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Dopage: Le marathonien El Mahjoub Dazza suspendu 4 ans

Encore un athlète marocain qui tombe pour dopage. Le marathonien El Mahjoub Dazza écope de 4 ans de suspension, pour anomalies sur son passeport biologique.

La patrouille anti-dopage de World Athletics vient d'épingler El Mahjoub Dazza. L’Unité d’Intégrité de l’athlétisme (AIU) estime que l'athlète a eu recours à des méthodes interdites par la discipline. En cause, son passeport biologique présente des irrégularités.

El Mahjoub Dazza est le vainqueur des épreuves organisées à Prague (Tchéquie) et Fukuoka (Japon) durant l’année 2019. Le Marocain a été contrôlé à huit reprises entre les deux événements. C'était entre la veille de sa victoire au Marathon de Prague, le 9 mai 2019 et le 4 novembre dernier, un mois avant son succès au Japon. Mais son passeport biologique a révélé des anomalies qui ont jeté le doute sur ses victoires.

Dans un communiqué, l'AIU confirme donc qu’El Mahjoub Dazza est suspendu pour quatre ans à compter du 10 janvier 2020. De plus, ses résultats enregistrés entre le 4 mai 2019 et cette date sont également effacés.

Selon l’AIU, «il ressort de la chronologie des événements que les variations des valeurs du PBA (passeport biologique de l’athlète) s'inscrivent dans un scénario de dopage».

Le scénario le plus probable serait la manipulation sanguine, à en croire l’instance. «Notre opinion unanime basée sur les informations fournies par l'athlète à ce niveau est que la probabilité que les anomalies décrites ci-dessus soient dues à une manipulation sanguine. Plus précisément, l'augmentation artificielle de la masse des globules rouges au printemps 2019, est très élevée et la probabilité qu'elles aient été causées par un autre moyen, tel qu'une pathologie ou des défauts d'analyse, est très faible », explique l’AIU.

L’athlétisme marocain et le dopage

Ce n’est pas la première fois que des athlètes marocains tombent pour dopage. En février dernier, l’IAAF, avait d’ailleurs suspendu pour quatre et cinq ans respectivement, les athlètes Abderrahim Cachir et Abdelkarim Boubker. L’AIU avait, de son côté, classé le Royaume, parmi les pays présentant "le plus haut risque de dopage". 

Plus loin, en 2016, l’IAAF avait même épinglé le Royaume chérifien pour ses insuffisances dans la lutte contre le dopage. En outre, la ville d'Ifrane, un haut lieu de retrouvailles des athlètes marocains et étrangers pour les stages, est souvent pointée du doigt pour le manque de contrôle des athlètes. Située à  207 km de Rabat, cette ville est considérée comme une plaque tournante du dopage sportif.

Pour redorer son image, le Maroc s’est toutefois doté d’un nouveau dispositif anti-dopage. Son but est de lutter contre une pratique qui continue de gangrener ce sport à l’échelle nationale.

Momo HADJI

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