Des Congolaises privées de Nzango

Sport News Africa

100% Africain, 100% Sport !

CompétitionsFéminine ZoneFlash Infos

Des Congolaises privées de Nzango

Le Nzango, discipline en vogue au Congo depuis 2005, est la came du pays des femmes. Pas question, pour elles, d’en être privées. Mais depuis le début de la crise sanitaire, le sevrage est brutal. L’abstinence involontaire commeenc à déranger.

“Le Nzango nous manque beaucoup, on attend la reprise de notre championnat”, se plaint Carla Libeleké. Elle est capitaine de l’équipe de Nzango de DRT, ‘’Digital Radio et Télévision’’, un média privé de Pointe-Noire au Congo.

Sevrage brutal

Son cri du coeur résonne chez toutes les passionnées du Nzango, dans la capitale économique congolaise. Dépitées, elles regrettent l’absence de leur sport. C’est que la discipline a fini de conquérir les femmes de Pointe-Noire. «Je jouerai toujours au nzango. Aussi longtemps que j’en serai capable», jure Blanche Simona. Cette journaliste radio est l’une des rares joueuses de nzango de Pointe-Noire à en continuer la pratique. Mais son équipe est dissoute alors qu’il n’y a plus de compétitions en raison de la pandémie.

“Son côté rassembleur est mis en avant quand on joue au Nzango, on se retrouve entre amies”, souligne Carla. Cette discipline en vogue depuis 2005 est inclusive: elle ne connaît pas de limitation d’âge. “Et donc permet à la femme quelque soit son âge de pratiquer le sport, avance Bienvenue Moukoko, tombée, enfant, sous les charmes de ce sport. Elle aussi est amère depuis l’instauration des restrictions liées au coronavirus. “Si les gens peuvent se réunir dans les églises, pour quoi ne devrions-nous pas jouer à notre jeu, plutôt à notre sport“, s’interroge-t-elle.

Après neuf mois de sevrage brutal, des Nzangoises, (pratiquantes du Nzango, NDLR) ont replongé. “Nous avons recommencé à jouer. On se retrouve chez une coéquipière le samedi ou le dimanche et on pratique notre sport”, souligne Carla Libeleké, surnommée “Capi”. Elle n’a pas pu résister aux sollicitations de sa formation. Et de toute façon, les Ponténégrines ne caressent plus qu’un rêve, voir leur discipline retrouver sa splendeur.

Serge MANKOU

WP Twitter Auto Publish Powered By : XYZScripts.com