs victimes de racisme

Les joueurs de cricket victimes de racisme en Afrique du Sud pourraient être indemnisés. C’est, en tout cas, le souhait de la présidente du Comité de transformation de Cricket South Africa (CSA), la Fédé sud-africaine de Cricket. 

«Si vous travaillez dans une usine d’amiante et que vous chopez la tuberculose, vous êtes indemnisé. Il n’y a rien de mal à être indemnisé lorsque les gens ont perdu leurs revenus.» Pour Dr Eugenia Kula-Ameyaw, la justice, c’est aussi une question de pognon. C’est la raison pour laquelle la présidente du Comité de transformation de Cricket South Africa réclame des compensations financières pour réparer le drame subi par les acteurs du cricket sud-africain victimes d’abus racistes. Le processus a déjà été enclenché par l’instance dirigeante de ce sport en Afrique du Sud.

Dr Eugenia Kula-Ameyaw, présidente du Comité de transformation de Cricket SA.

Il y a quelques semaines, d’anciens joueurs ont brisé le silence pour dénoncer des actes racistes dont ils disent avoir été victimes dans l’exercice de leur travail. Des révélations qui ont suscité colère et indignation dans le pays. Ces déclarations ont également été suivies de plaintes soutenues par les autorités sud-africaines. Et c’est sur ces actions que compte s’appuyer Cricket SA pour procéder aux indemnisations. «Je m’attends à ce que, sur la base des plaintes, l’ombudsman soit en mesure de les catégoriser. Et sur cette base, il sera en mesure de déterminer quel pourcentage ira à quel joueur», a déclaré ce samedi Mme Kula-Ameyaw à ESPN.

De l’argent à chercher

Mais le processus ne s’annonce pas aisé. Non seulement le traitement des plaintes pourrait prendre du temps, de plus, Cricket SA ne semble pas disposer, pour l’instant, d’assez de ressources pour régler le paiement des indemnités. Mais, la présidente du Comité de transformation de la Fédé ne perd pas espoir pour autant. «Nous devons encore collecter des fonds pour voir comment nous allons restaurer. Il y a beaucoup d’entreprises, même le gouvernement, qui sont prêtes à restaurer les gens», soutient la responsable de Cricket SA, lancée dans un difficile et long combat.

Jean-Charles MAMBOU 

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